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Et il a appelé : Traduction du Lévitique

Couverture du livre Et il a appelé : Traduction du Lévitique

Auteur : Henri Meschonnic

Traducteur : Henri Meschonnic

Date de saisie : 27/11/2005

Genre : Religion, Spiritualité

Editeur : Desclée De Brouwer, Paris, France

Prix : 24.00 € / 157.43 F

ISBN : 978-2-220-05445-2

GENCOD : 9782220054452


  • La dédicace de l'auteur

Je retraduis la Bible pour donner à entendre ce que toutes, je dis bien toutes, les autres traductions effacent. C'est pourquoi il y a pour moi une jubilation à faire en français l'écoute scrupuleuse des accents du texte, les taamim, qui sont ses rythmes, sa prosodie et aussi les violences de sa grammaire. Par quoi je rythmise le français. Alors, pour ce que la tradition grecque appelle le Lévitique, en hébreu Et il a appelé, le plaisir, c'est le récitatif, là où les autres ne traduisent que l'énoncé. Et certains ne se gênent pas pour déclarer fastidieuse cette liste de prescriptions et d'interdits. Je travaille à faire entendre le poème, c'est autre chose que le sens des mots. La préface et les notes sont là pour faire partager l'atelier du poème, les bonheurs du langage, où l'appel a une autre force que la description d'un rituel. C'est le plaisir que je souhaite aux lecteurs.

Henri Meschonnic



  • La présentation de l'éditeur

Le titre usuel, Le Lévitique, ne dit pas la même chose que le titre hébreu qui est l'incipit du livre, Et il a appelé. Le titre hébreu dit la continuité avec ce qui précède, et il dit que c'est le livre de l'appel. Une convocation en même temps qu'une interpellation. Le titre grec généralisé dit que les fils de Lévi vont organiser le religieux. Et ce troisième livre de Moïse est le livre de l'invention et de l'organisation du religieux : le calendrier des fêtes, les prescriptions, les interdits. Le rituel, le cérémonial. D'où la lecture courante n'y voit que ce que la traduction courante laisse voir : du formalisme, un ritualisme, des répétitions lassantes. De quoi dégoûter le lecteur. Mais l'écoute de ce cérémonial du langage change tout. Cette traduction vise à faire entendre le poème effacé par les traductions qui ne laissent que le sens des mots. Le langage lui-même fait une incantation. Avec sa tonalité spécifique : c'est l'entrée de la sainteté, la naissance du bouc émissaire, la couverture des fautes, l'Enseignement, le pur et l'impur jusqu'à l'horreur. Dans un récitatif qui s'enchante de son propre dire. C'en est ici l'écoute.

C'est ici la suite du projet de traduction de la Bible par Henri Meschonnic commencé avec Les Cinq Rouleaux (Gallimard, 1970), Jona et le signifiant errant, (Gallimard, 1981) et repris dans Gloires, traduction des Psaumes (Desclée de Brouwer, 2001), Au commencement, traduction de la Genèse (Desclée de Brouwer, 2002), Les Noms, traduction de l'Exode (Desclée de Brouwer 2003, accompagnée d'un CD où Henri Meschonnic lit en hébreu et en français des extraits de Gloires, Au commencement et Les Noms). Ce projet n'est pas séparable des poèmes ni de la réflexion théorique. Derniers poèmes parus : Infiniment à venir (Dumerchez, 2004), Tout entier visage (Arfuyen, 2005) ; essais : Célébration de la poésie (Verdier, 2001), Hugo la poésie contre le maintien de l'ordre et Spinoza poème de la pensée (Maisonneuve & Larose, 2002), Un coup de Bible dans la philosophie (Bayard, 2004).




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