Auteur : Xavier Parmentier
Date de saisie : 11/01/2006
Genre : Jeux, Loisirs
Editeur : Olibris, Montpellier, France
Prix : 24.00 € / 157.43 F
ISBN : 978-2-916340-02-9
GENCOD : 9782916340029
La plupart des manuels découpent la partie d'échecs en trois phases : le début de partie, le milieu de partie et la fin de partie. Mais la connaissance de cette classification ne donne pas une idée exacte de ce qu'il faut faire à chaque moment. «Une boussole sur l'échiquier» propose une approche différente. Quand vous jouez une partie d'échecs, plutôt que de savoir dans quelle phase vous vous trouvez, vous cherchez, et c'est bien naturel, dans quelle direction vous orienter. Et je crois qu'en rapprochant le jeu de ses objectifs essentiels, il est, en effet, possible de trouver quelques chemins et de mieux se diriger. Pour ma part, je considère que les échecs se compose de trois jeux qui sont, en quelque sorte, les trois axes formant un repère dans l'espace du jeu d'échecs :
Jeu n°1 : Le jeu pour faire mat ou jeu de la destruction,
Jeu n°2 : Le jeu pour faire une nouvelle Dame ou jeu de la promotion,
Jeu n°3 : Le jeu pour bloquer l'adversaire ou jeu de la restriction.
Au cours d'une partie, ces trois jeux se succèdent, s'enchevêtrent ou s'opposent. Bien sûr, ils ne se retrouvent pas en proportion égale dans toutes les phases de la partie mais chaque position peut être comprise comme un subtil cocktail entre ces trois critères. Dans cet ouvrage, mon but est essentiellement de vous apprendre séparément à maîtriser les techniques de base de chacun de ces 3 jeux et d'en comprendre les contours et la logique propre. Les 500 exercices ou plus que comprend «Une boussole sur l'échiquier» en font aussi un livre d'entraînement destiné aux joueurs qui cherchent à acquérir des bases solides pour jouer en compétition.
Xavier Parmentier
L'entraînement thématique
La connaissance des méthodes de jeu typiques est indispensable à quiconque souhaite s'améliorer aux échecs. Grâce à des explications synthétiques, des exemples percutants et une foule d'exercices, le lecteur trouvera ici tout le nécessaire pour assimiler en profondeur une quinzaine de thèmes tels que l'attaque sur le Roi resté au centre, la création d'un pion passé ou l'art de construire ou de détruire des forteresses.
Les trois jeux
Partant du constat selon lequel «Il est souvent plus utile de savoir où l'on va que de savoir où l'on est», Xavier Parmentier propose en outre une méthode simple et efficace pour se diriger sur l'échiquier et trouver quelque chose à faire dans la plupart des situations. Loin de l'abstraction de nombre d'approches théoriques, la distinction entre «les trois jeux» est un outil qui aidera non seulement à cibler un objectif, mais encore à trouver comment l'atteindre.
Le jeu de la destruction, c'est l'attaque du Roi, qui donne lieu à des combinaisons souvent spectaculaires.
Le jeu de la promotion, c'est tout ce qui concerne la création et l'avance d'un pion passé. La pensée de Philidor, «les pions sont l'âme des échecs», n'est jamais mieux illustrée que quand toutes les forces luttent pour ou contre la marche d'un modeste fantassin.
Le jeu de la restriction, c'est affaiblir ou neutraliser le camp adverse, voire retourner la force de l'adversaire contre lui. Une philosophie proche de certains arts martiaux, qui requiert la maîtrise de méthodes assez variées.
Dans un style direct et non dénué d'humour, Xavier Parmentier, qui est l'un des meilleures entraîneurs français (il entraîne les jeunes de l'Équipe de France depuis 1990), met ici ses compétences au service de tous et fait profiter l'amateur soucieux de progresser d'une très riche batterie d'exemples soigneusement sélectionnés. Une mine dans laquelle ses collègues entraîneurs ne manqueront pas de puiser !
L'oeil vif et le trait acéré, Francis Delivré enrichit l'ouvrage de nombreuses illustrations souvent impertinentes et toujours pertinentes.
Extrait de l'introduction :
«Où suis-j e, où vais-je ?
La plupart des manuels d'apprentissage ou de perfectionnement, même les meilleurs, formulent leurs recommandations en fonction de repères fixes. Ainsi, ils découpent la partie d'échecs en trois phases : le début de partie, le milieu de partie et la fin de partie. J'ai toujours trouvé cela amusant. Ça me fait penser à un saucisson ! Pour fabriquer un bon saucisson, pensez qu'il y aura le début du saucisson, le milieu du saucisson et la fin du saucisson ! Il n'est pas question de contester l'existence de ces trois phases au cours d'une partie d'échecs. Mais la connaissance de cette classification ne nous donne pas une idée exacte de ce qu'il faut faire à chaque moment. D'autant que ces phases ne se succèdent pas d'une façon très régulière.
Pour cette raison, le champion du monde Alexandre Alekhine a tenté de découper la partie en phase ascendante (ou phase de construction) et phase descendante (ou phase de réalisation). Le jeu d'Alekhine était bien supérieur au vôtre ou au mien. Nos parties de simples mortels ressemblent plutôt à des combats de rue. Nous sommes loin de ces batailles bien ordonnées. Nos parties voient se succéder phases ascendantes et descendantes à une telle vitesse qu'elles finissent par nous donner des haut-le-coeur. Aussi, cette théorie des montagnes russes ne me suffit-elle pas davantage.
Plus récemment, le grand entraîneur Josif Dorfman a montré dans une série de deux livres (La méthode aux échecs et Le moment critique) que chaque position "critique" avait un bilan "statique". Pour résumer et caricaturer respectueusement ses propos, il suggère que celui des deux joueurs pour lequel ce bilan "statique" est défavorable devra absolument, passez-moi l'expression, "secouer le cocotier". L'autre pourra se contenter de manoeuvrer plus lentement. Intéressant mais, malgré une lecture attentive, j'ai encore bien du mal à reconnaître les positions "critiques" et encore plus de mal à comprendre dans quelle direction il faut manoeuvrer ou "secouer le cocotier".
Devant ces classifications, comment s'y retrouver et à qui se fier ?...»
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