Auteur : Ismail Kadaré
Traducteur : Tedy Papavrami
Date de saisie : 13/09/2005
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Fayard, Paris, France
Collection : Littérature étrangère
Prix : 17.00 € / 111.51 F
ISBN : 978-2-213-62600-0
GENCOD : 9782213626000
La composition de ces trois microromans s'est étalée sur quatre décennies : Jours de beuverie est la toute première prose importante d'Ismail Kadaré et date du début des années 60, tandis qu'Un climat de folie a été rédigé par lui fin 2004. Kadaré était étudiant à Moscou lorsqu'il a commencé à écrire Jours de beuverie, terminé à Tirana et publié par un journal de la jeunesse en 1962, puis frappé d'une mesure d'interdiction après avoir été qualifié d'oeuvre "décadente", étrangère aux réalités socialistes. La Morgue, chronique balzacienne, traite d'un aspect méconnu de la période communiste : les mariages entre membres de classes antagonistes, "ci-devant" et tenants du nouveau régime. Un climat de folie ajoute d'une certaine manière un dernier volet à Chronique de pierre, l'oeuvre de Kadaré consacrée à sa ville natale, Gjirokastër. Cet écrit d'inspiration autobiographique reflète de manière fascinante un vécu familial oscillant entre logique et irrationnel, qui joua un rôle déterminant dans la formation du futur écrivain.
Ismail Kadaré s'est vu décerner en juin 2005 le Man Booker International Prize parmi une sélection d'écrivains mondialement célèbres comme Saul Bellow, Gabriel Garcia Marquez, Günter Grass, Milan Kundera, Naguib Mahfouz et Kenzaburo Oe. Son oeuvre est publiée aux éditions Fayard.
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«L'oncle cadet se prépare au suicide» ; «La tante cadette est soupçonnée d'immoralité» ; «Les Dobi et les Kadaré». Les titres des chapitres d'Un climat de folie donnent des indices : il s'agit d'une saga familiale, sans doute autobiographique, et teintée d'humour. Cette saga ne s'étend pas sur des centaines de pages, mais se voit réduite à la dimension d'un «microroman», auquel l'auteur en a joint deux autres, reprenant ainsi un procédé de composition déjà expérimenté avec L'Envol du migrateur (2001).
Pour Ismaïl Kadaré, un «microroman», à la différence d'une nouvelle, n'est pas une tranche de vie, ni le développement d'une anecdote, mais un véritable roman - avec ce que cela comporte d'épaisseur, de multiplicité de personnages -, mais miniaturisé. Un «roman qui tient dans le creux de la main», pour reprendre l'expression de Kawabata.
Les «trois microromans», qui composent donc le nouveau livre de l'auteur des Tambours de la pluie, dessinent un portrait de l'Albanie après la guerre, dans les premiers temps du nouveau régime... Kadaré parvient admirablement à dire ce qu'était l'Albanie de cette époque : grisaille, morosité, paranoïa... Trois réussites, coup après coup, et dans le genre bref, un même univers. C'est l'idéal pour pénétrer dans l'oeuvre d'un écrivain majeur....
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