Passion du livre - tout sur le livre : Jésus : un livre d'histoire

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Jésus : un livre d'histoire

Couverture du livre Jésus : un livre d'histoire

Préface : Jean-François Colosimo

Date de saisie : 13/12/2006

Genre : Religion, Spiritualité

Editeur : Chronique, Paris, France

Prix : 24.00 € / 157.43 F

ISBN : 978-2-205-05888-8

GENCOD : 9782205058888


  • La présentation de l'éditeur

Où Jésus est-il vraiment né ?
En quelle année ?
Quelle langue parlait-il ?
Les Rois mages ont-ils existé ?
Pourquoi Jean-Baptiste a-t-il été exécuté ?
D'où venaient les apôtres ?
Qui était Marie Madeleine ?
Pourquoi Jésus a-t-il été arrêté ?
Qui l'a trahi ? Qui l'a condamné ?
Pourquoi y a-t-il quatre Évangiles ?
Qu'est-ce qu'un apocryphe ?
Quel est le secret des manuscrits de Qumran ?
Le saint suaire est-il authentique ?

Autant de questions, parmi beaucoup d'autres, auxquelles cet ouvrage répond de façon unique, au-delà des fantasmes et des présupposés. Une grande enquête, longtemps attendue et magnifiquement illustrée, sur le Jésus de l'histoire. Une somme qui établit tout ce que l'on peut savoir, grâce aux derniers travaux scientifiques, de l'homme qui a radicalement changé la face du monde. Un album de découvertes sur la Bible, Jérusalem, Athènes, Rome, le judaïsme, le paganisme, la philosophie et l'Évangile. Une encyclopédie pour plonger dans les racines de notre culture. Un livre pour tous.

Un livre d'art comportant de nombreux dessins signés par Miguel, un artiste de BD auteur de la série Myrkos chez Dargaud, et une iconographie somptueuse et rare, puisant dans les trésors de l'art religieux.

Un beau livre qui s'adresse pour la première fois à tous les publics, et plus seulement aux enfants et aux croyants.





  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos de Jean-François Colosimo, Historien des religions :

«Et vous, qui dites-vous que je suis ?» La question vient de Jésus, qui l'adresse aux apôtres. Lui-même qui ni n'approuve ni ne désapprouve les foules qui le désignent comme le Messie, n'y apportera pas plus de réponse. Jésus, sur Jésus, se tait. Mais alors qu'il a décidé de monter vers Jérusalem, le voilà qui annonce que «le Fils de l'homme doit beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres, les scribes, être tué et, après trois jours, ressusciter». C'est au tour des disciples, rebelles ou résignés, de se réfugier dans le mutisme. Comme il est seul en son silence, Jésus demeure seul en son secret. Jusque dans la mort, également volontaire. «Tu es le roi des Juifs ? Es-tu roi, donc ?», lui demandera Ponce Pilate, à l'ombre de la Croix. «Tu l'as dit», répondra Jésus sans répliquer autrement qu'en renvoyant son juge à l'unique royauté de la vérité. Et Pilate de laisser tomber : «Qu'est-ce que la vérité ?»

Qui est Jésus ? Deux mille ans après sa mort, la question reste ouverte et sans doute à jamais inachevée. Quel est le vrai Jésus ? La théologie, l'art, la littérature, la philosophie n'auront cessé de vouloir le circonscrire, le dépeindre, le raconter, le définir au fil des siècles. Et, en fait, de le réinventer. Au point que chaque oeuvre, chaque enquête qui prétend en élucider le mystère nous renseigne, pour l'essentiel, sur l'auteur qui l'a conçue, l'âge qui l'a vue naître. Au point que, à force de tendre un parfait miroir à notre humanité, Jésus est devenu un inconnu. Et, pour nos contemporains, un mythe.

A l'image du monde romain autour de l'an zéro, notre temps d'effervescence impériale, de brassage culturel, de syncrétisme spiritualiste, a aussi vu ressurgir les gnoses et les sectarismes qui accompagnèrent l'essor du christianisme. Chacun veut son Jésus, et l'industrie des fausses icônes tourne à plein. L'ésotérisme, le communisme, la psychanalyse ont produit les leurs. L'édition, le cinéma, la télévision en fabriquent régulièrement de nouvelles. Sans oublier le music-hall. Avec la mondialisation du marché des croyances, et à rebours d'une hostilité ou d'une indifférence multiséculaires, il se trouve même, désormais, «un juif», «un musulman», un bouddhiste» nommé «Jésus», que tout sépare sauf leur commune incompatibilité avec le Jésus des chrétiens. Car, idolâtrie pu iconoclasme, fantasme ou imposture, attrait ou répulsion, ces détournements participent de la même illusion. Avant, pendant, ou après lui-même, il faut que Jésus soit contre Jésus. Cette liberté d'approche, qui serait impossible, interdite, scandaleuse à l'égard de toute autre figure religieuse, n'est en rien paradoxale. C'est la pensée chrétienne, par son singulier pouvoir critique et autocritique, qui l'a rendue possible.


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