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Traité de la banalité

Couverture du livre Traité de la banalité

Auteur : Nicolas Grimaldi

Date de saisie : 10/10/2005

Genre : Philosophie

Editeur : PUF, Paris, France

Collection : Perspectives critiques

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-13-055218-5

GENCOD : 9782130552185

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  • La présentation de l'éditeur

Y a-t-il expérience plus banale que celle que nous avons spontanément du temps et de la vie ? Mais nous ne pouvons avoir d'expérience du temps que par l'attente ; et nous ne nous sentons vivre qu'en nous sentant exposés à la mort. Aussi n'y a-t-il rien de plus banal que temps, la vie, l'attente et la mort pour caractériser l'originaire compréhension que nous ayons de notre existence. Mais parce que notre attente présuppose l'imagination de ce que nous attendons, on ne peut guère séparer l'imaginaire de la banalité de notre existence. Non seulement il gouverne toute expérience du désir, mais encore et principalement du jeu. Ce Traité de la banalité voudrait donc n'être qu'un miroir où chacun pût voir se réfléchir tout simplement l'existence.

Ancien Professeur à la Sorbonne, Nicolas Grimaldi a rassemblé dans ce dernier ouvrage l'essentiel d'une réflexion presque toute consacrée à la douleur de la séparation, à la solitude, au désir et au temps.





  • La revue de presse Raphaël Enthoven - Lire, d'octobre 2005

... Grimaldi était encore enfant quand il eut, devant un champ de blé, la révélation que l'homme, pour son malheur, était un animal mais un animal métaphysique, doté d'une conscience et contraint, par la certitude de mourir, de s'interroger sur le sens de la vie. De fait, la philosophie - qui, comme son nom l'indique, est l'amour de la sagesse et non pas la sagesse elle-même - est née d'un drame, d'une rupture, du divorce entre l'homme inquiet et la nature sereine: «A quoi tient cette évidence que l'éclosion de la nature porte en son sein la conscience qui la répudie ?»

Après avoir été pendant dix ans un professeur inoubliable, une sorte de danseur qui enseignait, en improvisant, l'art de penser par eux-mêmes aux élèves de khâgne des lycées Janson et Jules-Ferry, Nicolas Grimaldi intègre l'Université (d'abord de Brest, puis de Bordeaux et enfin la Sorbonne) juste après Mai 68, à l'âge de trente-cinq ans, dans le sillage de Jean Wahl, Ferdinand Alquié ou Paul Ricoeur... En somme, Grimaldi se pose les questions de Nietzsche dans la langue de Descartes. Il construit une philosophie de l'instant, de l'immanence et de la joie, mais avec les mots et les outils de la métaphysique... L'écriture est classique, mais les interrogations vertigineuses; les notes en bas de page sont abondantes, mais bizarrement, loin d'être accessoires, elles disent l'essentiel. Qu'il évoque, dans son Traité de la banalité, le désir, l'effort, le jeu, l'habitude, le travail, le plaisir, les solitudes ou le totalitarisme, le dandy Grimaldi pense comme on danse : avec grâce et sans but... Nourrie du combat singulier entre la nostalgie de l'avenir et le goût du présent, la pensée de Grimaldi virevolte et rappelle à chaque pas que, faute d'être éternel, tout homme a les moyens d'apaiser la douleur de vivre par le bonheur d'exister.


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