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Chroniques de l'asphalte. Volume 1, Le temps des tours

Couverture du livre Chroniques de l'asphalte. Volume 1, Le temps des tours

Auteur : Samuel Benchetrit

Date de saisie : 06/01/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Julliard, Paris, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-260-01680-9

GENCOD : 9782260016809


  • La présentation de l'éditeur

Qu'en est-il du jeune auteur dont on a dit, à la sortie de son premier roman Récit d'un branleur, qu'il «était à la littérature ce que les Sex Pistols ont été au rock» ?

Samuel Benchetrit ne s'est pas calmé. Après des aventures au cinéma (Janis et John, réalisé en 2003) et au théâtre (Moins deux, pièce créée en 2005, connaît actuellement un succès considérable au théâtre Hébertot), il revient aujourd'hui en librairie avec un projet tout à fait déraisonnable : raconter, en cinq livres, les trente premières années de sa vie.

Il aurait pu attendre d'avoir soixante ans pour faire le point. Il n'avait pas envie.

Voici donc le premier volume : son enfance.





  • La revue de presse Michèle Gazier - Télérama du 4 janvier 2006

La nostalgie ne vient pas seulement avec l'âge. A 30 ans à peine, Samuel Benchetrit s'en paie une belle tranche. Qu'on en juge à travers ces chroniques toutes entières consacrées à l'enfance. La sienne bien sûr. Drôle et ambitieux projet que celui de ce jeune homme fonceur qui a déjà à son palmarès un premier livre très remarqué : Récit d'un branleur, des films d'un côté ou de l'autre de la caméra, deux pièces de théâtre, dont la dernière, Moins deux, encore à l'affiche du Théâtre Hébertot, est unanimement saluée par la critique.

Au roman autobiographique, trop pesant et en un sens trop sérieux, qui l'aurait contraint à se mettre en scène au détriment des autres, Benchetrit a préféré la nouvelle, dans sa brièveté suggestive, sa souplesse et sa plasticité... L'art de la nouvelle selon Benchetrit passe d'abord par la reconstruction d'un parler banlieusard, d'un accent inventé des cités qui est en lui-même une langue. Crudité des mots, tendresse des sentiments, enchantement des dialogues qui sonnent juste et vrai... Chroniques de l'asphalte est un arrêt sur image, la photographie chahutée d'un temps que l'on pourrait dire heureux. Une lettre d'amour. Un adieu.



  • Les premières lignes

«Monsieur Stern avait sûrement connu le terrain vague qui existait avant la construction de la tour. Il devait avoir soixante ans et c'était le plus ancien habitant de l'immeuble. Il avait acheté son appartement (T3) d'après un dessin que lui avait proposé le cabinet d'architectes. Lorsque monsieur Stern ouvrait la porte de son appartement, on pouvait voir le dessin encadré et accroché dans l'entrée. Le dessin était très coloré, certainement exécuté au pastel, avec des arbres partout, gigantesques et d'un vert qui n'existe pas dans la vraie nature, en tout cas pas dans le quartier.
Un jour, le syndic a pris la décision de changer la cage d'ascenseur du fait que ce dernier tombait sans cesse en panne. Tout le monde a voté pour, sauf monsieur Stern qui refusait de payer autant que les autres. En fait, il voulait bien payer, mais un peu.
- Ce n'est pas une question d'argent, enfin si aussi... Mais voilà, moi je ne me suis jamais servi de l'ascenseur vu que j'habite au premier, alors je prends les escaliers... Il n'y a pas de raison que je paie autant que madame Hamidi qui habite au neuvième ou que monsieur Gilosa qui est au treizième...»


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