De viandard à végane : pour que vivent les animaux / Passion du livre

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.. De viandard à végane : pour que vivent les animaux

Couverture du livre De viandard à végane : pour que vivent les animaux

Auteur : Bruno Blum

Préface : Paul McCartney

Date de saisie : 28/04/2016

Genre : Sociologie, Société

Editeur : Mama éditions, Paris, France

Collection : Témoignages

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782845941465

GENCOD : 9782845941465

Sorti le : 09/05/2016

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Artiste polyvalent et écrivain rock reconnu, Bruno Blum nous livre ici un ouvrage à la fois plein d'humour et profond sur son sujet fétiche : le véganisme.

Décalé, drôle et très documenté, ce témoignage nous invite à des prises de conscience aussi inattendues qu'essentielles. Il nous plonge dans la vague végane actuelle, un mouvement de plus en plus populaire en Europe et en Amérique du Nord, qui a pour but d'éviter la souffrance animale et de mettre un terme à l'exploitation des animaux par l'espèce humaine.

Il fut un temps où l'esclavage, qui nous horrifie aujourd'hui, paraissait naturel ; de même, soutiennent les véganes, un jour viendra où il nous semblera inadmissible de tuer des animaux pour les manger.

Bruno Blum, qui a depuis longtemps cessé de «consommer de l'alcool, du tabac, des drogues, des animaux et autres produits donnant prise à l'addiction», nous fait ici le récit de sa transformation, dans le style effronté et affûté qui lui est propre. Il nous explique par ailleurs pourquoi il est important de manger autre chose que des animaux, et comme il est facile de passer aux délices véganes.

l'auteur

Connu, dès la fin des années 1970, en tant que correspondant «gonzo», à Londres, du populaire mensuel de rock Best, et spécialiste français du reggae, Bruno Blum a très tôt côtoyé les grandes stars du rock. C'est la chanteuse des Pretenders qui l'initie au végétarisme en 1980, précipitant un long voyage intérieur.
Globe-trotter polyglotte versé dans la spiritualité, Bruno Blum est dessinateur, conférencier, musicologue, musicien et compositeur.
Il est aussi l'auteur d'une quinzaine de livres.

«Végétarien depuis trente ans, je suis très heureux de recommander à tous le livre de Bruno.»
PAUL McCARTNEY





  • Les premières lignes

INTRODUCTION
(EN MODE INSÉMINATION ARTIFICIELLE)

L'amour pour épée,
L'humour pour bouclier.

Bernard Werber

Bon, j'avoue, j'étais un viandard.
Je vous rassure, j'en suis pas fier. Mea culpa, je suis venu ici vous raconter comment j'ai progressé au fil des années. Comment je suis devenu «végétarien», comme on dit. Et, peu à peu, comment ma conscience s'est élargie. Au point d'être jalousé par les plus grands maîtres spirituels de Ménilmontant, à l'est de Paris. Ils me chuchotent en serrant les dents : «Votre Sérénité, comment faites-vous pour accéder à une conscience cosmique aussi clairvoyante ? Montrez-nous la voie menant à cette sagesse infinie.» Il faut reconnaître qu'en comparaison ma zénitude fait ressembler le dalaï-lama et le souverain pontife urbi et orbi à des Chinois écorcheurs de lapins vivants, à des fabricants de cols en fourrure pour parkas premier prix chez Carrefour. Végétarien ? Quelle idée ! Comment un truc pareil a-t-il pu arriver ?
Naturellement, certains ont été intimidés, voire éblouis, de côtoyer librement l'être exceptionnel, capable de manger autre chose que des animaux, que je suis. Il est vrai qu'une telle abnégation n'est pas si courante au pays de la triperie-boucherie Sanzot à chaque coin de rue, de la grenouille écartelée «label rouge» en surgelé et de l'escargot au jus du Guide Michelin, fleurons de notre culture gastronomique nationale. D'autres, incrédules et connaissant mon amour inconditionnel pour Little Richard, la drag-queen reine du rock and roll qui consacra sa vie à Dieu et à qui je voue un culte bien connu de mes copines trans vendeuses de falafels rue des Rosiers, hésitent entre des soupçons de conversion chez les végétariens adventistes du septième jour - comme le fit, paraît-il, le génial interprète de Tutti Frutti -, et ma tout aussi vraisemblable adhésion au culte de Maître Suprême Ching Hai, qui prodigue son «chemin noble de vie» par le biais des restaurants véganes Loving Hut (qu'au passage je recommande sincèrement à tous et à toutes pour la qualité de leur cuisine végane).
On m'a demandé une fois comment j'avais fait pour tomber dans les griffes de Raël, le prophète des Élohim, mais je nie catégoriquement toute affiliation avec celui que Michel Onfray traita de crétin sidéral et qui, par-dessus le marché, est un amateur de steaks-frites bleus.
Accoudés au comptoir de leur grec-frites habituel, d'autres encore ont même été un peu agacés en se comparant avec Moi, observant le contraste entre la plénitude continuelle resplendissante de mon âme pure et leur tumulte intérieur parfumé au boudin-rillettes.
Je ne résiste pas au plaisir de dévoiler ici le petit nom qui m'a été attribué par le bassiste de mon groupe de reggae, mon adepte numéro un, surnommé Chourave en raison de sa ressemblance frappante avec le personnage de Mandryka dans Les Aventures potagères du Concombre masqué. Conscient de la chance qu'a un simple légume de contribuer à la propagation de mon art à mes côtés, ce fidèle compagnon musicien ne saurait s'adresser à moi en d'autres termes que Votre Grandeur ou, plus trivialement lorsqu'on est entre nous, sans chichis, Grand Maître.

(...)


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