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Histoire de l'ordre de Malte

Couverture du livre Histoire de l'ordre de Malte

Auteur : Bertrand Galimard Flavigny

Date de saisie : 07/02/2006

Genre : Histoire

Editeur : Perrin, Paris, France

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 978-2-262-02115-3

GENCOD : 9782262021153


  • La présentation de l'éditeur

L'ordre souverain, militaire et hospitalier de Saint-Jean-de-Jérusalem, de Rhodes et de Malte, plus connu comme l'ordre de Malte, a neuf cents ans. Consacré comme ordre religieux par une bulle du pape Pascal II, en 1113, il était voué aux soins donnés aux pèlerins. A ses voeux, il ajouta une fonction militaire afin de protéger la Terre sainte. Rempart de l'Occident chrétien tant à Rhodes qu'à Malte, il n'a jamais cessé de suivre sa vocation hospitalière qu'il assume totalement aujourd'hui, où quelque onze mille chevaliers dans le monde sont placés sous l'autorité d'un prince et grand maître, un religieux qui a rang cardinalice dans l'Eglise.

Pour la première fois, l'aventure si particulière des chevaliers de Malte est abordée d'une manière thématique et chronologique depuis ses origines jusqu'à nos jours. On comprend ainsi combien l'histoire de l'Ordre se confond avec celle de l'Europe, tant religieuse ou maritime que politique ou artistique.


Bertrand Galimard Flavigny est écrivain et critique au Figaro. Il a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire du livre, les ordres de chevalerie (en particulier l'ordre de Malte) et des carnets de voyage.



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  • Le message de l'auteur

L'ordre souverain, militaire et hospitalier de Saint-Jean-de-Jérusalem, de Rhodes et de Malte, plus connu comme l'ordre de Malte, a neuf cents ans. Consacré comme ordre religieux par une bulle du pape Pascal II, en 1113, il était voué aux soins donnés aux pèlerins. A ses voeux, il ajouta une fonction militaire afin de protéger la Terre sainte. Rempart de l'Occident chrétien tant à Rhodes qu'à Malte, il n'a jamais cessé de suivre sa vocation hospitalière qu'il assume totalement aujourd'hui, où quelque onze mille chevaliers dans le monde sont placés sous l'autorité d'un prince et grand maître, un religieux qui a rang cardinalice dans l'Eglise.

Pour la première fois, l'aventure si particulière des chevaliers de Malte est abordée d'une manière thématique et chronologique depuis ses origines jusqu'à nos jours. On comprend ainsi combien l'histoire de l'Ordre se confond avec celle de l'Europe, tant religieuse ou maritime que politique ou artistique.


Bertrand Galimard Flavigny est écrivain et critique au Figaro. Il a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire du livre, les ordres de chevalerie (en particulier l'ordre de Malte) et des carnets de voyage.



  • Les premières lignes

««Pascal, évêque, serviteur des serviteurs de Dieu, à son vénérable fils Gérard, fondateur et directeur de l'Hôtellerie de Jérusalem, et aux légitimes successeurs de celui-ci, tant qu'il y en aura. Votre pieuse demande doit être satisfaite pratiquement par une mesure favorable, attendu que votre zèle a demandé que l'Hôtellerie fondée par vous dans la ville de Jérusalem, près de l'église de Saint-Jean-Baptiste, fût assurée de la garantie du Siège apostolique et secourue par le patronage de l'apôtre saint Pierre. Ainsi donc, Nous, que comblent de joie les services rendus par votre pieuse Hôtellerie, nous accueillons votre demande avec une bienveillance toute paternelle et prescrivons que cette Hôtellerie, véritable Maison de Dieu, demeure à la fois sous la tutelle du Siège apostolique et sous la protection de saint Pierre, en application du présent décret...»

Par ces mots, le pape Pascal II consacrait la congrégation de l'Hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem comme un ordre religieux exempt de l'Eglise, c'est-à-dire soustrait à l'autorité des évêques. Cette bulle promulguée en 1113 précisait encore que tous les biens, toutes les charges ou possessions de l'ordre, de l'un ou l'autre côté de la mer, en Asie ou en Europe, anciens et à venir lui étaient définitivement acquis. Elle assurait aussi à son supérieur, le frère Gérard, le droit de désigner de façon indépendante et autonome ses successeurs sans l'intervention d'aucune autre autorité ecclésiastique ou laïque. Ce document est aujourd'hui conservé à la Bibliothèque nationale de Malte. On peut y lire qu'il fut «donné à Bénévent, par la main de Jean, cardinal et bibliothécaire de la Sainte Eglise romaine, le XV des calendes de Mars, indiction VI, l'an MCXIII de l'incarnation du Seigneur et l'an XIV du Pontificat de Pascal II» (qui venait de Cluny). Outre le paraphe du Saint-Père, ce texte est contresigné par Richard, évêque d'Albano, Landolphe, archevêque de Bénévent, Conon, évêque de Prénestine, Grégoire, évêque de Terracine, Jean, évêque de Mélitène, Romuald, cardinal-diacre de l'Eglise romaine, Grégoire, cardinal-prêtre de Saint-Chrysogone, et Anastase, cardinal-prêtre du titre de Saint-Clément.

La publication de cette bulle suscita un afflux de donations en faveur de l'ordre qui put ainsi créer de nouveaux hospices en Terre sainte, alors dépourvue d'institutions sanitaires. Les pèlerins comme les habitants du pays y étaient accueillis sans aucune distinction. Il faut remonter quelques années en arrière pour trouver une première mention des Hospitaliers qui allaient prendre une telle importance à travers les siècles...»



Extrait de l'introduction :

«L'ordre souverain de Malte est avant tout un ordre religieux catholique romain. Le grand maître est lui-même religieux au sens canonique du terme et jouit des privilèges cardinalices dans l'Eglise : la formation spirituelle et religieuse va de pair avec la préparation spécifique - presque professionnelle - qui est de la plus haute nécessité pour l'exercice des oeuvres de charité. La supranationalité est le second de ses caractères. La grande majorité des Etats qui l'ont reconnu ne se sont jamais fondés sur sa prestigieuse tradition diplomatique ou l'éventuel apparat de la puissance politique, économique et militaire d'un Etat moderne mais bien plutôt sur la dimension humanitaire des chevaliers et de ceux qu'ils mandatent, à travers ses oeuvres hospitalières disséminées dans le monde. Ce caractère supranational est très important, il lui permet de se mettre à la disposition des nations pour servir d'agent de liaison dans l'accomplissement d'un plan de soutien commun, et de rassembleur de bonnes volontés dans le cadre de vastes actions humanitaires. Désormais, le caractère militaire de l'ordre n'existe plus que dans le sens de la discipline et du courage. Il est parfois, en effet, plus difficile d'approcher les malades que de faire la guerre...»


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