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Mes mauvaises pensées

Couverture du livre Mes mauvaises pensées

Auteur : Nina Bouraoui

Date de saisie : 23/09/2005

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Stock, Paris, France

Collection : Bleue

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-234-05798-2

GENCOD : 9782234057982

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

"Avez-vous des grains de beauté ? Des cheveux blancs que vous teignez ? Pratiquez-vous un sport ? Prenez-vous des coups de soleil ? Faites-vous l'amour la veille ou le matin de nos séances ? En gardez-vous une trace ? Est-ce que je suis jalouse ? Avez-vous eu des relations sexuelles avec une autre femme ? Avez-vous peur de la nuit ? De l'amour ? Comment se prénomment vos enfants ? Etes-vous une mère douce ? Combien de baisers par jour ? Quels sont vos mots sur moi ? Quel est mon dossier ? Me trouvez-vous jolie ? Intelligente ? Perdue ? Avez-vous fixé ma voix sur une bande magnétique ? Dois-je vous avouer qu'il m'arrive de rêver de vous ?"

Nina Bouraoui est née en 1967 k Rennes. Elle est notamment l'auteur de La voyeuse interdite, gui fut couronné du prix du Livre Inter 1991, Le jour du séisme, Garçon manqué, La vie heureuse et Poupée Bella, parus chez Stock.

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  • La revue de presse Anne Berthod - L'Express du 17 novembre 2005

«Je viens vous voir parce que j'ai des mauvaises pensées. Mon âme se dévore, je suis assiégée», confie la narratrice au docteur C. Obsédée par le corps, assaillie d'images violentes (coupures, éventrations...), terrorisée à l'idée de faire du mal à ses proches, la malade souffre de phobies de pulsion. Il ne s'agit pas du récit de sa thérapie: pour se reconstruire, la patiente compile d'avance ce qu'elle pourra révéler à son thérapeute. Soucieuse de cerner son identité multiple («Je suis le fils de mon père»), elle explore la genèse de son écriture, interroge les lieux de sa mémoire...
Le tout jaillit en un seul bloc, sans un chapitre ni même un paragraphe. D'abord, on étouffe, puis on se love dans ses phrases sinueuses. Bouraoui occupe l'espace pour mieux exorciser sa peur de la mort et, ce faisant, parle surtout d'amour : pour sa famille éclatée «qui ne sait pas s'aimer», pour les femmes de sa vie, Diane de Zurich, la Chanteuse, l'Amie...


  • La revue de presse Fabienne Pascaud - Télérama du 16 novembre 2005

Algérienne et française, fille et garçon, trop aimée-mal-aimée, offerte et opaque... Nina Bouraoui, telle qu'en son neuvième ouvrage, Mes mauvaises pensées, est tout à la fois. Avec une luxuriance, une sensualité, une gravité aussi, qui méritaient bien à son auteur-ogresse le prix Renaudot 2005. Car dans cette romanesque lettre-confession à son thérapeute, dans ce récit-aveu arraché à la mémoire du corps, du temps, de l'âme, Bouraoui nous happe dans des phrases-labyrinthes, des images-miroirs, des constructions-déconstructions virtuoses...


  • La revue de presse Christine Rousseau - Le Monde du 5 novembre 2005

... A travers cette vertigineuse remontée aux origines, ample et fluide, bâtie sur un réseau complexe de liens, de correspondances, de connexions, de superpositions de temps et de lieux et de jeux narratifs, émerge toute la géographie intime, physique et amoureuse de cette "déracinée" qui a quitté l'Algérie à 14 ans et qui n'y est jamais retournée. Une Algérie qui apparaît pour la première fois sous sa plume de manière lumineuse et sensuelle...


  • La revue de presse Christine Rousseau - Le Monde du 27 octobre 2005

On ne s'avancera guère en disant que Mes Mauvaises Pensées, neuvième livre, le plus ambitieux et aussi le plus maîtrisé, de Nina Bouraoui, va sans doute marquer un véritable tournant dans son oeuvre. Comme le fit en son temps le poétique Jour du séisme qui vit émerger, dans les décombres d'une identité fracturée, un "je" blessé, écartelé entre deux cultures (française et algérienne) et deux identités (fille et garçon). Dès lors, la romancière ne va cesser de rassembler les deux parts qui la composent pour retrouver sa "définition". Ce sera Garçon manqué, récit autobiographique marquant son adieu à l'enfance et à l'Algérie ; La Vie heureuse, où pour la première fois elle affirmait son amour des femmes ; et enfin Poupée Bella qui, sous la forme du journal, abordait les strates amoureuses qui la composent et fondent son écriture.

Ainsi, de livre en livre, on pouvait croire Nina Bouraoui libérée de ses peurs et de sa honte. C'était sans compter avec ce double qu'elle a tenté d'effacer après le "trou noir", ainsi qu'elle nomme son brusque départ d'Algérie en 1981, à l'âge de 14 ans, lorsque ses parents décident, en raison de la santé de sa mère, de s'installer en France... Si l'on ressent quelques appréhensions à s'engager dans ces longues phrases sinueuses où seule la ponctuation s'offre comme une respiration, très vite on se sent happé par cette vertigineuse spirale qui met à jour tout ce qui fonde la femme et l'écrivain...

Cet ouvrage a obtenu le Prix Renaudot 2005


  • La revue de presse Erik Orsenna, de l'Académie française - Le Point du 22 septembre 2005

Ce livre est celui d'une jeune femme qui aime d'amour. Et quand on aime vraiment d'amour, chacun sait cela pour se souvenir de l'avoir un jour éprouvé ou l'éprouver encore, le corps s'enflamme. A commencer par le cerveau, qui perd la raison. Toutes sortes de pensées lui viennent, des qui font rougir le front et les joues, mais d'autres aussi, beaucoup plus dangereuses, parfois meurtrières.

Ce livre est le voyage d'une jeune femme au milieu d'une tempête ou d'une fête foraine. La tempête (ou la fête foraine) de toutes les pensées nées de l'amour ou qui l'ont fait naître. Dans la tempête comme dans la fête foraine, des grands vents vous empêchent de marcher droit. Le sol se dérobe. Votre vie s'est changée en manège.

Que de ce livre l'acheteur éventuel sache à quoi s'en tenir : il ne parle que d'amour... Oh, la belle déclaration d'amour aux quatre passions fondatrices : celle de Nina pour le père, de Nina pour la mère, du père pour la mère, de la mère pour le père. Quatre passions impossibles, quatre passions inachevées et douloureuses, si douloureuses, comme toutes les passions. Quatre fils d'or qui vous tissent et vous arriment à l'essentiel. Chaque amour n'est jamais qu'une tapisserie venue de bien avant l'horizon et jour après jour continuée...

Cet ouvrage a obtenu le Prix Renaudot 2005


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