Auteur : Régine
Date de saisie : 23/02/2006
Genre : Biographies, mémoires, correspondances...
Collection : Documents
Prix : 19.00 € / 124.63 F
ISBN : 978-2-268-05672-2
GENCOD : 9782268056722
Aujourd'hui, j'ai refermé le grand livre de la nuit pour en ouvrir un autre car j'adore l'écriture.
Dans «Moi, mes histoires», j'évoque les deux grandes amitiés qui m'ont construites et accompagnées, Françoise Sagan et Serge Gainsbourg. Je reviens sur cette vie de noctambule qui de Monaco à New York m'a fait rencontrer les personnages les plus incroyables au monde.
Ces gens brillants, talentueux et élégants ont traversé mon existence et avec certains j'ai vécu de magnifiques amitiés amoureuses.
Je raconte surtout comment s'est construite, inventée, cette vie d'artiste à laquelle j'ai décidé de consacrer désormais tout mon temps.
Au printemps dernier, j'ai vécu une expérience extrême «La ferme célébrités» grâce à laquelle j'ai retrouvé un petit air de l'enfance.
Aujourd'hui, je me dévoile comme je ne l'ai jamais fait et loin de moi l'idée de me confesser ! De vous faire rire, par contre oui, et puis à mon âge, on peut tout dire... Non ?
Régine
«J'ai passé de longues années à tourner comme une toupie sous la boule disco que j'avais accrochée au plafond de ma boîte de nuit. À l'image de cet emblème aux mille reflets, j'ai moi aussi mille facettes. Aujourd'hui, j'ai quitté le monde de la nuit et j'ai décidé de donner à la chanteuse qui m'a toujours habité le loisir de s'épanouir telle une fleur japonaise. Avec vous, j'ai envie de retracer les chemins, les routes et les déroutes de la «saga» Régine. Et j'ai des kilomètres au compteur ! Au printemps dernier j'ai vécu une expérience extrême, La Ferme des Célébrités. Outre ce qu'il y a à en dire, j'ai retrouvé au milieu de ces veaux, vaches et cochons, un petit air de l'enfance qui m'a donné envie d'écrire ce livre.
Dans Moi, mes histoires, j'évoque deux grandes amitiés qui m'ont construites et accompagnées, Françoise Sagan et Serge Gainsbourg. Dans Moi, mes histoires, je reviens sur cette vie de noctambule qui de Monaco à New York m'a fait rencontrer les personnages les plus incroyables au monde. Acteurs, Princesses, Rois et Reines, divas, dandys voyous..., des gens brillants, talentueux et élégants. Dans Moi, mes histoires, je raconte surtout comment s'est construite, inventée, cette vie d'artiste à laquelle j'ai décidé de consacrer désormais tout mon temps. Du balcon de Belleville où, à peine pubère, je donnais des concerts en plein air aux ors prestigieux du Théâtre du Châtelet pour un récital extraordinaire, Gainsbourg fait chanter Régine. J'étais la petite Fréhel de Serge, il m'a écrit les chansons les plus belles. Et aussi les plus gratinées !
La boule tourne et Régine se dévoile comme jamais elle ne l'a fait. Loin de moi l'idée de me confesser ! De vous faire rire, par contre oui, et puis à mon âge, on peut tout dire... Non ?» Régine.
Commander ce livre sur Fnac.com
«J'ai été le personnage central des nuits en France et dans vingt-deux pays», estime Régine. A 76 ans, elle se livre dans «Moi, mes histoires». Où l'on découvre son carnet de bal. Björn Borg ? «Une très jolie et longue histoire... Alpages, pelouses, gazon...» Warren Beatty ? «Il était avec Natalie Wood.» Maurice Herzog ? «Je n'avais pas 25 ans, il revenait de l'Annapurna, je n'ai pas pu lui résister.»...
«J'avais déjà pas mal roulé ma bosse à travers la nuit et tricoté des jambes dans tous les thés dansants et boîtes de Saint-Germain. Les gens commençaient seulement à fréquenter les Champs-Élysées. Je m'installais dans une nouvelle carrière. À moi seule je cumulais les emplois de barmaid, d'hôtesse, de dame pipi et de portière au Whisky à Gogo, rue du Beaujolais, derrière le Palais-Royal. J'avais décidé le patron de reprendre ce bar. Il était tellement sceptique qu'outre le ménage nous n'avions fait aucun travaux. Le décor restait le même, bouteilles de whisky aux murs et tissu à carreaux. Il y avait des casiers fermant à clef où les clients pouvaient ranger leur bouteille. Cela existait avant mon arrivée, j'ai rendu le concept... VIP ! Un mot peu connu à l'époque que je rendrais célèbre en instituant le fameux carré VIP où tous les gens voudront être et continueront à vouloir y être. Je me taille d'emblée une réputation de pile électrique et de jeune femme décidée, pleine d'humour et d'énergie.
J'avais vingt-trois ans et, selon la façon dont les gens se présentaient à la porte, je les laissais entrer ou pas. Je venais de créer mon premier club privé. Je traînais derrière moi la «bande de Match» - un magazine de très haut niveau, réputé pour ses reportages de guerre - qui fréquentait avec assiduité ma cave à l'escalier le plus abrupt de Paris, tout comme d'ailleurs la troupe de la Comédie-Française menée par Jacques Charon et Robert Hirsch qui s'étant pris d'affection pour moi m'amenait souvent des personnalités de talent. En peu de temps, ce bar, prétendument sans avenir, tenait ses promesses et ne désemplissait pas. On y croisait Cocteau, Jean Marais, Jean d'Ormesson, quelques Rothschild, quelques princes, Sacha Distel et toutes ses conquêtes... Le patron du Grand Véfour, M. Oliver, m'aidait beaucoup en cela. Il m'amenait tous ses clients internationaux, très riches et très beaux. La beauté tenait déjà une grande place dans ma vie. Au Whisky à Gogo on venait voir «la patronne» tourner comme une toupie avec un verre sur la tête, et ramasser un mouchoir par terre avec les dents ! On aimait bien aussi se casser la gueule en dansant sur la piste, que j'avais pris soin de graisser avant que tout le monde n'arrive...»
Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli