Du régal pour les vautours / Passion du livre

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.. Du régal pour les vautours

Couverture du livre Du régal pour les vautours

Auteur : Claude Régy

Date de saisie : 13/12/2016

Genre : Théâtre

Editeur : les Solitaires intempestifs, Besançon, France

Collection : Livre-DVD

Prix : 19.00 €

ISBN : 9782846814751

GENCOD : 9782846814751

Sorti le : 25/08/2016

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

La lumière et le silence sont aussi des matériaux dont on ne se lasse pas. Enfin, moi, je ne m'en lasse pas. Je ne me lasse pas d'écouter le silence et je ne me lasse pas des jeux de lumières.
Je pense que travailler c'est quelquefois ne rien faire. C'est quelquefois regarder la lumière du jour ou regarder la lumière quand le jour baisse ou au moment du lever du jour ou, au contraire, dans un moment très étale de la matinée ou de l'après-midi. Se laisser faire par toutes ces choses qui s'impriment en nous.
On croit qu'on ne travaille pas mais «ça» travaille pendant tout ce temps, ça travaille en nous.

Inclus dans ce volume un film d'Alexandre Barry, Du régal pour les vautours, qui nous entraîne dans une dérive au coeur du travail, de la vie de Claude Régy. Les yeux ouverts dans la nuit, des visions surgissent. Lieux, visages, souvenirs et réminiscences remontent à la surface comme des fragments de miroirs superposés. A Paris, au Japon, en Corée, en Norvège, Claude Régy partage les lueurs entrevues lors de son long voyage. Une aventure en zones inexplorées commencée il y a plus de soixante ans.

DVD : durée : 67 min. - 16/9 stéréo - version française/sous-titres anglais
Un film produit par Michel David © Zeugma Films 2016





  • La revue de presse Christophe Bident - Le Magazine Littéraire, décembre 2016

Alors que Rêve et folie est présenté comme le dernier spectacle de Claude Régy, le metteur en scène de 93 ans publie un livre dense sur la quête qui anima sa vie...
Claude Régy n'a laissé filmer aucun spectacle. Seulement quelques instants de répétitions ou d'ateliers. Mais, depuis près de vingt ans, il a écrit des livres, le plus souvent fragmentaires, comme si l'écriture était le seul moyen de rendre hommage aux écritures qu'il a traquées, ou à l'écriture unique qui, derrière les écritures singulières, traduit par la transcendance du langage une spiritualité inassouvie. Cette spiritualité n'a rien de religieux. Elle s'inspire tout autant de la situation physique de l'homme au sein de l'univers qu'elle exprime «l'envie d'abattre l'orgueil stupide de l'ordre moral». Il faut lire le dernier livre de Claude Régy, Du régal pour les vautours, comme un manifeste en faveur du théâtre et de sa force de transmission s'il ne vise pas à clore le sens, à plastifier le drame, à saturer les enjeux.



  • Les premières lignes

Tarjei Vesaas est pour moi une découverte récente. Écrivain norvégien, mort en 1970.
Il y a chez lui des phrases dont le sens est hors de la sphère de l'évidence. Ces phrases - on dirait - touchent à ce qu'il ne peut pas - ou ne veut pas - exprimer.
Il dit que c'est important, quand on écrit, de ne pas écrire complètement. C'est-à-dire de laisser des ouvertures, de laisser un espace où le lecteur invente et continue à créer.

Parmi les phrases qui vont vers l'obscurité j'ai noté dans son roman Les Ponts

On attend quelque chose. L'air est chargé de messages
qui restent inexprimés.
On devine leur présence.

Vit ici la vie, la force de ce qui n'est pas exprimé.
Une autre phrase parle de la force d'un monde inconnu qui pourrait être, pour nous, contraignant.

Nous étions donc bien impliqués dans quelque chose qui n'était pas le simple fruit de notre imagination. Nous faisions face à un monde inconnu qui pourrait nous contraindre.

La référence à l'inconnu est exprimée - elle - de manière claire.

Dans un entretien il disait

Cela ne doit pas être écrit - il parle de toute écriture -de telle sorte que l'on puisse comprendre la tête froide. Il doit s'y trouver une grande part que seul le lecteur ressent en lui, le lecteur doit avoir la possibilité d'ouvrir les pièces secrètes de son être.

Deux choses très importantes à la fois, c'est de laisser dans l'écriture la place à une sorte d'écriture prolongée par le lecteur - donc, au théâtre, par le spectateur. Il faut que le spectateur soit créateur, qu'il écrive, qu'il continue à écrire. Et en même temps ce spectateur peut ouvrir les pièces secrètes de son être.

(...)


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