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Comment ne plus être progressiste, sans devenir réactionnaire

Couverture du livre Comment ne plus être progressiste, sans devenir réactionnaire

Auteur : Jean-Paul Besset

Date de saisie : 12/01/2006

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Documents

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-213-62614-7

GENCOD : 9782213626147


  • La présentation de l'éditeur

Le progrès a fait des merveilles. Avec, en un siècle, trois fois plus d'habitants sur la planète, vingt fois plus de richesses produites, trente fois plus d'énergie consommée... Jusqu'à irréparable ? Car l'exploit a un revers. Les ressources naturelles s'épuisent, les équilibres qui garantissent la vie chancellent, la crise du vivant précipite la faillite de l'humain : notre espèce elle-même est menacée.
Nous ne savons pas remplacer la nature. Mais, éblouis par la mystique progressiste, nous faisons comme si nous pouvions nous en passer. Or, en dépit de ce que nous ont enseigné la plupart des penseurs de ce temps, libéraux ou marxistes, l'homme n'est pas étranger à la nature.
La croissance infinie des biens et des services qui fonde le développement de nos sociétés est impossible. Ou, si l'on préfère, suicidaire. Elle est incompatible avec la stabilité de la biosphère et inaccessible à l'essentiel de la population mondiale. Elle ne sautait donc tenir lieu de projet de civilisation.
L'humanité a atteint le bout ultime de la voie progressiste qu'elle a empruntée au début de la modernité. Un autre âge peut s'ouvrir qui permette d'échapper à la logique du "si tu n'es pas progressiste, tu es donc réactionnaire" : des alternatives existent. Il est urgent de les penser et de les mettre en oeuvre, malgré le verrou politique que la droite et la gauche, ensemble, continuent de tirer.
Une approche neuve et très documentée, où l'auteur part de son propre parcours depuis l'extrême gauche pour évoquer le déchirement que provoque la réelle remise en cause de l'imaginaire du "progrès".





  • La revue de presse Hervé Kempf - Le Monde du 10 janvier 2006

Jean-Paul Besset est un homme optimiste : il croit encore que la gauche existe. Son optimisme ne s'arrête pas là : il veut même croire que la gauche est capable de s'intéresser à de nouvelles idées, à celles qui correspondent au monde qui va et qui change, et qui peuvent aider à le transformer. Il le faut, cet incurable optimisme, car, autrement, quel désespoir !...

Comme bien d'autres - Hulot, Reeves, Latouche, Cochet, pour les plus connus des actuels représentants de la littérature écologiste d'inquiétude, M. Besset décrit une planète qui s'érode, une biosphère qui se délite, une société qui se divise, un individu qui doute ou qui s'étourdit - un monde surplombé par une crise écologique et qui persiste à ne pas vraiment la voir, dans une cécité qui le conduit vers un sort dramatique.

Non, le plus intéressant et original dans la démarche de Jean-Paul Besset est sa capacité à poser la question écologique nettement sur le terrain politique. Abandonnant l'approche généralement mièvre des commentateurs de l'apocalypse à venir ("Donnons-nous tous la main", etc.), l'auteur choisit : il laisse tomber la droite, irrécupérablement vouée à soutenir le capitalisme destructeur, pour morigéner la gauche, seule, selon lui, à même de pouvoir faire dérailler le train de la croissance folle vers une civilisation écologique...


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