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Une petite comédie

Couverture du livre Une petite comédie

Auteur : Arthur Schnitzler

Traducteur : Pierre Gallissaires

Date de saisie : 20/01/2006

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : 10-18, Paris, France

Collection : 10-18. Domaine étranger, n° 3862

Prix : 8.00 € / 52.48 F

ISBN : 978-2-264-04236-1

GENCOD : 9782264042361


  • La présentation de l'éditeur

Pourfendeur des hypocrisies d'une société viennoise déclinante, ami et admirateur de Freud, Arthur Schnitzler fut un des plus grands auteurs autrichiens de son temps. Souvent adapté au cinéma, l'auteur de la célèbre Ronde ressuscite au fil de ses nouvelles l'Autriche d'avant-guerre, à la fois fastueuse et mélancolique, propice à l'éclosion de la passion et de la folie. Mais ne nous y trompons pas : l'élégance brillante et la plume ironique de cet explorateur du subconscient cache une férocité et un oeil acéré qui traquent au scalpel les désarrois et les souffrances morales de ses personnages, en intime connaisseur de l'âme humaine. Dans ces réjouissantes nouvelles, le drame couve sous les petites comédies de la vie et de la mort...

Fils d'un professeur viennois, Arthur Schnitzler est né à Vienne en 1862. Parallèlement à son oeuvre dramatique, il a écrit de nombreux romans et recueils de nouvelles dont Mademoiselle Else, Thérèse, Le Retour de Casanova et La Pénombre des âmes. Il est mort à Vienne en 1931.





  • La revue de presse Frédéric Vitoux - Le Nouvel Observateur du 19 janvier 2006

On se souvient du succès, il y a quatre ans, de «la Vie sexuelle de Catherine M.», où l'auteur relatait avec une neutralité obsessionnelle ses milliers de rencontres d'où tout rapport humain, on allait dire tout échange de regards, était exclu. Sans doute cet ouvrage n'aurait-il pas suscité autant d'échos si ses lecteurs avaient eu connaissance de la nouvelle d'Arthur Schnitzler, en 1891, intitulée «la Fiancée».
Un homme se laisse fasciner, au cours d'un bal, par une invitée dont l'allure témoigne d'une «honorable naissance» et qui pourtant, à l'évidence, relève de cette catégorie de femmes à l'appétit sexuel fort développé - une grue, comme on disait alors. Il lui pose des questions sur sa vie, sa jeunesse. Elle lui raconte qu'elle devait épouser un jeune homme, autrefois, mais qu'elle lui avait avoué tout d'abord ce besoin encore imprécis qu'elle ressentait : celui d'appartenir bientôt à tous ceux qui la désireraient. Horrifié, le garçon avait abusé d'elle, pour la première fois, puis l'avait abandonnée sans remords. Le narrateur lui demande alors ce qu'elle avait éprouvé, et elle lui répond que cela n'avait eu aucune importance... En huit pages à peine, avec un sens admirable du raccourci qui est le propre des grands écrivains, Schnitzler nous dit tout de ce que des expérimentateurs développent en 200 feuillets, comme si des relevés de travaux pratiques avaient quelque chose à voir avec la littérature...


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