Auteur : Jean-Paul Brighelli | Préface de Bernard Lecherbonnier
Date de saisie : 03/02/2006
Genre : Education, Pédagogie
Editeur : J.-C. Gawsewitch éditeur, Paris, France
Collection : Coup de gueule
Prix : 16.00 € / 104.95 F
ISBN : 978-2-35013-035-4
GENCOD : 9782350130354
Nos enfants ne savent plus lire, ni compter, ni penser. Le constant est terrible, et ses causes moins obscures qu'on ne veut bien le dire. Un enchaînement de bonnes intentions mal maîtrisées et de calculs intéressés a délité en une trentaine d'années ce qui fut l'un des meilleurs systèmes éducatifs au monde. Faut-il incriminer les politiques, les profs, les parents, les syndicats, les programmes ? En tout cas, la Nouvelle Pédagogie a fait ses «preuves» : l'école a cessé d'être le moteur d'un ascenseur social défaillant. Ceux qui sont nés dans la rue, désormais, y restent. Dès lors, que faire ?
Jean-Paul Brighelli analyse avec une lucidité féroce, sans nostalgie exagérée, cette école de la réussite devenue si souvent école de l'échec programmé et donne des solutions pour une école de demain. Normalien, agrégé de Lettres, il a, du collège à l'université, parcouru l'essentiel du paysage éducatif. Longtemps impliqué dans l'édition scolaire et para-scolaire, il en démonte au passage les mécanismes et les intérêts convergents.
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Le succès de La Fabrique du crétin, qui vient de dépasser les 100 000 exemplaires, témoigne du désarroi d'enseignants et de parents d'élèves face à un désastre scolaire dont l'ampleur leur semble ignorée par les débats syndicaux, politiques ou médiatiques.
Sa longue expérience fait de l'auteur de ce livre en colère un bon témoin de l'effondrement, en trente ans, d'un système qui admet dans un rapport confidentiel qu'en fin de primaire 30% des élèves «ne maîtrisent pas le niveau minimal des compétences dites "de base" en lecture et en calcul». Normalien et agrégé de lettres, Jean-Paul Brighelli a enseigné pendant douze ans en ZEP... Enchaînant anecdotes personnelles, circulaires officielles, secrets internes, il montre que le niveau a bien baissé, mais qu'il n'y a là aucun mystère, puisqu'on l'a fait baisser... Si l'on peut discuter sa vision parfois un peu simplificatrice des motivations des auteurs de ce sabotage, Jean-Paul Brighelli démontre qu'il a bien été programmé et qu'il s'explique par l'effet, sur le ministère de l'Education nationale, d'un phénomène dont les pays de l'Est ont fait l'expérience : le pouvoir transformateur de l'idéologie...
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