Auteur : Hugo von Hofmannsthal
Traducteur : Eugène Badoux et Magda Michel
Date de saisie : 18/10/2005
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Gallimard, Paris, France
Collection : L'imaginaire, n°
Prix : 6.00 € / 39.36 F
ISBN : 978-2-07-077542-2
GENCOD : 9782070775422
A la fin du XVIIIe siècle, le jeune Andréas de Ferschengelder débarque à Venise, à la recherche du bonheur, sans doute. La ville magicienne lui offrira ses fêtes et ses jeux tragiques, ses ténèbres et sa splendeur, sa paix sérénissime et sa troublante inquiétude. D'autres contes d'amour et de mort déroulent leurs enchantements. Les uns rappellent Les Mille et Une Nuits, un autre les traditions de la cavalerie viennoise, ou encore cette étrange et macabre aventure amoureuse du maréchal de Bassompierre. La morale est que chacun trouve ce qu'il cherche, ce qu'il porte en soi. Tout être accomplit un destin. Personne ne peut tricher impunément. Si l'on méprise la réalité, elle se fait meurtrière. Des histoires dépaysantes qui ouvrent "ces portes par lesquelles notre âme a l'impression de pénétrer quelque part, où se trouve sa véritable patrie". Etrange et fascinant, l'auteur du Chevalier à la rose se révèle ici, comme toujours, un grand poète, un "enchanteur".
Né à Vienne en 1874 d'une mère italienne et d'un père autrichien, Hugo von Hofmannsthal connut la renommée, au sortir du lycée, dès l'âge de dix-sept ans. Poète, prosateur, essayiste, auteur dramatique, il écrivit les livrets de plusieurs opéras de Richard Strauss, comme Le chevalier à la rose et Ariane à Naxos, et fut l'un des fondateurs et des premiers animateurs du festival de Salzbourg. Il compte parmi les figures majeures de la littérature autrichienne du début du siècle. Hofmannsthal est mort dans sa propriété de Rodaun près de Vienne, le 5 juillet 1929.
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... Cette légèreté dans le mystère, ce goût vertigineux pour la duplicité des apparences, cette forme d'ébriété sensuelle qui s'empare de ses personnages, tout cela témoigne bien davantage d'une luminosité transalpine que d'un penchant métaphysique et germanique pour les profondeurs de l'inconscient. Venise inspire du reste plusieurs nouvelles de ce recueil auquel «Andréas» donne son titre générique - Venise, la ville des miroirs, des façades, des séductions, de la pure lumière qui renvoient aux purs ou aux pires mensonges. Les demoiselles ingénues cachent-elles des courtisanes ? Les palais, des bouges ? Ah ! comme il est facile de perdre son âme à la surface des choses !...
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