Passion du livre - tout sur le livre : Horowitz et mon père

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Horowitz et mon père

Couverture du livre Horowitz et mon père

Auteur : Alexis Salatko

Date de saisie : 13/01/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 14.00 € / 91.83 F

ISBN : 978-2-213-62265-1

GENCOD : 9782213622651


  • La présentation de l'éditeur

Mon père se battait en duel au piano avec Horowitz. C'était il y a longtemps. Avant la révolution d'Octobre et la défaite de l'armée blanche, avant l'exil à Montrouge, avant qu'il entre au service galvanoplastie des usines Pathé Marconi pour nous faire vivre ma mère et moi. A présent, mon père a baissé sa garde. Alors, avant qu'il ne soit trop tard, j'ai décidé de l'emmener à New York. A Carnegie Hall. Ecouter Horowitz une dernière fois. Mais je ne sais pas ce qui nous attend...

Né dans les années soixante, Alexis Salatko est écrivain. Son dernier livre, Milledgeville, sanctuaire des oiseaux et des fous est paru chez Fayard en 2004.





  • La revue de presse Marianne Payot - L'Express du 23 février 2006

Janvier 1953: Dimitri et son fils Ambroise s'envolent vers New York pour assister au jubilé d'argent de Vladimir Horowitz. Horowitz, l'ancien condisciple du conservatoire de musique de Kiev, que Dimitri Radzanov battait régulièrement lors de leurs duels au clavier. C'était il y a près de quarante ans, avant la révolution bolchevique. Depuis, Horowitz - qui s'appelait alors Gorovitz - a connu l'exil américain et la gloire internationale. Radzanov, lui, l'exil français et les usines Pathé Marconi.

Mais, aux yeux d'Ambroise, le narrateur, c'est bien Dimitri, le virtuose... Et si Horowitz et mon père était finalement un roman d'amour ? L'amour d'un homme qui, à la renommée et aux honneurs, a préféré la passion d'une femme et les plaisirs de la vie. L'amour de l'auteur, aussi, pour ce grand-père et ce père qui lui ont, indique-t-il dans la dédicace, inspiré ce travail romanesque. Le ton, bienveillant et gentiment ironique, ressuscite avec brio l'atmosphère de cette famille slave amarrée dans la banlieue ouest-parisienne de l'entre-deux-guerres. Une bien jolie partition.


  • La revue de presse Bernard Morlino - Le Figaro du 19 janvier 2006

C'est le roman de deux musiciens que la révolution russe sépare. L'un est devenu un virtuose et l'autre un salarié chez un fabricant de disques. L'un s'appelle Horowitz. Qui se souvient de l'autre ?

Ce livre, qui évoque sans cesse des morts, est très vivant grâce à une perceptible joie d'écrire. Sous le principe du fondu enchaîné, le court roman en dit long sur une famille mélomane digne de celles immortalisées par Anton Tchekhov, tant personne ne parvient à se hisser aux niveaux de ses ambitions. Si le romancier reste évasif sur sa date de naissance («dans les années 60»), sa prose, elle, conjugue la grandeur des sentiments et la noblesse de l'instinct qui font l'âme russe. Guidé par un impératif devoir de mémoire, l'auteur y démontre, avec la précision d'un taxidermiste, des amours perdues dont il ne reste rien, excepté lui, l'héritier du pianiste maudit... Alexis Salatko nous révèle un sacré talent.


  • La revue de presse Michèle Gazier - Télérama du 11 janvier 2006

Deux jeunes garçons apprennent le piano ensemble à Kiev. L'un, Vladimir Gorovitz, est petit et laid avec de grandes oreilles, on le surnomme «Feuille de chou». L'autre, Dimitri Ratzanov, est beau et séduisant. Les deux sont très doués. La révolution russe de 1917 les précipite dans le vaste monde. Dimitri, Russe blanc défait par le communisme, finira dans la banlieue parisienne au terme d'une vie médiocre, tendrement familiale, mais en ayant toujours cultivé la musique comme une fleur rare. Vladimir, juif que le nazisme a poussé vers l'Amérique, est devenu le célébrissime Vladimir Horowitz, que le monde entier adule mais dont la vie personnelle flirte avec l'enfer...

Dans ce court roman tout en finesse, Alexis Salatko raconte par brèves touches l'histoire majuscule : la révolution d'Octobre, le nazisme... Elle est la trame tragique de ce récit, la partition de l'orchestre sur laquelle se détachent les jeux des deux solistes...


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli