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Les trois médecins

Couverture du livre Les trois médecins

Auteur : Martin Winckler

Date de saisie : 23/08/2004

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : POL, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 21.00 € / 137.75 F

ISBN : 978-2-84682-025-7

GENCOD : 9782846820257


  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama

C'est un livre qu'il faut recommander à tous les étudiants en médecine inquiets pour leur avenir. A tous les malades hospitalisés qui se demandent ce qui se passe derrière les portes interdites au public. A tous ceux, aussi, qui aiment Alexandre Dumas et les grandes épopées contemporaines. Bref, c'est un livre qu'il faut recommander à tout le monde. Dernier volet de la trilogie de Martin Winckler, Les Trois Médecins se situe avant La Maladie de Sachs... Nous sommes en 1974. Bruno Sachs entre en faculté et se lie d'amitié avec trois autres passionnés de médecine générale. C'est l'histoire de ces quatre mousquetaires que Winckler va raconter ; sept ans de leur vie au temps où l'IVG était encore interdite - puis légalisée -, où le terme de «médecine humaine» faisait ricaner les mandarins... Au-delà de ses qualités d'observation, ce livre est l'histoire d'une formation et d'une amitié qui permet de supporter la folie du travail, les révisions, le sentiment que la vie n'est qu'un concours...


  • La revue de presse Christophe Ono-dit-Biot - Le Point

Il est l'un des rares écrivains capables de vous stopper une bronchite ou de vous arranger, si vous insistez, une petite vasectomie dans les règles de l'art. A 49 ans, Marc Zaffran, alias Martin Winckler ou encore Bruno Sachs, son alter ego romanesque, reste en effet médecin. Ou plutôt «soignant», comme ne cessent de le revendiquer les héros de son dernier roman, «Les trois médecins». Comme les trois mousquetaires, et c'est peu de le dire !

Car ce nouveau pavé, qui revient sur la jeunesse estudiantine du héros de «La maladie de Sachs», écoulée à plus de 400 000 exemplaires voilà six ans, est d'abord un pastiche du chef-d'oeuvre de Dumas. «De blouse et de scalpel», comme on dirait «de cape et d'épée», en plein coeur d'une fac de médecine provinciale où il s'en passe de bonnes... c'est tout le système hospitalier français que ce fan de superhéros pulvérise façon rayon laser à travers ses mousquetaires à croix rouge : «La féodalité des études de médecine, l'archaïsme de l'enseignement magistral, la hiérarchie criminelle de l'hôpital, la compétition inepte qu'on crée entre étudiants et qui se poursuit entre soignants, la lutte sanguinaire pour le pouvoir, le mépris réciproque, la morgue, la vanité...» Finalement, d'Artagnan, ce n'est pas Bruno Sachs, c'est lui.


  • La revue de presse Bernard Géniès - Le Nouvel Observateur

... Le décor est celui d'une faculté de médecine située à Tourmens, ville imaginaire où débarque un jour des années 1970 le jeune Bruno Sachs. Fils d'un médecin - atteint d'une maladie incurable -, il désire suivre le chemin du père. Peu de temps après son arrivée, il fait la connaissance de trois étudiants de première année qui ambitionnent aussi de devenir généralistes. Une «ambition» qui fait ricaner les costauds de la filière royale, ceux qui se destinent aux spécialités ou à la chirurgie. Bruno va très vite apprendre la loi des castes, opposant «les élus et les nuls». C'est là que les armes d'Alexandre Dumas se révèlent précieuses. Bruno Sachs est évidemment d'Artagnan. Le roi Louis XIII ? C'est le doyen de la fac, un certain Louis Fiessinger. Richelieu ? Le vice-doyen, Armand LeRiche, lui prête ses traits... Martin Winckler nous embarque alors dans un roman mené à un train d'enfer où la dague et l'épée cèdent la place à la lancette et au scalpel. Rivalités, coups fourrés, histoire d'amour, meurtres : quelle formation médicale ! On se pousse des coudes pour accéder au pouvoir, on se méprise, on sort les griffes pour préserver son territoire. Le tableau est d'une cruauté et d'une violence impitoyables. Heureusement, Bruno, ses copains mousquetaires et quelques autres aident à humaniser cet univers... «les Trois Médecins» est un véritable feuilleton moderne, entre récit d'aventures et roman policier. Winckler noircit le tableau ? Les scènes de meurtre exceptées, il jure ses grands dieux que plusieurs des péripéties du roman ont été vécues par lui ou lui ont été racontées. Mais au-delà, ce qui est inévitablement perceptible c'est la jubilation de l'écrivain. Chez Winckler, l'écriture est contagieuse. Et avec elle le bonheur retrouvé d'une littérature qui donne à son lecteur ce qu'il attend : un remède à l'ennui.


  • La revue de presse Daniel Martin - L'Express

Martin Winckler, médecin passionné de littérature, s'est inventé un personnage pour témoigner de son expérience et défendre ses idées : Bruno Sachs. Apparu dans La Vacation (1989), il a triomphé dans La Maladie de Sachs, prix du Livre Inter 1998, et sa popularité s'est encore accrue avec le film réalisé par Michel Deville. On l'a vu pratiquer l'IVG en centre hospitalier et la médecine générale à la campagne. Il est modeste, attentif, mais très ferme sur ses positions : le malade est l'unique préoccupation du médecin, qui lui doit écoute, soins, vérité. Seulement, jusqu'à présent, on ignorait tout de sa formation. Les Trois Médecins nous apprend qu'elle s'est faite au confluent de deux pensées contradictoires. Celle d'un père, médecin humaniste, très en avance sur son temps, et celle de l'archaïque faculté de Tourmens, imaginaire cité de province. Ce qui ne pouvait aller sans contestation, vu que l'aventure débute dans ces années 1970 encore tout empreintes de l'esprit de Mai...


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