Passion du livre - tout sur le livre : Ouï-dire sur la mort

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Ouï-dire sur la mort

Couverture du livre Ouï-dire sur la mort

Auteur : Patrick Maugein

Date de saisie : 12/12/2005

Genre : Sociologie, Société

Editeur : J.-C. Gawsewitch éditeur, Paris, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-35013-039-2

GENCOD : 9782350130392


  • La dédicace de l'auteur

Je voulais écrire un livre sur le ouï-dire, c'est-à-dire, l'information qui circule sans que sa véracité soit vérifiée. Sous forme négative, le ouï-dire est la calomnie. Tout le monde en a été victime un jour ou l'autre. Cependant, le ouï-dire peut être neutre ou même prendre une forme positive. Si l'on dit : l'Archange Gabriel a rendu visite à Jeanne d'Arc, pour lui ordonner de bouter les Anglais hors de France, c'est aussi du ouï-dire. En tout cas, c'est ce que l'on enseignait dans les manuels d'histoire, il y a encore peu de temps. D'ailleurs, cette extraordinaire visite valorisait la petite bergère de Lorraine.

En droit anglo-saxon, le ouï-dire, «hearsay», constitue ce qu'un témoin ne doit jamais faire dans une Cour de Justice : rapporter des faits dont il n'a pas été le témoin direct.

En musardant autour de cette idée du ouï-dire, je me suis aperçu que la mort était un domaine dans lequel le ouï-dire était la seule forme de connaissance, pas nécessairement frelatée, mais sans preuve. J'ai tenté de réfléchir sur ce que pouvait signifier que nous ne sachions rien de sûr sur la mort et sur ce qui la concerne directement, comme les religions, et en particulier les trois monothéismes révélés.

J'ai finalement opté pour limiter ce livre au ouï-dire sur la mort en retranchant le début de ma réflexion, qui m'est apparue alors futile et sans intérêt.

J'ai aussi constaté que ma génération a été élevée dans le culte des héros qui meurent jeunes, après avoir accompli leur destin, comme Bayard «le chevalier sans peur et sans reproche», Jeanne d'Arc ou Davy Crockett. Il faut prendre l'héroïsme au sens large et y inclure les grandes et nobles passions comme celle qui animait Roméo et Juliette.

Aujourd'hui nous sommes confrontés à l'attente probable d'un quatrième âge pendant lequel nous partirons «au détail», comme disait Voltaire. La médecine est prête à tout pour prolonger la durée de vie, alors que les rites funéraires s'amenuisent ou disparaissent. «Tout pour le moribond, rien pour le défunt» écrit Régis Debray dans un livre récent.

Si mon texte a un intérêt, c'est que je ne suis pas écrivain. C'est un premier livre et sûrement le dernier. Je me pose avec maladresse et cruauté les questions que chacun ne peut éviter de se poser.

Patrick Maugein



  • La présentation de l'éditeur

Notre mort sera vraisemblablement longue et déplorable, nous explique Patrick Maugein. On nous conserve déjà en vie jusqu'au bout de l'inacceptable, dans des mouroirs où le quatrième âge glisse vers une fin en morceaux.

Nous aurait-on bernés ? Nous, enfants du baby-boom, la dernière génération à avoir été bercée d'une imagerie héroïque, nous sommes aux premières loges de la mort new age. Et nos enfants, protégés de l'imagerie macabre, interdits d'enterrements et abreuvés de périphrases, à ignorer la mort, profitent-ils encore de l'existence ?

Les images du trépas ont nourri, des siècles durant, la littérature et les arts. C'est à un revigorant séjour chez Thanatos que nous convient ces Ouï-dire, où Patrick Maugein feuillette pour nous les grands classiques de la mort, pour mieux nous suggérer de vivre.


Patrick Maugein, Polytechnicien, est le Président d'une société de production et d'exploration pétrolière. Il vit à Londres.

Ouï-dire sur la mort est son premier livre.





  • La revue de presse François Weyergans - Le Nouvel Observateur du 8 décembre 2005

Dans une des rues les plus calmes du 7e arrondissement de Paris, à l'âge de 20 ans, je rendais visite à René Char, qui me parla de Braque et de Giacometti. Il me les fit rencontrer. Je ne me doutais pas que, des années plus tard, dans la même rue, je dînerais chez l'ami d'un ami en admirant, dans la salle à manger, une toile de Braque et une sculpture de Giacometti. Aujourd'hui, cet ami d'ami, devenu le mien, est le président d'une compagnie de production et d'exploration pétrolières... Des informations frelatées courent à son propos. Il fut mis en cause dans des achats de pétrole en Irak, alors qu'il n'achète pas de pétrole : il en cherche - ce qui peut intéresser le romancier que je suis, mais aujourd'hui je suis son lecteur. Il vient de publier un livre. Il aime l'art moderne mais il écrit sur la mort,... la lecture du livre dont je parle, «Ouï-dire sur la mort», est contagieuse.


C'est un livre écrit avec l'aide de Google (qui en partage la dédicace avec la fumée du cigare). L'auteur, hanté par son thème - il n'aimerait pas mourir comme tout le monde, il veut sa mort à lui - est allé chercher du renfort chez ses aînés... Ce qui plaît dans ce livre, c'est qu'il donne le désir au lecteur de composer à son tour le sien. La mort, on a beau dire, nous aura préoccupés pendant toute notre vie ! En le refermant, on a envie de s'entourer d'exemples et pourquoi pas ceux que donne Maugein,... Il refuse qu'on nous «déconnecte» de la mort. C'est quand il parle de lui qu'il est le plus intéressant. Il a glissé au milieu de son texte un chapitre autobiographique que j'ai trouvé délicieux, et son parallèle entre deux toreros, Juan Belmonte et Joselito, montre ou démontre qu'il suffit d'être passionné pour mettre dans le mille.


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