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Mozart, c'est moi

Couverture du livre Mozart, c'est moi

Auteur : Max Genève

Date de saisie : 19/01/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Zulma, Honfleur, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-84304-351-2

GENCOD : 9782843043512

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  • La dédicace de l'auteur

Vienne, 1786 : Mozart, déguisé en sage persan, distribue des devinettes au bal de la Redoute. Paris, 2006 : Cornélius Pappano, musicologue à la Sorbonne, travaille à sa monumentale biographie de Mozart. Prague, 1987 :
Mozart, comblé, dirige la création de "Don Giovanni" au théâtre Nostiz.
Budapest, 2006 : Pappano s'éprend de la belle Sara Nacht, dont le livre sur la mort du compositeur réactive d'anciennes controverses. Le roman saute du XVIIIème siècle au XXème, et retour. Nous assistons à divers colloques où la communauté internationale des chercheurs mozartiens s'étripe joyeusement, et suivons Mozart en malle-poste dans ses voyages à Francfort ou à Prague, ses rencontres avec Haydn ou Casanova. C'est à Salzbourg, au Mozarteum, en plein festival, que les deux lignes du récit vont se nouer dramatiquement. Et pour une raison simple : Mozart, pour parler un langage policier, reste une affaire non résolue.

Max Genève.



  • La présentation de l'éditeur

On peut être fou de Mozart. C'est le cas de Cornélius Pappano qui enseigne la musicologie à la Sorbonne et travaille à une biographie du compositeur. Il privilégie en particulier les dernières années de Mozart à Vienne : problèmes d'argent, désaffection de la Cour, froideur du public le meurtrissent quand son génie musical atteint des sommets.

Lors d'un colloque à Budapest, Pappano s'éprend d'une consoeur dont l'essai sur la mort énigmatique de Mozart ravive les polémiques. On n'imagine pas à quel point. Surtout en plein festival de Salzbourg, à l'occasion du 250e anniversaire de la naissance de Wolfgang.

Avec virtuosité, érudition et humour, Max Genève (Prix Livres et Musiques de Deauville 2005 pour le Violoniste) tisse entre le présent du musicologue et l'époque de Mozart une aventure aussi inattendue que passionnante.





  • Les premières lignes

«Il n'avait pas travaillé longtemps ce jour-là. Délaissant lefortepiano, ému par son parfum, il tournait autour d'elle comme un jeune chiot énervé, lui attrapait la taille, entamait un pas de danse ou, plus calme, reposait son front sur ses seins. Elle riait, le repoussait doucement.

- Wolfie, disait-elle, je ne serai jamais prête à temps pour le bal. Rends-toi utile, tiens-moi le miroir.

Constance grimaça en se voyant, la perruque n'était pas en place, trop de rouge sur les lèvres. Elle tenta de l'atténuer avec la pointe de son mouchoir. Lui la fixait en silence, il trouvait sa femme irrésistible en infante espagnole. Elle sourit en découvrant son expression désappointée.

- Et ne me regarde pas comme un chien battu, on est déjà en retard. Tu as essayé ton costume ?

Quelqu'un frappa à la porte de l'appartement, s'impatientait. Thresel, la bonne, se précipita.

- Ah, pas trop tôt, dit Mozart, il m'avait promis mes rébus pour ce matin.
L'imprimeur avait enfin consenti à envoyer son apprenti, Wolfgang commençait à douter de les avoir à temps. Il congédia le gamin en le gratifiant d'une pièce, s'empara de la liasse des feuillets avec un plaisir enfantin et relut les huit rébus et les quatorze devinettes. Certains provenaient de vieux almanachs, d'autres étaient de sa main. Il avait signé Zoroastre, en toute simplicité...»


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