Auteur : Christopher Coake
Traducteur : Michel Lederer
Date de saisie : 21/08/2006
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Albin Michel, Paris, France
Collection : Terres d'Amérique
Prix : 21.00 € / 137.75 F
ISBN : 978-2-226-16983-9
GENCOD : 9782226169839
Salué unanimement par la critique américaine, le premier livre de Christopher Coake annonce la naissance d'une voix singulière et puissante. Ce qui distingue cette voix, c'est son lyrisme et son art de susciter l'émotion. La compassion aussi, pour des personnages qui tentent, coûte que coûte, de faire face à des situations difficiles ainsi, ce couple de jeunes marginaux incapable d'échapper à son destin et dont le voyage romantique se termine tragiquement dans un sentiment d'abandon, l'une des nouvelles les plus bouleversantes du recueil. L'amour, la mort, la force désespérée avec laquelle on s'accroche à la vie... Tout le talent de Christopher Coake est de sublimer la réalité et de surmonter la gravité des choses avec une élégance proche de la grâce.
Commander ce livre sur Fnac.com
Premier recueil de nouvelles d'un Américain de trente ans originaire de l'Indiana, Un sentiment d'abandon est à la fois une oeuvre maîtrisée et poignante. Christopher Coake ne s'arrête jamais à une description, une explication de surface, il pénètre directement au coeur des hommes, donnant l'impression qu'ils nous sont familiers et nous ressemblent dans nos attitudes, nos hésitations, nos remords. Sa capacité d'incarnation se porte aussi bien sur les femmes que sur les hommes... La mort est souvent présente dans les nouvelles de Christopher Coake. Mais il n'y a rien de morbide dans ces moments de désir ou de fracture. L'auteur refuse simplement de flouter ses images, de détourner le regard par bienséance. Il rend palpables une respiration, un geste d'abandon, l'instant où le paysage bascule... Si le lecteur est souvent bouleversé, il ne cède jamais à l'émotion facile, au réalisme pleurnichard car le nouvelliste ne fait pas jouer les violons. Un sentiment d'abandon réserve le rare privilège de découvrir un grand écrivain.
... Christopher Coake. Agé de 30 ans, ce natif de l'Indiana, professeur à l'université du Nevada, est l'auteur d'un livre qui a mis la critique américaine en ébullition. Otto Penzler, qui édite, chaque année, l'anthologie des meilleures nouvelles d'Amérique, ne tarit pas d'éloges sur son travail... Ses nouvelles tiennent la route, de la première à la dernière. Il n'y a pas de gras chez lui. Pas de temps mort. Pas de baisse de tension. Ce volume, dédié à sa première femme, emportée par un cancer, est un livre grave, sombre, terrible parfois. Coake parle d'amour et de mort. De promesses non tenues, de trahisons. De courage et de fuites en avant. De culpabilité et de remords. Il met en scène des êtres au creux de la vague, des hommes perdus, des femmes égarées que le destin frappe tout à coup. Sous nos yeux, des vies se jouent sur un coup de dé. Coake nous montre que rien n'est anodin à ce moment précis... Mettant à nu les faiblesses, les fêlures d'êtres qui nous ressemblent, Coake ne juge jamais. Il est dans l'empathie. Avec une écriture simple, élégante, d'une rare maturité, il brosse des portraits formidables d'émotion, d'humanité.
Selon W. Somerset Maugham, l'art d'écrire une nouvelle tient à peu de chose : «pas un mot en moins, pas un mot en trop». Un jeune Américain vient de réinventer l'exercice délicat de la nouvelle - concision, et chambardement des sens. Il s'appelle Christopher Coake. Il a tout juste 30 ans. Un sentiment d'abandon est son premier essai en littérature, formidable, talentueux, etc. On pourrait dire de lui qu'il est un phénomène. Il est tout simplement un écrivain, déjà. En sept histoires, sept déflagrations d'émotion trouble, il nous donne le sentiment de toucher la grâce, de toucher l'absolu. Son regard sur le monde - sur les hommes - est clair, irréfutable, sans cynisme, sans condescendance. Son écriture, elle, se fait sinueuse, trop transparente pour être honnête : elle est d'une efficacité implacable (il faut ici saluer la traduction de l'orfèvre Michel Lederer.)... Au bout de trois cents pages incandescentes, Christopher Coake laisse le lecteur K-O. On se sent abandonné - confronté aux autres, confronté à soi - et repu. Heureux. C'est toute la magie de ce Sentiment d'abandon.
Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli