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Ne t'excuse pas

Couverture du livre Ne t'excuse pas

Auteur : Mahmoud Darwich

Traducteur : Elias Sanbar

Date de saisie : 11/02/2006

Genre : Poésie

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Mondes arabes

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-7427-5908-8

GENCOD : 9782742759088


  • La présentation de l'éditeur

Rien que la lumière.
Je n'ai arrêté mon cheval
que pour cueillir une rose rouge
dans le jardin d'une Cananéenne
qui a séduit mon cheval
et s'est retranchée dans la lumière :
«N'entre pas, ne sors pas...»
Je ne suis pas entré et je ne suis pas sorti.
Elle a dit : Me vois-tu ?
J'ai murmuré : Il me manque, pour le savoir,
l'écart
entre le voyageur et le chemin,
le chanteur et les chants...
Telle une lettre de l'alphabet,
Jéricho s'est assise dans son nom
et j'ai trébuché dans le mien
à la croisée des sens...
Je suis ce que je serai demain.
Je n'ai arrêté mon cheval
que pour cueillir une rose rouge
dans le jardin d'une Cananéenne
qui a séduit mon cheval
et je suis reparti en quête de mon lieu,
plus haut et plus loin,
encore plus haut, encore plus loin
que mon temps...





  • La revue de presse Catherine Portevin - Télérama du 8 mars 2006

Ce poète-là vole vers la liberté avec les semelles de vent de celui qui sait qu'il va mourir. De plus en plus aérien après avoir été si terrestre, Mahmoud Darwich est palestinien, né dans une Galilée où il ne peut plus poser le pied. Depuis, il porte sa terre en lui et dans sa langue : «J'appartiens à la route», écrit-il. L'histoire a obligé son art et le poète est l'obligé du destin qui l'a fait poète, jamais son prisonnier. Et si la poésie de Darwich a la pureté et le souffle du classicisme, elle pourrait se raconter comme la tension perpétuelle entre la contrainte et l'élan... Il faut alors s'appuyer sur l'élan de la vie - «Vis ! que la vie t'entraîne à la vie» - et sur la liberté comme un devoir poétique. Ce nouveau recueil de Mahmoud Darwich franchit un pas de plus vers cet affranchissement. On y retrouve le lyrisme qui est sa marque, le goût sensuel du concret, des fleurs, des odeurs et des arbres, et sa musique perceptible même en français (grâce à la traduction de son ami Elias Sanbar)... La trace du poète est celle de l'oubli inoubliable, «comme un amour passager, comme une rose dans la nuit». «On t'oubliera comme si tu n'avais jamais été», peut-être le plus beau poème de ce précieux recueil, s'achève sur ces mots : «et je témoignerai/ que je suis vivant/ et libre/ quand on m'oubliera». Le livre est là, inoubliable.


  • La revue de presse Mohammed Aïssaoui - Le Figaro du 9 février 2006

Poète et Palestinien. A 65 ans, Mahmoud Darwich reste attaché à ces deux épithètes, comme s'il ne pouvait être qu'un «poète palestinien», et rien d'autre. Or, depuis de nombreux recueils - même si sa terre, sa principale source d'inspiration, ne l'a pas vraiment quitté -, il est bien plus que cela : c'est l'un des plus grands poètes vivants. Tout simplement. C'est aussi l'un des rares à attirer les foules lors de ses lectures.

Ne t'excuse pas, «Tout est féminin hors du passé» A la différence du touriste étranger : je lui aurais appris comment effleurer un arc-en-ciel». Elle, le soir où percent la solitude et la tendresse.Et puis la belle surprise dans cet ouvrage, une ode à l'amour, et à l'amour seulement...


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