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Bonsoir les choses d'ici-bas

Couverture du livre Bonsoir les choses d'ici-bas

Auteur : Antonio Lobo Antunes

Traducteur : Carlos Batista

Date de saisie : 24/09/2005

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Bourgois, Paris, France

Prix : 27.00 € / 177.11 F

ISBN : 978-2-267-01754-0

GENCOD : 9782267017540

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  • La présentation de l'éditeur

"Vous avez renoncé à un livre sur la guerre en Angola en vous décidant à écrire Bonsoir les choses d'ici-bas ? - Quand j'ai commencé, le livre n'avait pour ainsi dire rien à voir avec l'Angola. Le sujet, c'était les sectes religieuses. C'était relativement inspiré de faits réels. Mais au deuxième chapitre, le livre s'est modifié et j'ai compris qu'il ne voulait pas de cette histoire... Avant je me lançais dans un livre avec des plans très détaillés, maintenant je m'embarque pratiquement sans rien, celui-ci j'ai commencé à l'écrire sans rien. - Que s'est-il passé ensuite ? - L'idée m'est venue des diamants, des agents... Un livre m'apparaît toujours davantage comme un organisme vivant, il fait ce qu'il veut. Et je dois le suivre à la trace, faire ce qu'il exige. C'est un organisme indépendant. - Il y a au moins dix voix principales dans ce roman. Elles sont apparues au fur et à mesure que vous écriviez le roman ? - Exactement. - Comment faites-vous pour- ne pas vous perdre dans ce carrousel de voix, sans un schéma, sans un plan ? - Hum... il se fait tout seul. Toujours plus. - Vous avez dit qu'il s'agissait d'un Angola inventé... - Tout comme le Portugal est inventé..." (Lucas Coelho, Milfolhas, Novembre 2003)





  • La revue de presse Fabienne Pascaud - Télérama du 21 septembre 2005

Jamais l'écrivain António Lobo Antunes n'a pu oublier l'Angola, vieille colonie africaine du grand empire portugais défunt. Jamais il n'a cessé de ressasser la guerre d'indépendance qui opposa les deux peuples (1961-1975), ni l'interminable guerre civile qui la suivit jusqu'en 2002. Autrefois médecin psychiatre, n'avait-il pas exercé là-bas de 1971 à 1973, plus pour amputer les membres que pour remettre les âmes ? Une fois encore, à 63 ans, l'infatigable explorateur du cauchemar colonial revient à ses hantises : sous un titre apparemment léger, férocement ironique - Bonsoir les choses d'ici-bas -, il plonge dans une Afrique d'apocalypse, saccagée par les trafics, les conflits de pouvoir, les racismes... Il n'y a jamais de point final dans l'immense lamento de sept cents pages qu'orchestre António Lobo Antunes en chef halluciné, comme possédé par l'écriture. Rien ne s'y termine, tout sans fin s'y poursuit, la vie, la mort, le désir, la peur, la douleur. Sans fin, les temps se mêlent... son oeuvre monstre est aussi magistrale dénonciation politique, attaque féroce du colonialisme. On n'en sort pas indemne. Alors que les monologues intérieurs succèdent jusqu'au vertige aux monologues intérieurs, la beauté de la langue, d'un accès parfois difficile, agit pourtant comme un baume étrange...


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