Passion du livre - tout sur le livre : Une enfance poitevine

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Une enfance poitevine

Couverture du livre Une enfance poitevine

Auteur : Alain Moreau

Date de saisie : 24/08/2006

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Geste, La Crèche, France

Collection : Témoignage

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-84561-196-2

GENCOD : 9782845611962

en vente sur logo Alapage.com


  • La dédicace de l'auteur

"Une enfance poitevine" est un livre que j'ai porté en moi pendant plus d'un demi-siècle. Il m'a fallu tout ce temps pour me lancer dans cette aventure. Je craignais de rouvrir la vieille blessure causée par la mort du père, atteint d'un cancer à la langue, en 1952. Il avait quarante-et-un ans. Et puis je me suis décidé enfin. Je me suis alors rendu compte que la rédaction du livre était en fait une catharsis, une purgation, une purification. Tous les souvenirs sont remontés à la conscience, peines et joies, et les mots sont venus tout naturellement, s'inscrivant sur l'écran de l'ordinateur comme lorsque Proust (mutatis mutandis) buta contre les pavés mal équarris de la cour de l'hôtel de Guermantes : l'école communale de Chail où mes parents étaient instituteurs, les merveilleuses "grandes vacances" chez les grands-parents à La Crèche et au bord de l'Océan, les Noëls avec la cheminée pleine de trésors. Et j'ai pensé que ce récit d'une enfance poitevine pouvait ressusciter les souvenirs de bien d'autres enfants, même si tous n'ont pas connu le passage par le pont tranchant comme Lancelot, ou un enfant devenu un peu trop tôt un adulte. Dans un premier temps je voulais en effet appeler mon livre "Le pont tranchant" en souvenir de l'épisode où le chevalier Lancelot franchit le pont de l'épée. Je cite ce passage avant le début du chapitre un.

Alain Moreau



  • La présentation de l'éditeur

«Dans le paradis créchois, la fête n'aurait pas été complète s'il n'y avait pas eu les cousins. L'arrivée de Michel - fils de Robert - qui n'avait pas tout à fait un an de plus que moi, constituait un immense bonheur, l'assurance d'un mois de rigolades ininterrompues. Son inventivité dans le domaine des bêtises était prodigieuse. On pourrait parler d'une sorte de génie. Et puis cette gouaille, cet argot si pittoresque qui m'enchantait et qui l'amenait, par exemple, à apostropher un cycliste encombré d'un énorme sac à dos : "Et alors ? t'emmènes de la boustifaille pour huit jours ?" Mes parents ne me reconnaissaient plus : comment cet enfant si sage, qui passait des journées entières à lire, pouvait-il se laisser entraîner dans les équipées de ce galopin de Michel ? Ils étaient stupéfaits et moi, je riais, je riais à en perdre le souffle.»

Le regard émerveillé d'un enfant sage des années quarante découvre le paradis poitevin, les tartes des grands-mères, les trésors des greniers, les journées entières passées à jouer avec les cousins. Mais un jour, le paradis s'estompe, disparaît et laisse la place à l'inquiétude, à l'angoisse et au drame. Comment survivre à la perte de cet âge d'or ?
Alain Moreau est né à La Crèche en 1938. Il habite aujourdh'ui à Aix-en-Provence. Il est professeur à l'université Paul Valéry de Montpellier. Spécialiste de tragédie et mythologie grecques et d'histoire des mentalités, il a publié six ouvrages, des articles, des conférences et deux livres en tant qu'éditeur.




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