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Deux heures

Couverture du livre Deux heures

Auteur : Sylvia Rozelier

Date de saisie : 07/02/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : le Passage, Paris, France

Prix : 14.00 € / 91.83 F

ISBN : 978-2-84742-083-8

GENCOD : 9782847420838


  • La présentation de l'éditeur

Une femme, une mère. Son enfant est partie en vacances avec son père en Égypte, elle rentre ce matin. L'avion est prévu pour neuf heures à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

Et puis soudain, la vie dérape : un coup de fil lui apprend qu'un avion s'est écrasé sur les bords de la mer Rouge, peu après son décollage de Charm el-Cheikh, il devait atterrir à Paris à neuf heures, il n'y a aucun survivant.

Deux heures, c'est la chronique, minute par minute, de la vie d'une mère aux prises avec l'échéance de mort de son enfant : le refus, la colère, le silence, l'impuissance à s'abandonner à la douleur trop grande.


Sylvia Rozelier est née en 1971. Elle vit et travaille à Paris.Deux heures est son premier roman.


Début du livre :

«C'est dans un appartement parisien, la décoration est soignée, étudiée, on pourrait dire féminine. Les murs sont blancs, sauf dans le salon, celui du fond est vert. Le vert absinthe, presque jaune, capte le soleil. Il y a peu d'objets, des livres sur des étagères et des photos. En noir et blanc sous cadre, le même visage d'enfant à des âges différents. Plus loin, un agrandissement couleur, deux fillettes jouent au bord de l'eau. La petite placée derrière reproduit le geste de la grande. On peut supposer qu'elles sont soeurs.

L'appartement est celui d'une femme, d'une mère, d'une fille, d'une des soeurs.

C'est le matin très tôt, tout est calme, alangui. On n'entend aucun bruit du dehors. Dans la chambre du fond, la chambre donne sur cour, un homme et une femme dorment, ils ne savent pas encore. Ils sont dans l'insouciance du sommeil, du drame advenu qui va les prendre et qu'ils ne connaissent pas. Ils sont dans cette croyance mensongère. Leurs corps enlacés, la jambe de la femme légèrement en retrait cherche le frais loin de la chaleur de l'homme. Sur le sol, les vêtements de l'homme, ceux de la femme, on ne les voit pas. Ils sont amants. Dans l'appartement, à droite en entrant, une chambre d'enfant, l'enfant des photos.

La femme est mère de l'enfant, l'homme n'est pas le père donc.

Au loin, la sonnerie d'un téléphone retentit. L'homme et la femme ne semblent pas l'entendre d'abord. Puis, les corps remuent, se collent comme s'ils ne voulaient pas s'extraire de cette nuit qui les a unis et qui va finir bientôt. Déjà, elle est finie. La sonnerie reprend, la femme s'élance...»




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