Une allure folle / Passion du livre

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.. Une allure folle

Couverture du livre Une allure folle

Auteur : Isabelle Spaak

Date de saisie : 14/04/2016

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Ed. des Equateurs, Sainte-Marguerite-sur-Mer, France

Collection : Romans

Prix : 17.00 €

ISBN : 978-2-84990-433-6

GENCOD : 9782849904336

Sorti le : 04/02/2016

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Une femme part sur les traces de sa grand-mère, Mathilde, et de sa mère, Annie, deux personnages à l'allure folle et à la joie de vivre épatante, qui furent mises à l'index de la société. À l'aide de photos et de lettres, la narratrice mène une enquête édifiante. Derrière les mauvaises réputations, les hommes, les fêtes et les scandales, elle découvre de vraies héroïnes. Entre réalité et fiction, faux-semblants, mensonges et vrais sentiments, les retournements de situations se succèdent. Ils nous emportent au galop entre la Belgique, la France et l'Italie. Une histoire de femmes libres où la comédie tient le bras à la tragédie jusqu'à un point inconcevable.

Isabelle Spaak est journaliste et écrivain. Elle est notamment l'auteur de Ça ne se fait pas (Prix Rossel).





  • La revue de presse Xavier Houssin - Le Monde du 14 avril 2016

Nouveau chapitre de sa chronique familiale enchevêtrée, Une allure folle s'attache à la personnalité de sa grand-mère maternelle, Mathilde. Une " cocotte ", comme on disait à l'époque, qui, après avoir collectionné les amants fortunés, avait attaché son destin à un millionnaire italien, Armando Farina. Avec lui, elle avait eu une fille, Annie, qu'elle allait élever dans le luxe, mais également dans la solitude et le silence de ses origines, car Armando était marié. Se raconte ainsi l'enfance particulière et la jeunesse de la mère d'Isabelle Spaak, pauvre petite fille riche, que la mauvaise réputation va éclabousser à l'adolescence...
C'est son regard qui emporte cette aventure de femmes, de courage, d'élégance. Avec Mathilde, qui tient la dragée haute à toute une bonne société bruxelloise qui la jalouse et la déteste. Avec Annie, qui ne fait ni une ni deux pour précipiter sa jeunesse dans la Résistance. Avec leur façon à toutes deux de faire des choix. D'être libres et décidées. Dans Une allure folle, on passe du cocasse au douloureux, de la désinvolture à l'inquiétude. Le livre est touchant à l'extrême. Petit roman des origines, fidèle, sincère et inventé.


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 2 mars 2016

Tout en finesse et subtilité, Isabelle Spaak poursuit l'exploration de sa douloureuse histoire familiale...
L'intelligence et la finesse de la démarche d'Isabelle Spaak, lancée dans cette enquête, n'ont d'égal que la subtilité et le doux tranchant de sa phrase.


  • La revue de presse Francine de Martinoir - La Croix du 17 février 2016

Un nouveau roman auto - biographique d'Isabelle Spaak qui part sur les traces de deux femmes aventureuses et fragiles, sa mère et sa grand-mère...
Fidèle au «pacte autobiographique» défini par Philippe Lejeune et selon lequel, dans toute forme d'autobiographie, narrateur, auteur et personnage doivent être une seule et même personne, Isabelle Spaak tente de reconstituer son puzzle personnel et de résoudre les énigmes de ces vies pour mieux saisir le mystère de sa propre histoire...
À travers les fragments du passé, la voix de la romancière se fait entendre, le récit devient plus ample dans la liberté et la profondeur de la fiction. À la fin de cette course folle, les deux figures, mieux connues, ont gagné en mystère, celui du roman, inséré dans les plis du récit autobiographique.


  • La revue de presse Marie-Laure Delorme - Le Journal du Dimanche du 7 février 2016

L'auteur de Ça ne se fait pas raconte, dans un roman autobiographique, comment on peut être une meurtrière et une héroïne...
Ne pas se regarder écrire. Son style pointu enlève le superflu. Elle passe d'un événement à l'autre de manière abrupte. Comme pour souligner qu'il ne faut pas toujours faire le lien entre celle qu'on a été et celle qu'on est. Isabelle Spaak est journaliste. Elle n'aime pas poser des questions mais préfère observer, écouter. "Je trouvais malhonnête de demander tant aux autres et de ne rien donner de moi." Une allure folle est un récit sur le courage des femmes dans les familles d'hommes. Courage de la grand-mère qui a fait front seule toute sa vie ; courage de la fille qui a caché des enfants juifs durant l'Occupation ; courage de la petite-fille qui décide d'écrire contre le silence des vivants. ­Isabelle Spaak a observé, écouté, puis elle s'est encouragée dans le plus grand secret : vas-y, dis.



  • Les premières lignes

Mathilde vient de filer, j'en suis certaine. Ses flacons, ses huiles, ses poudres, son parfum, tout s'est évaporé à l'instant. Les volets sont baissés. Sur les murs, le plafond, la vasque de l'évier et la baignoire immense creusée à même le sol pour lui donner encore plus d'ampleur, les tesselles de mosaïque turquoise scintillent comme poudrées d'or.

- Vous êtes au courant bien sûr, glisse Charles de Ripsens. Vous savez de qui votre grand-mère était la maîtresse...

Déjà dans le hall d'entrée, il avait attiré mon attention sur la qualité des matériaux, le marbre veiné des cheminées, l'imbrication des bois exotiques, les lattes d'ébène croisées avec le chêne.
Une fortune, insistait Ripsens me faisant apprécier l'argent dépensé dans les années vingt à Bruxelles. Lui qui a acheté cette maison bien plus tard, sur un coup de foudre dès le seuil franchi.

Un achat sans négociation. L'état de la demeure et son pedigree, le mot est-il adapté à une habitation ? l'avaient subjugué.

«L'argent venait d'Italie... Fiat...», lâche Ripsens tandis que nous sortons de la merveilleuse salle de bains, sa voix soudain plus sourde à l'évocation de l'entreprise automobile.

Dans la chambre, je remarque l'alcôve du lit double flanquée des placards en citronnier où Mathilde rangeait son petit linge. Bas, culottes, combinaisons de soie, bretelles de satin amovibles pourvues d'un bouton de nacre.
La pièce est un enchantement avec sa loggia en surplomb d'un jardin de buis clos d'une maçonnerie de briques chaulées, comme souvent à Bruxelles. Tout autour, des roses en espaliers.

Au même étage, la chambre de «Monsieur». Ripsens prononce «Moâssieur» comme s'il disait «Monsieur, tu parles». Il n'est pas dupe. Un amant, non vin mari logeait ici.

- Je n'ai touché à rien, excepté repeindre en blanc plus moderne tout de même que le tabac d'origine, s'excuse-t-il, soudain mal à l'aise.

(...)


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