Passion du livre - tout sur le livre : Feyzin, mémoires d'une catastrophe : janvier 1966

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Feyzin, mémoires d'une catastrophe : janvier 1966

Couverture du livre Feyzin, mémoires d'une catastrophe : janvier 1966

Auteur : Thierry Giraud | Josiane Monin, Photographies Frédéric Bellay

Date de saisie : 16/01/2006

Genre : Société Problèmes et services sociaux

Editeur : Lieux dits, Lyon, France

Prix : 27.00 € / 177.11 F

ISBN : 978-2-914528-18-4

GENCOD : 9782914528184


  • La dédicace de l'auteur

Josiane Monin (association Encre vive) a recueilli les témoignages des spécialistes chargés de dresser un bilan des avancées médicales et techniques, et ceux des différents acteurs du drame : pompiers, salariés de la raffinerie, élus et responsables locaux, femmes et enfants de pompiers ou simples habitants de Feyzin. Leur lecture, saisissante et souvent bouleversante, nous plonge au coeur de la tragédie.

Le projet d'ouvrage sur la catastrophe de Feyzin s'est construit lentement. On ne bouscule pas des souvenirs aussi douloureux que ceux des personnes qui, à des titres divers, ont vécu cet événement tragique. Plusieurs rencontres se sont tenues afin de préciser la démarche et d'établir les premiers contacts. Des réunions ont d'abord eu lieu, y compris chez l'habitant, où tel ou tel voisin venait aussi raconter ses souvenirs de ce 4 janvier 1966. Lors d'un entretien plus personnel, j'ai ensuite pu recueillir chaque récit.
Aller à la rencontre des habitants de Feyzin, c'est avant tout les voir vivre chez eux dans leur quartier. Quand on ne connaît de Feyzin que la Nationale 7 si chère à Charles Trenet - ou l'autoroute qui longe la zone industrielle - alors on ne sait rien de cette commune articulée entre ville et campagne. La surprise est pourtant au détour de chaque rue montante ou descendante. Voir les Feyzinois dans leur univers quotidien, les écouter raconter la catastrophe de la raffinerie, c'est aussi mieux comprendre l'attachement qu'ils portent à leur ville. Ils savent parler mieux que personne de la particularité de leur situation : vivre à proximité d'installations industrielles à risques classées Seveso.
Que tous ceux qui ont accepté une incursion parfois pénible dans leur passé soient profondément remerciés. Ce livre n'existerait pas sans eux, sans leur contribution à ce travail de mémoire collective.

Josiane Monin



Frédéric Bellay a réalisé les portraits photographiques en noir et blanc des témoins de la catastrophe. Photographe de la ville et des relations que l'homme entretient avec l'espace dans lequel il vit, il livre également sa vision personnelle de Feyzin aujourd'hui.

On attendait de moi la réalisation d'une trentaine de portraits de témoins de la catastrophe de 1966, ainsi qu'un ensemble d'images qui proposent une approche de la ville telle qu'elle se présente aujourd'hui. Trois saisons se sont écoulées, au gré desquelles j'ai arpenté les rues, les quartiers, de bas en haut, sans autre règle que de vouloir parcourir ce paysage de la façon la plus complète possible. J'ai traité la présence de la raffinerie dans le paysage un peu comme le Fuji-Yama dans les estampes d'Hokusaï. Elle est là, inoubliable, mais elle n'est pas le sujet. La ville tourne autour et vit avec. Elle apprend aussi à l'ignorer, au creux des vallons, du côté des grandes terres.
J'ai oublié bien des choses. Des lumières défavorables ne m'auront pas attardé sur tel ou tel endroit. Au final, quelles que soient les intentions initiales d'impartialité d'un travail photographique, un regard porté sur le monde est toujours l'exercice d'une subjectivité.
Le sujet du livre est grave. C'est ce qui m'a guidé dans la réalisation des portraits. Je me suis efforcé non pas d'effacer tout sourire, mais d'obtenir de chacun dans son regard, son attitude, une tension qui leur soit commune.

Frédéric Bellay



  • La présentation de l'éditeur

4 janvier 1966,

Une fuite de gaz dans l'enceinte de la raffinerie de pétrole provoque un incendie puis une explosion d'une violence spectaculaire, responsable de la mort de 18 personnes et d'une centaine de blessés.

Feyzin devient en quelques instants le théâtre d'une des premières grandes tragédies industrielles françaises.

A l'occasion des quarante ans de la catastrophe, la ville interroge son passé, sollicite la mémoire bouleversante des différents acteurs du drame et nous interpelle sur la question des risques industriels en Europe.



logo fnacCommander ce livre sur Fnac.com



  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

«L'importance de cet événement dans la mémoire collective provient également des images du sinistre, diffusées dans la presse régionale et nationale. Cette catastrophe est restée dans la conscience collective par la grande émotion provoquée par les 18 décès consécutifs à l'explosion de la première sphère, ou survenus des suites de graves brûlures, dont 11 sapeurs-pompiers des centres de Lyon et de Vienne, victimes de leur devoir. Les cérémonies d'hommage public, organisées à Lyon, ont été filmées par la télévision comme relais d'informations audiovisuelles.

La mémoire des événements de Feyzin a été relayée depuis 40 ans par des cérémonies officielles à la date anniversaire. Des articles, illustrés de photographies d'époque, paraissent à ces occasions dans «Le Progrès» et «Le Dauphiné-Libéré», quotidiens régionaux des départements du Rhône et de l'Isère. Les recherches historiques menées pour cet ouvrage ont cependant nécessité un retour aux dossiers d'origine par le dépouillement de documents de la préfecture de l'Isère (services des affaires économiques et cabinet du préfet) et du tribunal de grande instance de Vienne (tribunal compétent)...»


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli