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L'énigme de la Blancarde

Couverture du livre L'énigme de la Blancarde

Auteur : Jean Contrucci

Date de saisie : 04/12/2005

Genre : Policiers

Editeur : LGF, Paris, France

Collection : Le Livre de poche. Policier, n° 35016

Prix : 6.00 € / 39.36 F

ISBN : 978-2-253-11406-2

GENCOD : 9782253114062


  • La présentation de l'éditeur

Marseille, 1891. La ville est partagée en deux. D'un côté, sur la rive nord du Vieux-Port, le quartier "réservé" où viennent s'encanailler les bourgeois. De l'autre, les faubourgs respectables, autour de la rue Paradis ou du hameau de La Blancarde... C'est pourtant dans ce monde-là que la riche Mme Magnan est sauvagement assassinée. Louis Coulon, son fils adoptif, est accusé. Preuves et témoignages l'accablent. Le voilà condamné au bagne à perpétuité. Un dénouement qui paraît trop simple au chef adjoint de la Sûreté, Eugène Baruteau, et à son jeune neveu, l'intrépide journaliste Raoul Signoret. Surtout quand le témoin numéro un se rétracte: "Un innocent est au bagne à ma place !" Ce duo familial d'enquêteurs, auquel vient s'ajouter Cécile, la fiancée de Raoul, va de surprise en surprise et découvre qu'un même homme fait l'objet de trois verdicts contradictoires. Le vice ne se cache pas toujours là où on l'attend... En restituant l'atmosphère de Marseille à la Belle Epoque, Jean Contrucci, critique littéraire de La Provence, se fait ici l'historien et le romancier d'une affaire stupéfiante, qui défraya en son temps la chronique.



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  • La revue de presse Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 1er décembre 2005

C'est un rendez-vous que, depuis 2002, l'on ne manquerait pour rien au monde. Une fois par an, Jean Contrucci, l'héritier phocéen d'Eugène Sue, nous invite à rencontrer, autour d'un verre de Noilly blanc, les criminels de la Belle Epoque et la pègre du Vieux-Port. A côté, les voyous d'aujourd'hui font pâle figure. Il est vrai qu'ils ne risquent plus d'être déportés en Guyane ou d'avoir la tête tranchée.
Grâce aux deux héros récurrents, l'exubérant commissaire Eugène Ba-ruteau et son sémillant neveu, Raoul Signoret, jeune reporter au «Petit Provençal», dont l'affectueuse complicité résout les plus complexes énigmes, nous savons désormais qui a sauvagement étranglé dans son lit la veuve d'un négociant en oléagineux, pourquoi le brave curé de Mazargues a été jeté au fond de son puits et quel est le secret du docteur Danglars...
Cette fois, le couple de fins limiers doit éclaircir un mystère plus grand encore. Si grand qu'on en a «le teston dévarié» (l'esprit brouillé). Car le cadavre retrouvé, en janvier 1903, devant la manufacture des tabacs a perdu non seulement sa tête mais aussi ses mains. Il apparaît vite que la victime, malgré le soin apporté par le meurtrier à dissimuler son identité, est un officier du 141e de ligne, le lieutenant Alfred d'Estournel, dont tous les bordels de la ville connaissent les trafics louches. Mais pourquoi diable une telle boucherie ?... On ne sait pas ce qui nous séduit le plus dans ce roman coloré, imagé et agité, du suspense distillé comme de l'absinthe par un feuilletoniste enfiévré ou de l'odoriférant portrait d'un quartier peuplé d'Italiens...


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