Passion du livre - tout sur le livre : Cahin-caha

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Cahin-caha

Couverture du livre Cahin-caha

Auteur : Anne Lenner

Date de saisie : 20/01/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Dilettante, Paris, France

Prix : 15.00 € / 98.39 F

ISBN : 978-2-84263-118-5

GENCOD : 9782842631185


  • La dédicace de l'auteur

Avec «Cahin-Caha», j'ai voulu raconter les tribulations d'un adolescent handicapé confronté à un lendemain désenchanteur, sa maladie le condamnant à court terme. Plutôt que de voir sa vie s'effilocher petit à petit, notre anti-héros préfère y mettre fin tout de suite, en choisissant une méthode pour le moins originale. Heureusement, sa tentative tourne au fiasco : l'aventure peut alors enfin commencer, grâce à Lulu, le pote qui dépote, fan de blues comme lui et toujours prêt à mettre les voiles vers un meilleur.
Partant de là, je souhaitais montrer avec un brin d'humour comment le regard sur le handicap peut être lourd de conséquences, ce qu'il a d'enfermant. Et puis cette idée, aussi, que si l'on a parfois peur d'aller vers quelqu'un de différent, c'est peut-être parce que l'on craint de découvrir qu'au fond il est comme nous. Tout simplement.

Anne Lenner



  • La présentation de l'éditeur

Lui, c'est la Tremblote : «pantin assis sur une gégène invisible», handicapé moteur majeur, les moelles en fuite et des gestes à la syntaxe absente. Autour de lui, outre maman, Chloé la soeur piercée à mort, Lulu l'ami et Elsa la toubib avec sa thèse manuscrite, un aréopage de corps en souffrance. A l'école, le freak subit assauts, coups bas, mais tient néanmoins, cramponné à sa souffrance comme à la planche pourrie d'un radeau. Survient le pire : tabassage en règle dans les gogues du lycée. Le freak, alors, se vote la mort. Et il cherche comment. Option pilule en ouverture de bal : échec. De retour à la case scolaire, son pote Lulu lui offre alors la rédemption par le camp d'été. Feu vert de la mère. Départ et désillusion : lieu morose et atmosphère plutôt rude : le poney-club a goût de crottin, la virée au centre commercial une allure d'arnaque. Seul le bain aura saveur et portera leçon, accompagné d'une petite fugue hors de la routine estivale. Puis, peu à peu, une sérénité vient, qui gagne, croît et aplanit et comble cette vie-ornière. La Tremblote se sentira pousser des jarrets de centaures et venir un corps d'ébloui. Histoire lente d'une reconquête que rythment les mots lourds du blues, ainsi va la Tremblote d'Anne Lenner, mort de corps, fort de mots.

Anne Lenner a un peu plus d'un quart de siècle et ne s'en porte pas plus mal. Elle est soupe au lait, mais n'en met ni dans le thé ni dans le café. Après un passage à la Sorbonne, quelques voyages et une kyrielle de petits boulots, elle vit désormais dans un grenier, parce que c'est plus pratique pour regarder les étoiles. A l'occasion, il lui arrive d'écrire.





  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 8 février 2006

On le surnomme «la tremblote», pauvre pantin aux gestes syncopés, la tête dans les nuages et les jambes clouées au fauteuil roulant. Il sait qu'il mourra jeune, d'une maladie orpheline qui intéresse les spécialistes pour faire avancer leur thèse... Cahin-caha raconte le quotidien qui dérape, frôle la guimauve et se rattrape aux branches grâce à une écriture marquée par la grâce de la sincérité. L'auteur dédaigne la routine de la bonne conscience pour lui préférer la rage, le blues, mais aussi l'humour.


  • La revue de presse Jean-Louis Ezine - Le Nouvel Observateur du 19 janvier 2006

Un premier roman qui fait penser à Steinbeck, et qui lui fait quelque part écho, ça ne se lit pas tous les jours. Bien, précisons : c'est le Steinbeck d'avant «A l'est d'Eden», d'avant «les Raisins de la colère» et même d'avant «Des souris et des hommes». C'est le Steinbeck d'avant Steinbeck en somme, mais il faut un temps pour tout. «Cahin-caha» est en fine résonance avec «la Coupe d'or», le tout premier roman de Steinbeck : le futur prix Nobel y racontait la vie d'un pirate, un tailleur de méridiens qui se prenait pour Steinbeck, qui lui-même tout au long de sa vie s'est pris pour «Pigasus», sa figure totémique. Un cochon volant, «attaché à la terre, mais qui veut voler»... C'est exactement le cas de la Tremblote, le héros de «Cahin-caha». Lui se prend pour un dodo. Le dodo est l'autre nom du dronte, cet oiseau disparu des brouillons célestes... il n'y a pas une ligne qui ne soit aérienne dans cette désolante histoire...


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