De la main gauche : une autobiographie : livres 1, 2 & 3 / Passion du livre

Recherche simple

Recherche avancée

Recherche multi-critères








Recherche avancée

.. De la main gauche : une autobiographie : livres 1, 2 & 3

Couverture du livre De la main gauche : une autobiographie : livres 1, 2 & 3

Auteur : Michka

Date de saisie : 30/03/2015

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Mama éditions, Paris, France

Collection : Temoignages

Prix : 24.00 €

ISBN : 9782845941113

GENCOD : 9782845941113

Sorti le : 08/04/2015

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Un témoignage à coeur ouvert, éminemment féminin, audacieux et captivant. Une stimulante philosophie de l'existence.

Ces pages content une belle et singulière histoire d'amour. Comment aimer un homme qui a vingt-cinq ans de moins que soi ? Comment continuer à l'aimer lorsqu'il s'éprend d'une autre femme ?

Ce témoignage intime, d'une rare authenticité, qui traite des drogues et du sexe sans aucun tabou, nous fait partager un parcours débordant de vie. Au fil de soixante-dix ans d'existence aventureuse, nous accompagnons l'auteure sur les océans, à bord d'un voilier construit de ses mains, ou mettant ses enfants au monde dans la forêt sauvage du Canada.

Cet ouvrage, écrit en six ans, relate aussi l'aboutissement d'une quête aux sources de la guérison. Il en résulte une autobiographie inclassable, élégante, d'une portée intemporelle et riche d'enseignements.

L'AUTEURE
Tour à tour navigatrice (Le Grand Départ et la vie sur l'eau, Albin Michel, 1977), mère atypique dans les grands espaces canadiens (À mains nues, Albin Michel, 1983), ou encore figure emblématique du libre accès aux plantes (Le Dossier vert d'une drogue douce, Robert Laffont, 1978; Cannabis médical, Du chanvre indien au THC de synthèse, Mama Editions, 2013), Michka et ses livres sont, depuis plus de trente ans, une inspiration sans cesse renouvelée pour des hommes et des femmes qui souhaitent prendre en main leur propre destin.

«Une pasionaria...»
LE MONDE

«L'écriture de Michka a la transparence de son regard : directe, puissante et fragile. Sa quête de vérité nous touche en plein coeur.»
AGNÈS STEVENIN

«Une égérie.»
LIBÉRATION





  • Les premières lignes

Extrait du prologue

Un jour, ma main gauche s'est mise à trembler.
C'était quelques semaines après la mort de ma mère.

Ma mère avait passé chez moi les deux dernières années de sa vie, dans une cohabitation réussie, bien que nos rapports aient été si tumultueux par le passé.

Elle faisait partie de ces gens qui sont incapables de voir la relativité des points de vue. Pour elle, il existait une vérité, la sienne ; un sens du beau, le sien ; et elle refusait d'en démordre.
Aussi avait-elle toujours su, avec une détermination farouche, ce qu'elle voulait pour moi, qui était l'amour de sa vie (j'étais fille unique et mon père était mort quand j'avais dix-neuf ans).

Devenue nonagénaire, elle avait enfin commencé à mettre un peu d'eau dans son vin, admettant pour la première fois que je semblais heureuse ; que, peut-être même, je l'étais.
Aussi avais-je pu la prendre chez moi, quand il était devenu évident qu'elle ne parvenait plus à fonctionner seule, si indépendante soit-elle.
Je l'avais installée, avec son inséparable télé, dans une petite chambre - jouxtant la cuisine - que mes deux enfants avaient définitivement libérée.

Les derniers mois de sa vie nous avaient apporté leur lot de pipi caca intempestif. La boucle se bouclait. C'était elle le grand bébé, à présent, et il me fallait apprendre à accepter chez ma vieille mère ce qui m'avait semblé si naturel chez mes enfants nouveau-nés.

Finalement, elle était morte dans son lit. J'étais contente d'avoir réussi ce petit exploit. Naître à la maison, mourir à la maison, même combat.
Vivre ces passages dans l'intimité de ceux qu'on aime.

Le tremblement de ma main me semblait lié à la mort de ma mère ; je me mis donc à explorer de ce côté-là.

À sa disparition, le sentiment de deuil m'avait prise par surprise.

Elle avait quatre-vingt-seize ans. Depuis quelques jours, elle s'éteignait sous nos yeux (à nous qui formions avec elle une peu orthodoxe petite famille de quatre personnes, réparties sur quatre générations).
Sa mort était prévisible, attendue. J'avais eu pleinement le temps de m'y préparer. Il me semblait que le travail du deuil était en quelque sorte partiellement accompli.
J'allais découvrir qu'il n'en était rien.


Copyright : Studio 108 2004-2018 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli