La défunte, Suivi de Pardonne-moi de me trahir / Passion du livre

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Couverture du livre La défunte, Suivi de Pardonne-moi de me trahir

Auteur : Nelson Rodrigues

Traducteur : Angela Leite Lopes | Alexandra Moreira da Silva | Thomas Quillardet | Marie-Amélie Robilliard

Date de saisie : 06/02/2017

Genre : Théâtre

Editeur : les Solitaires intempestifs, Besançon, France

Collection : Traductions du XXIe siècle

Prix : 15.00 €

ISBN : 9782846814973

GENCOD : 9782846814973

Sorti le : 19/01/2017

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  • La présentation de l'éditeur

Nous devons tous nous aimer, nous devons tout aimer. Aimer même les meubles comme des frères, comme une soeur la simple armoire ! Je suis revenu de là-bas en aimant tout davantage ! Nous renonçons à aimer trop de choses, nous oublions d'aimer trop de choses. J'arrive ici et qu'est-ce que je vois ? Que personne n'aime personne, que personne ne sait aimer personne. Alors il faut trahir toujours, dans l'espoir de l'amour impossible.

Pardonne-moi de me trahir : Une adolescente est élevée par son oncle. Quand il découvre qu'elle se rend dans une maison close, il la force à retrouver sa pureté en révélant de terribles secrets sur son passé.

La Défunte : Une jeune femme d'un quartier populaire de Rio, Zulmira, déclenche une machination pour avoir un enterrement somptueux, compensation post-mortem à une vie de frustrations.

Nelson Rodrigues (1917-19S0), un des dramaturges les plus représentés et des plus respectés du théâtre moderne brésilien, a inventé une tonne singulière basée sur le flash-back, et la représentation scénique du rêve et de l'inconscient.





  • Les premières lignes

ACTE I

Scène vide. Rideaux au fond. Ce sont les personnages qui, parfois, selon les besoins des situations, apportent et enlèvent des chaises, des petites tables, des oreillers qui constituent les signes synthétiques des multiples atmosphères. Éclairages mobiles. Entre Zulmira, avec un parapluie ouvert. En théorie, il y a une pluie absolument torrentielle. La jeune femme se trouve devant un immeuble imaginaire. Elle frappe à une porte, tout aussi imaginaire. Madame Crisalida surgit avec une assiette et son indispensable torchon. En pantoufles, décoiffée, l'air manifestement misérable et négligé. Derrière elle, pieds nus, son fils de 10 ans. Pendant toute la scène, l'Enfant garde, fièrement, son doigt dans son nez. Zulmira tousse beaucoup.

MADAME CRISALIDA. - Qui est-ce ?

ZULMIRA. - S'il vous plaît. Je voudrais parler à Madame Crisalida.

MADAME CRISALIDA. - Pour une consultation ?

ZULMIRA. - Oui.

MADAME CRISALIDA. - Qui vous envoie ?

ZULMIRA. - Une femme un peu, très, qui est venue l'autre jour.

Madame Crisalida, toujours accompagnée du gamin au doigt dans le nez, ouvre la porte imaginaire.

MADAME CRISALIDA. - C'est moi. Entrez.

Zulmira entre, enfermant son parapluie.

ZULMIRA. - Pardon.

Madame Crisalida soupire.

MADAME CRISALIDA. - Il faut ouvrir l'oeil. Avec les policiers, ce n'est pas de la tarte. L'autre jour, je me suis retrouvée en taule.

ZULMIRA. - C'est du sérieux !

MADAME CRISALIDA. - Mais Dieu soit loué.

Zulmira et Madame Crisalida prennent chacune une chaise, derrière les rideaux.

MADAME CRISALIDA. - Asseyez-vous.

Zulmira s'assied.

ZULMIRA. - Merci.

Madame Crisalida s'assied aussi.

(...)


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