Auteur : Michel A. Gautier
Date de saisie : 24/08/2006
Genre : Histoire, Géographie
Editeur : Geste, La Crèche, France
Collection : Témoignage
Prix : 26.00 € / 170.55 F
ISBN : 978-2-84561-181-8
GENCOD : 9782845611818
Alors qu'à l'été 44, la France se libère, Hitler ordonne la défense de la «forteresse Saint-Nazaire» jusqu'au dernier homme. Dans une nasse de 1 500 km² traversée par l'estuaire de la Loire, sont enfermés 30 000 Allemands au milieu de 130 000 civils. Tout autour, terrés dans leurs gourbis ou patrouillant dans des marais inondés, quelques bataillons FFI en sabots et armés à la brocante s'apprêtent à mener un siège quasi médiéval. Après le récit de 4 ans d'occupation «ordinaire», je révèle ici les affres d'une guerre de «poche» pour une population prise en otage pendant 9 mois.
Terrible hiver 44-45 sans courant ni chauffage où l'occupant dispute à l'occupé, le pain, le dernier morceau de lard et la moindre patate... Réquisitions incessantes, accidents de mines, viols et rapines. Pris journellement sous la mitraille et les obus des deux camps, les villageois sont contraints d'évacuer les zones de no man's land, tandis que dans les chemins de bocage, ils redoutent la mauvaise rencontre avec les Osttruppen ou les gendarmes «à collier de chien». Couchant souvent sous le même toit que l'ennemi, les «empochés» partageront avec lui les angoisses des derniers jours, celle par exemple de se voir bombarder sans détail comme la poche soeur de Royan.
Cette "petite guerre" qui a fait des milliers de victimes françaises et allemandes, s'éteindra le 11 mai 45, dernier feu de la dernière "grande guerre" européenne. Soixante ans après, persiste chez les témoins le sentiment d'une injustice et d'un désamour. «On nous a oubliés, on a été humiliés et en plus on a voulu nous faire honte» !»
Le 14 septembre 2005. Michel Gautier
Entre 1940 et 1944, peuple des bourgs et des campagnes, réfractaires et maquisards, héros anonymes du pays occupé, tous doivent se plier à l'heure allemande. Puis, alors que le reste de la France se libère, ici - en pays de Retz - la guerre continue.
Tout manque : lumière, chauffage, sucre, café, tabac. Patates et pain noir constituent l'ordinaire qu'il faut partager avec les réfugiés nazairiens... mais surtout avec l'occupant.
Circuler dans la campagne est risqué, une haie ou le détour d'un chemin peuvent dissimuler un guerrier en embuscade. Ami ou ennemi ? La seule issue est de se comporter en «bon Français» !
Les soldats, eux, entre deux assauts, grelottent dans leurs gourbis d'un côté, dans les blockhaus de l'autre. La population n'a plus qu'à évacuer en hâte les secteurs des combats.
Après avoir redouté les bombardiers «libérateurs» comme à Royan, la Poche de Saint-Nazaire s'ouvre enfin. C'est là que s'éteint la guerre européenne, le 11 mai 1945.
Graphisme de couverture : Pierrick Jadaud
Né le 3 mars 1947 dans la ferme du Petit Mottay à Saint-Père (Loire-Inférieure), l'auteur vit une enfance paysanne au coeur du marais du Boivre.
Après des études de philosophie à Rennes, il exerce le métier d'enseignant pendant plus de trente ans auprès de jeunes adolescents en échec scolaire. Passionné d'Histoire, il recueille les histoires de vie. Il élargit sa recherche à la période de la Deuxième Guerre mondiale en recueillant les témoignages de nombreux anciens du pays de Retz. Il est membre de la Société des historiens du pays de Retz.
Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli