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Deux fois par semaine

Couverture du livre Deux fois par semaine

Auteur : Christine Orban

Date de saisie : 21/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Prix : 15.00 € / 98.39 F

ISBN : 978-2-226-16809-2

GENCOD : 9782226168092

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  • La dédicace de l'auteur

Peut-on savoir pourquoi un jour, on écrit un livre ? Pourquoi un jour, un sujet s'impose à moi plutôt qu'un autre ? Pourquoi un jour, j'ai pu repenser à ce qui a été, avec suffisamment de sérénité pour le raconter ?
Il a fallu attendre vingt ans, pour faire le voyage.
Si j'avais écris ce livre tout de suite après... il aurait été différent, je me serais laissée emporter par la tristesse sans pouvoir en tirer aucun enseignement, aucune leçon de vie. J'avais aussi envie de me poser la question sur ce drôle de médecin qui soigne avec des mots, qui écoute les silences et sur son utilité. Quand mon héroïne se révolte elle lui dit :
"s'attaquer à mon chagrin avec des mots, c'est vouloir vider une piscine à la petite cuillère."
Mais quelle autre solution ?
Puis, j'avais envie de faire le point avec cette relation forcément ambiguë, puisqu'elle impose un rythme, des rendez-vous, des confidences...
J'avais besoin aussi de ce moment de vérité avec mes lecteurs, j'avais besoin qu'ils sachent au travers de ce livre, qui j'étais et quelles épreuves, j'avais traversées.
J'avais envie d'être connue, aimée ou pas, mais pour celle que je suis vraiment.

Christine Orban



  • La présentation de l'éditeur

«Pouvez-vous répondre à une seule question ? Si je vous parle et que vous parveniez à me guérir, ce sera pour vivre quoi ?»

Un roman qui se lit comme une leçon de vie.Un roman qui se lit comme une leçon de vie.





  • La revue de presse Claire Julliard - Le Nouvel Observateur du 20 octobre 2005

Dans «Deux Fois par semaine» - un roman autobiographique sensible, une belle surprise -, Christine Orban se dévoile avec pudeur et on comprend qu'elle ait attendu pour le faire. Le temps est l'allié des deuils comme des bons livres.
Elle avait 20 ans et n'aurait laissé personne dire que c'est le plus bel âge de la vie. «Je suis jeune, mais qu'est-ce que la jeunesse quand on a perdu l'insouciance ?» Trois mois plus tôt, un cancérologue lui a appris que son mari était condamné. Son horizon est barré... Elle trouve alors refuge dans le cabinet d'un psychanalyste... Elle craint de l'ennuyer avec ses problèmes. Elle exprime les confusions où l'entraîne parfois l'apparence. Tout le récit se déroule entre quatre murs et deux silences. Christine Orban décrit l'évolution de cette relation comme un jeu du chat et de la souris. Un exercice d'observation mutuelle. A aucun moment, on n'a cette impression pénible de déballage,... C'est un roman sur la psychanalyse, l'histoire d'impossibles rapports. C'est un récit initiatique, une autoconfrontation... tout sonne vrai dans ce livre, le meilleur de Christine Orban...


  • La revue de presse François Nourissier, de l'Académie Goncourt - Le Point du 13 octobre 2005

Voici un récit exemplaire. Je dis «récit» et non pas roman, ni confidence, ni secret trahi. On ne trahit jamais un secret : il se montre sur les visages, dans les regards. Observez cette jeune femme qui marche, seule, dans une rue parisienne. Elle a 20 ans, l'âge plutôt d'un enfant. Elle est venue du Maroc, je crois, faire des études à Paris. Du droit, comme un petit monsieur sérieux. Elle est très belle. C'est important et encombrant, la beauté, ça peut bâtir ou briser une vie. Deux vies. Elle rencontre un garçon, de peu son aîné, un brillant, un solide, un vrai homme, ce qui arrive parfois aux jeunes garçons quand ils sont de bonne qualité. Ils se le jurent : toujours. L'amour ? Tout simplement.

Un peu de fatigue, un pépin de santé, cela arrive, même à ces beaux garçons increvables. Un médecin, un autre, jusqu'au «grand patron» qui murmure froidement le diagnostic : cancer. Un à trois ans.

Lune de miel. «Ils ont tout pour eux.» Tout ? Vous vous en doutiez, l'histoire est vraie. Et vraies, les larmes que vous pleurerez.

Un peu de fatigue, un pépin de santé, cela arrive, même à ces beaux garçons increvables. Un médecin, un autre, jusqu'au «grand patron» qui murmure froidement le diagnostic : cancer. Un à trois ans... Peut-on se faire, de la solitude, une image plus saignante que celle-ci : une jeune femme vient, seule, chez «son psy». Il ne répond jamais : il se racle la gorge, il se polit les ongles. Parfois trois mots, énigmatiques. La jeune femme entend, derrière elle, les petits bruits de la souris freudienne. Elle se tait, parle, rit, c'est selon... Christine Orban a trouvé le secret de raconter l'insupportable : une absolue simplicité. La simplicité comme un silence. Glace ou feu...



  • Le message de l'auteur

Elle a 20 ans, se dit anesthésiée du coeur et cherche du soutien auprès d'un psy le lundi et le jeudi. Elle est mariée depuis peu et victime d'un drame dont elle ne peut parler tant elle est fermée sur sa douleur, enfermée dans un bloc de silence. Au cours des séances une relation se crée, faite de provocations, de mille détails qu'elle note comme un entomologiste, et peu à peu cette immense douleur qui ne peut pas se dire affleure en notations rapides et d'autant plus émouvantes... (vu sur http://www.evene.fr)


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