Auteur : Illustrations de Ronan Badel | Charles Perrault
Date de saisie : 07/02/2006
Genre : Jeunesse à partir de 3 ans
Editeur : Père Castor-Flammarion, Paris, France
Collection : Les classiques du Père Castor
Prix : 3.00 € / 19.68 F
ISBN : 978-2-08-163173-1
GENCOD : 9782081631731
Contraint par la misère, un couple de bûcherons abandonne ses sept enfants au plus profond de la forêt. Le Petit Poucet, le plus petit de tous, a tout entendu et réussit à retrouver le chemin de la maison grâce aux cailloux blancs qu'il a semés sur le chemin. Ne pouvant plus les nourrir, les parents tentent de les perdre à nouveau. Cette fois-ci, le Petit Poucet n'a trouvé le moyen que de jeter des morceaux de mie, vite picorés par les oiseaux : les enfants sont bel et bien égarés en pleine nuit. Guidés par une lueur, ils réussissent à atteindre une chaumière, habitée par un ogre. En échangeant les couronnes des sept filles de l'ogre avec les bonnets de nuit de ses frères, le Petit Poucet induit l'ogre en erreur, qui finit par égorger ses propres enfants. Les garçons se sauvent, néanmoins poursuivis par l'ogre chaussé de ses bottes de sept lieues. Alors que celui-ci se repose de sa course, le Petit Poucet parvient à lui dérober ses bottes magiques et retourne sur ses pas. Là, prétendant que son mari est entre les mains de brigands, il convainc la femme de l'ogre de lui donner tout son trésor. Il s'en empare avant de retourner chez lui.
«I1 était une fois un bûcheron et une bûcheronne, qui avaient sept enfants, tous des garçons. Ils étaient fort pauvres, et avaient bien du mal à les nourrir. Le dernier surtout leur donnait du souci, car il était délicat et tout petit. Quand il vint au monde, il n'était guère plus gros que le pouce, ce qui fit qu'on l'appela le Petit Poucet. Cependant, il était le plus futé et, s'il parlait peu, il écoutait beaucoup. La famine devint si grande que ces pauvres gens n'eurent bientôt plus rien à donner à leurs petits. Un soir que les enfants étaient couchés, le bûcheron dit à sa femme le coeur serré de douleur : - Je ne veux pas voir mes enfants mourir de faim devant mes yeux. Je suis décidé à les perdre demain dans le bois. - Ah ! s'écria la bûcheronne, comment pourrais-tu toi-même abandonner tes propres enfants ? La mère s'indigna, protesta, mais à la fin, elle accepta, et alla se coucher en pleurant. Le Petit Poucet avait tout entendu.
Sans être vu, il s'était levé doucement et s'était glissé sous le tabouret de son père. Il se recoucha et ne dormit pas de la nuit, réfléchissant à ce qu'il devait faire...»
«Il était une fois un bûcheron et une bûcheronne, qui avaient sept enfants, tous des garçons. Ils étaient fort pauvres, et avaient bien du mal à les nourrir. Le dernier surtout leur donnait du souci, car il était délicat et tout petit. Quand il vint au monde, il n'était guère plus gros que le pouce, ce qui fit qu'on l'appela le Petit Poucet. Cependant, il était le plus futé et, s'il parlait peu, il écoutait beaucoup. La famine devint si grande que ces pauvres gens n'eurent bientôt plus rien à donner à leurs petits. Un soir que les enfants étaient couchés, le bûcheron dit à sa femme le coeur serré de douleur : - Je ne veux pas voir mes enfants mourir de faim devant mes yeux. Je suis décidé à les perdre demain dans le bois. - Ah ! s'écria la bûcheronne, comment pourrais-tu toi-même abandonner tes propres enfants ? La mère s'indigna, protesta, mais à la fin, elle accepta, et alla se coucher en pleurant. Le Petit Poucet avait tout entendu.
Sans être vu, il s'était levé doucement et s'était glissé sous le tabouret de son père. Il se recoucha et ne dormit pas de la nuit, réfléchissant à ce qu'il devait faire...»
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