Auteur : Michèle Gally
Date de saisie : 06/10/2005
Genre : Littérature Etudes et théories
Editeur : CNRS Editions, Paris, France
Collection : CNRS-littérature
Prix : 25.00 € / 163.99 F
ISBN : 978-2-271-06324-3
GENCOD : 9782271063243
Pour les Médiévaux, l'amour est d'abord poésie, puis un code, la fin'amor. L'intelligence de l'amour, selon l'expression du poète dans la Vita Nova, est à la fois savoir d'amour et savoir poétique, qui ensemble conduiront Dante à son «Poème sacré». Car l'amour, au Moyen Âge, demeure pris entre amour de Dieu et aventures dangereuses du désir. Il ne cesse d'être le thème d'un enjeu entre laïcs et religieux, clergie et chevalerie, poésie et théologie.
Au XIIIe siècle les discours sur l'amour se multiplient, en latin chez les théologiens, en français dans les traductions plus ou moins fidèles de l'Art d'aimer d'Ovide. Plus qu'une réponse inaboutie et toujours reprise à une définition de l'amour, ces dernières indiquent la tentative des clercs pour faire pièce à la fin'amor lyrique. Dans le sillage à la fois des trouvères et d'Ovide se construit alors en deux temps la somme poétique et savante du Roman de la Rose. «Art d'aimer» et «miroir aux amoureux», elle change la donne et propose une alliance : l'aventure amoureuse se fond dans le savoir encyclopédique.
L'ars amandi se mue en libido sciendi. Quant aux poètes, de Richard de Fournival à Guillaume de Machaut, si leur discours lyrique se fait plus savant, s'ils font désormais entrer le monde dans leurs vers, c'est pour séduire leur dame. L'intelligence de l'amour ne saurait se déprendre de l'intelligence de la poésie.
Michèle Gally, maître de conférences à l'Ecole normale supérieure Lettres et Sciences humaines, est spécialiste de la lyrique médiévale. Coauteur de Littératures de l'Europe médiévale (Magnard), auteur de Parler d'amour au puy d'Arras (Paradigme), traductrice de La Monarchie de Dante (Belin), elle a dirigé plusieurs ouvrages collectifs dont La Trace médiévale et les Ecrivains d'aujourd'hui (PUF).
Pour les Médiévaux, l'amour est d'abord poésie, puis un code, la fin'amor. L'intelligence de l'amour, selon l'expression du poète dans la Vita Nova, est à la fois savoir d'amour et savoir poétique, qui ensemble conduiront Dante à son «Poème sacré». Car l'amour, au Moyen Âge, demeure pris entre amour de Dieu et aventures dangereuses du désir. Il ne cesse d'être le thème d'un enjeu entre laïcs et religieux, clergie et chevalerie, poésie et théologie.
Au XIIIe siècle les discours sur l'amour se multiplient, en latin chez les théologiens, en français dans les traductions plus ou moins fidèles de l'Art d'aimer d'Ovide. Plus qu'une réponse inaboutie et toujours reprise à une définition de l'amour, ces dernières indiquent la tentative des clercs pour faire pièce à la fin'amor lyrique. Dans le sillage à la fois des trouvères et d'Ovide se construit alors en deux temps la somme poétique et savante du Roman de la Rose. «Art d'aimer» et «miroir aux amoureux», elle change la donne et propose une alliance : l'aventure amoureuse se fond dans le savoir encyclopédique.
L'ars amandi se mue en libido sciendi. Quant aux poètes, de Richard de Fournival à Guillaume de Machaut, si leur discours lyrique se fait plus savant, s'ils font désormais entrer le monde dans leurs vers, c'est pour séduire leur dame. L'intelligence de l'amour ne saurait se déprendre de l'intelligence de la poésie.
Michèle Gally, maître de conférences à l'Ecole normale supérieure Lettres et Sciences humaines, est spécialiste de la lyrique médiévale. Coauteur de Littératures de l'Europe médiévale (Magnard), auteur de Parler d'amour au puy d'Arras (Paradigme), traductrice de La Monarchie de Dante (Belin), elle a dirigé plusieurs ouvrages collectifs dont La Trace médiévale et les Ecrivains d'aujourd'hui (PUF).
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