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Loin des forêts rouges

Couverture du livre Loin des forêts rouges

Auteur : Claude Duneton

Date de saisie : 03/12/2005

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Denoël, Paris, France

Collection : Roman français

Prix : 13.00 € / 85.27 F

ISBN : 978-2-207-25748-7

GENCOD : 9782207257487

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

1991, la Russie postsoviétique part à la dérive. Dans la splendeur déchue de Pétersbourg, Claude Duneton découvre les ruines du communisme, qui fut l'idéal de sa jeunesse. Partageant la vie difficile des habitants, le narrateur replonge dans la magie des espérances évanouies. Une famille paysanne en Limousin, où les noms de Staline et de Thorez résonnaient comme ceux des héros antiques. Et où l'attente du Grand Soir permettait d'endurer l'injustice sociale, la mise en apprentissage précoce des enfants... Dans une langue savoureuse et précise, Duneton fait resurgir le monde des ateliers qu'il a trop tôt connus, "l'odeur des perceuses, de ce produit laiteux dont on barbouillait les forets, mélangé à la limaille". Alors, la révolte semblait aller de soi... Entre le vieux rêve communiste français au parfum de terroir et les illusions perdues de la Russie d'aujourd'hui, ce récit se construit dans un va-et-vient tendre et douloureux. Dénonçant la grande imposture idéologique, Loin des forêts rouges est aussi une méditation sans amertume sur une génération de dupes, à l'Est comme à l'Ouest, qui ont gardé la force d'espérer.


Romancier, Claude Duneton est aussi philologue et historien du langage. On lui doit, entre autres, Le Bouquet des expressions imagées, Parler croquant, Histoire de la chanson française et, bien sûr, La Puce à l'oreille (Denoël, 2005).





  • La revue de presse Eric Ollivier - Le Figaro du 1er décembre 2005

Il est allé à seize mille lieues des lieux de son enfance (c'est de Cendrars, je crois) pour évoquer les vies parallèles d'une petite soviétique et d'un petit paysan du Limousin, et découvrir, après l'effondrement d'un empire, la résonance explosive et déchirante d'une locution anodine : induire en erreur. A Saint-Pétersbourg-Léningrad, Claude Duneton, mangeur de mots gourmand, ne mâche pas les siens pour regarder en arrière. Atterré et furieux. A l'aide d'un vocabulaire anglais plus que restreint, il dialogue avec sa logeuse russe qui lui décrit, l'intuition aidant à interpréter les gestes, ce qu'était vraiment la vie quotidienne au temps des tyrans rouges.

Et il pense, en même temps, à son père, paysan français qui voyait dans le communisme le sommet de l'espérance. En quelques pages il fait revivre la petite ferme pauvre au bord d'un admirable paysage, tapissé de fougères, de genêts et d'aubépine. Et l'école où, à douze ans, il rêvait parmi des fillettes sentant encore l'herbe et l'étable. Mais, deux ans plus tard, il devait quitter la forêt pour le foret de l'atelier, d'où le double jeu de mots qu'on peut lire dans le titre du livre : forêt et foret, mais aussi rouge pour les arbres d'automne et pour la révolution d'octobre... Il a choisi de s'exprimer en un français débraillé, parlé plutôt qu'écrit, estimant qu'il s'accordait mieux à sa peine... Il n'y a pas, dans ce livre, de révélations à proprement dire sur la dictature lénino-stalinienne, un flot d'informations préalables a fini par renverser les murs de silence. Mais il y a ce dialogue poignant entre deux êtres de la même génération, et la réflexion de l'auteur sur soi-même à l'occasion de cet inventaire, «dans la jolie lumière tendre» de Saint-Pétersbourg.
Duneton, peut-être bloqué par sa rage, a écrit un livre court, mais un livre plein, grâce auquel on se remémore.



  • Le message de l'auteur

1991, la Russie postsoviétique part à la dérive. Dans la splendeur déchue de Pétersbourg, Claude Duneton découvre les ruines du communisme, qui fut l'idéal de sa jeunesse. Partageant la vie difficile des habitants, le narrateur replonge dans la magie des espérances évanouies. Une famille paysanne en Limousin, où les noms de Staline et de Thorez résonnaient comme ceux des héros antiques. Et où l'attente du Grand Soir permettait d'endurer l'injustice sociale, la mise en apprentissage précoce des enfants... Dans une langue savoureuse et précise, Duneton fait resurgir le monde des ateliers qu'il a trop tôt connus, "l'odeur des perceuses, de ce produit laiteux dont on barbouillait les forets, mélangé à la limaille". Alors, la révolte semblait aller de soi... Entre le vieux rêve communiste français au parfum de terroir et les illusions perdues de la Russie d'aujourd'hui, ce récit se construit dans un va-et-vient tendre et douloureux. Dénonçant la grande imposture idéologique, Loin des forêts rouges est aussi une méditation sans amertume sur une génération de dupes, à l'Est comme à l'Ouest, qui ont gardé la force d'espérer.


Romancier, Claude Duneton est aussi philologue et historien du langage. On lui doit, entre autres, Le Bouquet des expressions imagées, Parler croquant, Histoire de la chanson française et, bien sûr, La Puce à l'oreille (Denoël, 2005).


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