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King Kong : d'après une histoire de Edgar Wallace et Merian C. Cooper

Couverture du livre King Kong : d'après une histoire de Edgar Wallace et Merian C. Cooper

Auteur : Delos W. Lovelace

Traducteur : Robert Latour

Date de saisie : 21/12/2005

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : Librio, Paris, France

Collection : Librio. Imaginaire, n° 746

Prix : 2.00 € / 13.12 F

ISBN : 978-2-290-35142-0

GENCOD : 9782290351420


  • La présentation de l'éditeur

Une île de cauchemar perdue au milieu des mers, peuplée d'animaux énormes et féroces, survivants fantastiques de la préhistoire : c'est là que débarque l'équipe de l'intrépide Denham, cinéaste prêt à tout pour impressionner les foules.

C'est là surtout que vit le plus surprenant héros que l'on puisse filmer. Kong, le gigantesque dieu-monstre auquel les indigènes offrent comme épouses leurs vierges terrorisées ! Mais en voyant parmi les étrangers venus sur leur île une femme blanche à la longue chevelure de soie blonde, leur sorcier, émerveillé, décide de faire présent de cette «femme en or» au dieu redouté. Et Anne, la douce et jeune actrice engagée par Denham, est enlevée par les guerriers de la tribu et livrée à Kong...


En 1933, Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack créent l'événement avec leur film King Kong. Un an avant le tournage, D.W. Lovelace écrivit le roman que voici sur la base du scénario du film signé Cooper, Edgar Wallace et Ruth Rose, la femme de Schoedsack.


Début du livre :

«Le crépuscule avait beau obscurcir toute chose avec le concours d'un léger rideau de neige, le Wanderer ne pouvait cacher ni ses origines modestes ni son âge. Et l'oeil le plus imaginatif, le plus romanesque, eût été bien incapable de déceler dans ce vieux cargo poussif la grâce svelte et les contours profilés que l'on attend généralement d'un bâtiment prêt à se lancer dans une aventure héroïque.
Les quais de Hoboken regorgeaient de ces vieux rafiots. Là, au milieu de ses semblables, le Wanderer pouvait garder l'anonymat; son insignifiance était une garantie, un camouflage; il esquivait ainsi toute comparaison gênante avec les grands paquebots dont les étraves majestueuses et immaculées se soulevaient à l'ombre des gratte-ciel de Manhattan, sur l'autre rive du fleuve.
Mais l'équipage du Wanderer savait que, dans son coeur, battaient des machines qui pousseraient son nez camus à la gentille vitesse de quatorze noeuds, en haute mer comme en enfer. Ils savaient en plus qu'une coque solide, à toute épreuve, protégeait les machines, aussi bien que cette profonde chambre d'acier qui les intriguait tous et inquiétait même certains. Les Terriens, en revanche, attirés sur les quais par la nostalgie qui étreint si souvent les hommes dont l'horizon est limité aux murs gris d'un bureau et aux paysages hachés des trains de banlieue, considéraient les flancs rouillés et écaillés en murmurant dans leur ignorance:
- Seigneur ! Ce n'est tout de même pas ça qu'on appelle un long-courrier !
Ce fut exactement ce que se dit Weston, et pourtant la nostalgie n'avait rien à voir dans ses affaires. Au moment de régler le taxi qui l'avait amené depuis la 42e Rue et Broadway, il se ravisa. Après tout, s'il s'était trompé de quai, il gaspillerait bêtement de l'argent en laissant ce pirate sur roues baisser son drapeau et gagner par conséquent le droit de lui réclamer quinze cents de plus pour le trajet du retour...»




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