Auteur : Muriel Cerf
Date de saisie : 20/01/2006
Genre : Société Problèmes et services sociaux
Editeur : Ecriture, Paris, France
Prix : 15.00 € / 98.39 F
ISBN : 978-2-909240-68-8
GENCOD : 9782909240688
"Parlons, écrivons, essayons de pousser les murs, voulez-vous ?" Le 4 juin 2004, ébranlée par les échos que l'affaire Cantat réveille en elle, Muriel Cerf adresse une lettre au reclus de Vilnius : "On vous a acculé, réduit à néant, et vous ne vous justifiez de rien... Vous priez qu'on vous entende, et l'on détourne la tête..." Bertrand Cantat lui répond. Deux nuits s'entrechoquent. Une correspondance s'engage. Bien qu'elle sache ce que "violence conjugale" veut dire, davantage que le geste définitif c'est la "bascule dans l'imprudence absolue de l'amour" que Muriel Cerf évoque ici. Car "il y a des stratégies fatales qui sont bourrées de sens. Vous n'aviez pas de stratégie, aucune, et vous aimiez cette femme, qu'y pouviez-vous ? Il y a cette espèce de dénuement drogué où vous met l'obsession. Je connais cet état-là, où l'on est dilapidé." Ce livre d'effroi et de passion n'est ni d'un juge, ni d'un avocat. C'est l'exploration littéraire et poétique d'un mythe d'aujourd'hui : Orphée a tué Eurydice. "C'est un roman, aussi, qui parle d'actes - ceux d'amour et de mort - et tente d'en cerner les mobiles." Un roman qui peut s'incarner dans la vie de chacun.
Muriel Cerf, née à Paris en 1950, est révélée à vingt-trois ans par un premier livre flamboyant, L'Antivoyage. Son talent est alors salué par André Malraux, Roger Caillois, Bertrand Poirot-Delpech. Elle est l'auteur, notamment, de Le Diable vert, prix Valery Larbaud (Mercure de France, 1975), La Femme au chat (Actes Sud, 2001), L'Homme du souterrain (Éditions du Rocher, 2002). Les éditions Ecriture ont publié L'Etoile de Carthage (2004).
Plus qu'un plaidoyer, c'est une prière que Muriel Cerf adresse au lecteur dans son ouvrage «Bertrand Cantat ou le chant des automates». L'écrivain, révélé il y a plus de vingt ans par un premier roman, «L'antivoyage», ne cherche pas d'excuses à l'archange déchu du rock français, coupable d'avoir frappé à mort sa compagne, la comédienne Marie Trintignant. Avec des accents liturgiques, Muriel Cerf explore les ravages de la passion et de sa «jalousie de primate» qui l'a poussé à ce geste fatal, une nuit d'ivresse à Vilnius... Le récit sonne plutôt juste, tant Muriel Cerf s'est, par un jeu de miroirs, approprié l'enfer dans lequel l'amour a basculé...
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