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Lettres : 1946-1970

Couverture du livre Lettres : 1946-1970

Auteur : Jane Bowles | Paul Bowles

Préface : Michel Bulteau

Traducteur : Elisabeth Peelaert

Date de saisie : 17/08/2006

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Hachette Littératures, Paris, France

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 978-2-01-235622-1

GENCOD : 9782012356221

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  • La présentation de l'éditeur

Ce recueil, à ce jour inédit en français, rassemble l'intégralité des lettres échangées entre Jane et Paul Bowles au cours de leurs différents voyages en Amérique centrale, à Ceylan ou dans le Tanger des années folles. Jane Auer et Paul Bowles se rencontrent à New York en 1937 et se marient aussitôt, tout en menant une vie séparée. Jane aime les femmes. Paul préfère les garçons. Elle fréquente la bohème de Greenwich Village et passe le plus clair de son temps à boire des cocktails. Elle publie néanmoins en 1943 un livre étrange, Deux dames sérieuses, qui sera son seul roman. Paul gagne sa vie en composant de la musique pour Broadway. Au fil des lettres, leur vie tumultueuse se dévoile. On comprend mieux la fascination qu'ont exercée ces deux nomades sur plusieurs générations de lecteurs. Ils seront un couple mythique, mais à quel prix ! Jane n'écrira presque plus et fera plusieurs séjours en clinique psychiatrique. Paul cultivera un désenchantement sans complaisance et deviendra, bien malgré lui, l'idole des écrivains beat, des hippies, de plusieurs pop stars et de toute une jeunesse lancée à l'aventure.

Jane Bowles (1917-1973), vénérée par Truman Capote, Carson McCullers et Tennessee Williams, a publié un roman et un livre de nouvelles, Plaisirs paisibles. Paul Bowles (1910-1999), compositeur de renom, est l'auteur du best-seller mondial Un thé au Sahara.





  • La revue de presse Jean-Michel Barrault - Lire, d'octobre 2005

Paul Bowles, musicien, compositeur, écrivain, auteur du célèbre, Un thé au Sahara (Gallimard), a épousé en 1938 Jane Auer qui écrira un unique roman, Deux dames sérieuses (Gallimard), livre jugé «incompréhensible» par les critiques. Cette union est vouée à l'échec : Paul, qui préfère les garçons, vivra une partie de sa vie avec le jeune peintre marocain Ahmed Yacoubi. Jane ne cache pas son attirance pour les aventures féminines. Paul s'installe à Tanger, voyage, Jane est le plus souvent aux Etats-Unis. Ils s'écrivent, une correspondance que publie Hachette Littératures... Les lettres sont présentées séparément, d'abord celles de Jane, de 1946 à 1970. Celles de Paul s'étendent sur une période plus brève, de 1955 à 1968, les autres ayant disparu. En 1954, puis en 1957, Jane est victime d'attaques cérébrales. Son état mental et physique ne cessera de se dégrader : les derniers billets, confus, en témoignent de façon tragique. Jane meurt en 1973, à 55 ans... L'intérêt de cette correspondance demeure inégal et il faut de l'obstination pour parvenir au bout de ce livre...


  • La revue de presse Mathieu Lindon - Libération du 15 septembre 2005

Leur homosexualité respective ne rendait pas évident le mariage entre Jane Auer et Paul Bowles. Jane est née en 1917 et morte en 1973 et fut la première à publier un roman, qui demeura unique dans son oeuvre, Deux dames sérieuses, en 1943 (elle est aussi l'auteur du recueil de nouvelles Plaisirs paisibles). L'auteur d'Un thé au Sahara est pour sa part né en 1910 et mort en 1999. Installé à Tanger après la guerre, le couple devenu plus ou moins mythique fut proche de William Burroughs et Tennessee Williams, Allen Ginsberg, Truman Capote et Carson McCullers... Le volume ne rassemble pas «l'intégralité» de la correspondance entre les époux comme il est écrit en quatrième de couverture, mais «l'essentiel» ainsi qu'il est également écrit, dans l'avertissement liminaire... Ces Lettres sont émouvantes et souvent passionnantes. Le livre est plus constitué de celles de Jane que de Paul qui ont été en partie perdues après la mort de Jane, et celles de l'épouse sont beaucoup plus engagées, personnelles, désespérées que celles de l'époux. En avril 1957, une attaque frappe Jane dont l'écriture perd brusquement toute orthographe et qui, de 1967 à sa mort, sera soignée à Malaga où Paul viendra la voir pour des séjours pénibles : à chaque départ, elle le supplie de ne pas l'abandonner... Dès 1950, elle écrivait : «Je ne crois pas que je me suiciderai, même si d'un point de vue intellectuel il semble que ce soit la seule solution.»... Paul termine sa dernière lettre publiée à Jane par ces mots : «Je t'embrasse tendrement et je voudrais tellement que tu puisses écrire.» En mai 1973, il annonce la mort de Jane à une amie en un paragraphe qu'il achève ainsi : «Donc, après seize ans d'angoisse, c'est fini.»


  • La revue de presse Valérie Marin La Meslée - Le Point du 15 septembre 2005

«Je t'embrasse tendrement et je voudrais tellement que tu puisses écrire.» Sur ces mots de Paul Bowles, adressés l'été 1968 à son épouse, Jane, internée dans la clinique de Malaga où elle meurt cinq ans plus tard, se referme ce recueil inédit de leur correspondance (1946-1970). Lui a-t-il écrit autre chose, depuis que ce couple merveilleusement improbable, la plupart du temps séparé par les voyages de Paul, s'est installé au Maroc ? Jane Auer et Paul Bowles se sont mariés en 1938, un an après leur rencontre à New York : elle, 20 ans, n'est attirée que par les femmes, lui, 26 ans, plutôt par les hommes... En 1957, elle est victime d'une attaque cérébrale dont elle ne se remettra jamais. Ne parvenant même plus à former les lettres sur la page... Cette dégradation que la typographie de ce livre reproduit est effroyable...


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