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Alors, on se promène ?

Couverture du livre Alors, on se promène ?

Auteur : Bosc | Préface de Cabu

Date de saisie : 05/12/2005

Genre : Humour

Editeur : le Cherche Midi, Paris, France

Collection : La Bibliothèque du dessinateur

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-7491-0481-2

GENCOD : 9782749104812


  • La présentation de l'éditeur

La première fois que j'ai vu un dessin de Bosc, c'était dans Paris Match, j'avais 16 ans et pour moi ça a été un choc. À l'époque, on était habitué à voir dans les journaux des dessins gentils et là, je découvrais un dessinateur d'hu¬mour qui osait s'attaquer aux militaires et qui faisait de la critique sociale.

Je dessinais déjà dans L'Union de Reims et je lisais d'autres journaux comme Franc Tireur; Combat, car ils publiaient des dessins à la une. J'admirais aussi les dessins très stylisés de Grove dans Le Canard enchaîné.
Les dessins de Bosc m'ont plu car j'y ai vu la lisibilité parfaite, le sens de la composition, que je recherchais à l'époque. J'aimais d'autres dessinateurs, mais j'ai remarqué Bosc car il avait cette simplicité, cette efficacité et surtout cet humour méchant qui ressemblait déjà à celui qu'aura plus tard Hara-Kiri.

Bosc, comme Maurice Henry, sont des dessinateurs qui m'ont influencé, même si l'univers surréaliste de Maurice Henry n'était pas proche du mien. C'était pour moi un bon caricaturiste. On peut aimer un dessinateur pour son graphisme mais pas pour son inspiration. Dans le cas de Bosc, j'aimais les deux.
Il ne faisait pas que des dessins sur les militaires. J'ai appris plus tard qu'il avait fait la guerre d'Indochine et c'est pour cela qu'il a fait pas mal de dessins sur l'armée, mais tout ce qu'il a fait est drôle. C'est très rare de voir un dessin de Bosc qui ne soit pas bon. Tous les dessinateurs ont de mauvais dessins mais j'ai rarement vu des dessins de Bosc qui laissent indifférent.
Il avait une constance dans la qualité due sans doute à un tri très exigeant, mais l'idée était toujours excellente, il y avait une cohérence entre l'idée et le dessin.
Il avait un style très personnel, très dur. On pouvait croire que son trait dépouillé résultait d'une certaine grâce, mais derrière il y avait un énorme travail... (extrait de la préface de Cabu)




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