Auteur : Jean-Paul Dubois
Date de saisie : 23/08/2006
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France
Prix : 21.00 € / 137.75 F
ISBN : 978-2-87929-467-4
GENCOD : 9782879294674
Petit-fils de berger pyrénéen, fils d'une correctrice de presse et d'un concessionnaire Simca à Toulouse, Paul Blick est d'abord un enfant de la Ve République. L'histoire de sa vie se confond avec celle d'une France qui crut à de Gaulle après 58 et à Pompidou après 68, s'offrit à Giscard avant de porter Mitterrand au pouvoir, pour se jeter finalement dans les bras de Chirac. Et Paul, dans tout ça ? Après avoir découvert, comme il se doit, les joies de la différence dans le lit d'une petite Anglaise, il fait de vagues études, devient journaliste sportif et épouse Anna, la fille de son patron. Brillante chef d'entreprise, adepte d'Adam Smith et de la croissance à deux chiffres, celle-ci lui abandonne le terrain domestique. Devenu papa poule, Paul n'en mène pas moins une vie érotique aussi intense que secrète et se passionne pour les arbres, qu'il sait photographier comme personne. Une vraie série noire - krach boursier, faillite, accident mortel, folie - se chargera d'apporter à cette comédie française un dénouement digne d'une tragédie antique. Jardinier mélancolique, Paul Blick prend discrètement congé, entre son petit-fils bien-aimé et sa fille schizophrène. Si l'on retrouve ici la plupart des " fondamentaux " de Jean-Paul Dubois - dentistes sadiques, femmes dominatrices, mésalliances et trahisons conjugales, sans parler des indispensables tondeuses à gazon -, on y découvre une construction romanesque dont l'ampleur tranche avec le laconisme de ses autres livres. Cet admirateur de Philip Roth et de John Updike est de retour avec ce roman dont le souffle n'a rien à envier aux grandes sagas familiales, dans une traversée du siècle menée au pas de charge.
Jean-Paul Dubois est né en 1950 à Toulouse, où il vit actuellement. Auteur de nombreux romans (Je pense à autre chose, Si ce livre pouvait me rapprocher de toi) et de récits de voyage (L'Amérique m'inquiète), il a obtenu le prix France Télévision pour Kennedy et Moi (Seuil, 1996). Il est journaliste-reporter au Nouvel Observateur.
Petit-fils de berger pyrénéen, fils d'une correctrice de presse et d'un concessionnaire Simca à Toulouse, Paul Blick est d'abord un enfant de la Ve République. L'histoire de sa vie se confond avec celle d'une France qui crut à de Gaulle après 58 et à Pompidou après 68, s'offrit à Giscard avant de porter Mitterrand au pouvoir, pour se jeter finalement dans les bras de Chirac.
Et Paul, dans tout ça ? Après avoir découvert, comme il se doit, les joies de la différence dans le lit d'une petite Anglaise, il fait de vagues études, devient journaliste sportif et épouse Anna, la fille de son patron. Brillante chef d'entreprise, adepte d'Adam Smith et de la croissance à deux chiffres, celle-ci lui abandonne le terrain domestique. Devenu papa poule, Paul n'en mène pas moins une vie érotique aussi intense que secrète et se passionne pour les arbres, qu'il sait photographier comme personne.
Une vraie série noire - krach boursier, faillite, accident mortel, folie - se chargera d'apporter à cette comédie française un dénouement digne d'une tragédie antique. Jardinier mélancolique, Paul Blick prend discrètement congé, entre son petit-fils bien-aimé et sa fille schizophrène.
Si l'on retrouve ici la plupart des «fondamentaux» de Jean-Paul Dubois - dentistes sadiques, femmes dominatrices, mésalliances et trahisons conjugales, sans parler des indispensables tondeuses à gazon -, on y découvre une construction romanesque dont l'ampleur tranche avec le laconisme de ses autres livres. Cet admirateur de Philip Roth et de John Updike est de retour avec ce roman dont le souffle n'a rien à envier aux grandes sagas familiales, dans une traversée du siècle menée au pas de charge.
Jean-Paul Dubois a obtenu le prix Femina 2004 pour ce roman.
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Il est plaisant que parmi tous les prix littéraires auxquels il pouvait prétendre, Jean-Paul Dubois ait séduit les dames du jury Femina. Car le seul léger reproche qu'on a pu faire à Une vie française, son douzième roman, c'est d'être justement un peu trop masculin. Le Femina a le mérite de prouver qu'en bonne littérature comme en bonne compagnie la question du genre n'a qu'un intérêt relatif. D'autant qu'Une vie française n'est pas tant le roman d'un homme que celui d'une génération...
Jean-Paul Dubois a obtenu le prix Femina 2004 pour ce roman.
Jean-Paul Dubois est un type très drôle. Et un drôle de type, pas si facile à approcher. A l'image de ses personnages, les Paul Ackerman, Samuel Polaris et autres Paul Siegelman, héros malgré eux de sa douzaine de romans. Prenez Paul Blick, son nouveau double. 54 ans, comme son créateur, «un âge embarrassant, qui hésite entre deux perspectives de l'existence, deux mondes contradictoires». Une vie française raconte son histoire, à la première personne d'un captivant singulier pluriel. Une aventure à la fois ancrée dans le dernier demi-siècle - le livre est découpé autour des mandats des présidents de la Ve République - et très distante par rapport à lui... Dubois restitue vivement l'époque, ses couleurs successives, ses vibrations contradictoires, ses débats et... ses désillusions. Avec l'esprit qu'on lui connaît, pétillant autant que cinglant... On rit beaucoup à la lecture d'Une vie française. Il arrive aussi que l'émotion vous submerge quand Dubois vous amène brutalement le coeur au bord des yeux. A l'évocation de la mort de la mère de son héros, par exemple. Oui, Jean-Paul Dubois est un drôle de type. Le genre avec lequel on irait volontiers boire un coup ou marcher en montagne.
Jean-Paul Dubois a obtenu le prix Femina 2004 pour ce roman.
Jean-Paul Dubois a toujours cultivé l'art de mettre en scène des héros déprimés, peu sûrs d'eux-mêmes, mécontents de leur vie. Bref, des hommes d'une grande banalité, mais qui permettent à l'écrivain de soulever des questions qui obsèdent la majorité d'entre nous : le désir, l'amour, les crises identitaires, l'angoisse de vieillir, les illusions perdues. Dès les premières lignes, le romancier livre le traumatisme originel de son héros. «Lorsque mon père se souleva péniblement de son fauteuil et s'avança vers moi, on eût dit un vieillard. Il semblait tirer derrière lui une charge invisible qui entravait sa démarche. (...) Il posa la main sur mon bras et dit : «Ton frère vient de mourir.»» Près d'un demi-siècle après, elle est toujours là, elle saigne encore, la blessure. A cette perte irréparable, il faut ajouter la défaillance des parents, absents, noyés dans leur tristesse. A partir de cet effroyable jour du 28 septembre 1958, ils ne parleront plus, ou si peu... L'enfant va devoir apprendre tout seul le métier de vivre. Et c'est ce long et difficile chemin vers la recherche d'une paix que nous conte par le menu Jean-Paul Dubois, en des pages où le tragique côtoie l'épique, l'intime devient universel, les morceaux de bravoure alternent avec les moments légers... Comme John Updike, l'un de ses maîtres, Dubois s'enchante de la richesse du monde et nous le montre tel qu'il est, dans son absurdité, sa bêtise et sa lâcheté. Mais sans jamais sombrer dans le désespoir... Avec son beau portrait d'un homme d'aujourd'hui, Dubois nous dit, en somme, que la vie a encore un avenir.
Jean-Paul Dubois a obtenu le prix Femina 2004 pour ce roman.
... «Une vie française», c'est, sur un demi-siècle, le résumé de son oeuvre et l'histoire d'une vie. En fond de scène : la vie politique française, ses soubresauts, l'arrivée au pouvoir du général de Gaulle en 1958, les événements de 68, le double intermède Poher, l'ascension de Pompidou, le giscardisme, Mitterrand et ses deux septennats, puis la venue de Jacques Chirac, qui rythment la narration, croisent l'évolution des personnages. Au centre du récit, Paul Blick, anar sans attaches, qui cherche sa voie... C'est bien la chronique d'un malaise général et de l'incommunicabilité absolue que développe «Une vie française». Mais le contexte de l'époque qui bouge et qui avance lui donne une dimension supplémentaire. Et puis il y a l'écriture vive, cursive, hachée, l'humour jubilatoire entre les lignes, l'ironie sardonique façon scalpel, la dérision du genre cisaille... Un grand livre ? Il y a de ça. Et le chef-d'oeuvre d'un genre peu usité : la saga du dérisoire menée à la cravache, avec un talent indéniable et sur un rythme qui ne se relâche jamais. Bref, lisez Dubois en automne : vous serez habillé pour l'hiver.
Jean-Paul Dubois a obtenu le prix Femina 2004 pour ce roman.
Dans son précédent roman, Si ce livre pouvait me rapprocher de toi (1999), Jean-Paul avait mis treize jours à sortir du bois. Cette ordalie - traverser les «bois sales», mortels marais réputés infranchissables - que le narrateur s'imposait pour renaître avait confirmé un rare talent d'écrivain mûri au fil de romans élégants et attachants, baignés de mélancolie et d'humour tendre-amer (Eloge du gaucher, Prends soin de moi, Kennedy et moi...). Avec Une vie française, il ne faut pas moins d'un demi-siècle et six présidents de la République (dont un par intérim) pour que Paul Blick, le double fraternel de Jean-Paul Dubois, s'extirpe du marais de sa déroute existentielle et parvienne à cette conclusion : «La vie n'était rien d'autre que ce filament illusoire qui nous reliait aux autres et nous donnait à croire que, le temps d'une existence que nous pensions essentielle, nous étions quelque chose plutôt que rien.» Blick, donc, 54 ans, «un âge embarrassant», deux enfants et un petit-fils, vit seul, à Toulouse, depuis le décès de sa femme Anna dans le crash de l'avion de tourisme qu'elle avait emprunté en douce avec son amant pour l'une de leurs escapades aussi secrètes que récurrentes de l'autre côté des Pyrénées. Du coup, après avoir connu gloire et fortune en photographiant des arbres pour un éditeur de livres d'art, Paul se retrouve cocu posthume, veuf et fauché. Un comble pour le jardinier qu'il est devenu, par nécessité, au regard de son compte en banque... L'argent lui importe peu: en gagner beaucoup, tout perdre d'un coup, quelle différence ? Mais qu'y a-t-il d'essentiel, au fond ? De cette douloureuse et joyeuse chronique des années de plomb à la française, retenons la joie. Et puis la douleur, après tout...
Jean-Paul Dubois a obtenu le prix Femina 2004 pour ce roman.
... «Une vie française», c'est, sur un demi-siècle, le résumé de son oeuvre et l'histoire d'une vie. En fond de scène : la vie politique française, ses soubresauts, l'arrivée au pouvoir du général de Gaulle en 1958, les événements de 68, le double intermède Poher, l'ascension de Pompidou, le giscardisme, Mitterrand et ses deux septennats, puis la venue de Jacques Chirac, qui rythment la narration, croisent l'évolution des personnages. Au centre du récit, Paul Blick, anar sans attaches, qui cherche sa voie... C'est bien la chronique d'un malaise général et de l'incommunicabilité absolue que développe «Une vie française». Mais le contexte de l'époque qui bouge et qui avance lui donne une dimension supplémentaire. Et puis il y a l'écriture vive, cursive, hachée, l'humour jubilatoire entre les lignes, l'ironie sardonique façon scalpel, la dérision du genre cisaille... Un grand livre ? Il y a de ça. Et le chef-d'oeuvre d'un genre peu usité : la saga du dérisoire menée à la cravache, avec un talent indéniable et sur un rythme qui ne se relâche jamais. Bref, lisez Dubois en automne : vous serez habillé pour l'hiver. (Critique de Gilles Pudlowski parue dans Le Point)
Jean-Paul Dubois a obtenu le prix Femina 2004 pour ce roman.
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