Dans la classe : une année à l'école primaire / Passion du livre

Recherche simple

Recherche avancée

Recherche multi-critères








Recherche avancée

.. Dans la classe : une année à l'école primaire

Couverture du livre Dans la classe : une année à l'école primaire

Auteur : Alain Amariglio

Date de saisie : 24/01/2015

Genre : Education, Pédagogie

Editeur : Ed. des Equateurs, Sainte-Marguerite-sur-Mer, France

Collection : Documents

Prix : 19.00 €

ISBN : 9782849903162

GENCOD : 9782849903162

Sorti le : 28/08/2014

en vente sur


  • La dédicace de l'auteur

Pour Amadou, rêveur perdu à l'école, lacets défaits et la tête dans les étoiles. Pour Stella, qui mieux que son maître a su faire ressentir à la classe notre commune appartenance à la grande aventure humaine. Pour Yacouba, à la recherche du plus grand nombre. Pour James, qui tente de le calculer. Pour Mamadou, auteur de phrases mémorables qu'il oublie aussitôt. Pour l'extraordinaire lieu d'humanité et d'espoir qu'est alors une salle de classe.
Ou pour cette collègue, héroïne anonyme, tout feu tout flamme le matin de la rentrée et qui, le soir, épuisée, adossée au mur, murmure pour elle-même : «Tant qu'on ne l'a pas fait, on ne peut pas se rendre compte...»
Mais pas pour l'inspecteur, rencontré une fois seulement, qui sait doucher l'enthousiasme avec le savoir faire éprouvé dont ses semblables ont le secret.
Pour Quentin, encore, insultant son maître le premier jour mais pleurant son départ quand viennent les vacances. Pour Divina la mystérieuse, dont quelques mots chuchotés ont le pouvoir de faire frémir la classe. Pour Pierre, irrémédiable cancre aux poignants et fugitifs éveils.
Pour cette tension, enfin, entre les émerveillements partagés de la salle de classe et la grisaille administrative, ce contraste violent qui explique notre optimisme et nos inquiétudes, nos alarmes et nos joies, notre colère et notre espoir.
Pour l'école.

Alain Amariglio



  • La présentation de l'éditeur

Léopoldine est une élève modèle, James adore les calculs impossibles, Stella voudrait être paléontologue ou présidente de la République, Amadou se dit «joyeux du monde» et planifie en secret une expédition sur Mars... Tous sont dans la classe d'Alain Amariglio, en CE2-CM2.
Devenu maître d'école après avoir dirigé une start-up informatique, il nous livre le récit de sa première rentrée.
Comment apprendre à ces élèves d'âge, de culture et de niveau différents ? Comment chasser la «désabusion», ce mal des profs face à l'institution qui privilégie le rythme au détriment du temps et les abandonne souvent à eux-mêmes ?
Heureusement, il y a les enfants. À leurs côtés, nous cherchons les réponses aux énigmes du maître, découvrons l'existence d'un «Prince des Mathématiques», lisons Les Trois Mousquetaires en cachette au lieu de réviser les nombres décimaux.
La lecture d'une lettre d'Hubert Reeves, en réponse aux questions des élèves, et la visite du potager d'Alain Passard, le chef triplement étoile, sont parmi les temps forts d'une année scolaire riche en surprises.
Nous ne sommes pas près d'oublier Léopoldine, Amadou ou Stella. Ni Alain qui nous invite à partager, dans la classe, son bonheur d'enseigner.





  • Les premières lignes

J'ai voulu être là

Tout m'y conduisait.
Tout, excepté mes débuts.
Durant mes études d'ingénieur dans une grande école parisienne, nous étions quelques amis à vouloir éviter les sentiers battus et les grandes entreprises pour continuer à travailler ensemble. Fils ou petits-fils d'enseignants, utopistes, refaisant sans cesse le monde et désireux de le sauver sans bien savoir comment, nous pensions que les ordinateurs allaient révolutionner l'enseignement. Notre projet : personnaliser les contenus pédagogiques en utilisant le profil pédagogique de chaque élève. Son cursus, ses connaissances, ses lacunes, sa préférence pour les exemples, la théorie, les schémas, les textes... Si nous parvenions à modéliser ce profil et à le prendre en compte dans les interactions avec l'élève, nous pourrions transformer l'ordinateur en machine cognitive individuelle, capable de proposer à chacun des cours particuliers sur mesure. De passionnants travaux de recherche en perspective.
Mais une thèse, des recherches, se financent. Comment faire ? Comment vivre ? Nous ne voulions pas entrer chez les géants de l'informatique ou du conseil, qui, de leur côté, n'envisageaient pas de nous subventionner.
Il en fallait davantage pour nous décourager. Nous ne trouvions pas de mécène ? On en inventerait un. Nous avons déposé les statuts d'une start-up informatique : notre entreprise nous financerait.
Une idée naïve. Une jeune entreprise ne crée pas de ressources, elle en consomme. La nôtre n'était pas différente. Elle n'a pas nourri nos travaux mais dévoré notre temps, absorbé notre énergie, orienté nos réflexions, modifié nos priorités suivant la logique de sa survie puis de son développement. Nos recherches sont passées au second plan, ont été mises de côté puis abandonnées.
Nous n'avions plus de projet éducatif, mais une entreprise, une boîte. Il a fallu s'en occuper, chaque jour davantage.
Alors, plutôt que de jouer à sauver le monde, nous avons joué à l'entreprise. Nous avons trouvé des clients, des locaux, des employés, des ordinateurs, pas toujours dans cet ordre. Nous cherchions à nous approcher de notre conception d'une vraie entreprise, sans jamais y parvenir tout à fait.
La partie a progressé, changé de niveau. A chaque fois, la botte grossissait, les contrats devenaient plus importants, les clients plus exigeants, les employés plus nombreux, le jeu, plus sérieux, plus rapide, plus difficile. Plus excitant. Tout allait si vite.
Il fallait de l'argent, toujours plus. C'était devenu un sujet central, le sujet. Où en trouver ? En échange de quoi ? Comment le faire circuler ? De la plomberie. Nous avons dû faire appel à des investisseurs français, des financiers hollandais, un milliardaire américain, les convaincre que notre aventure pouvait être rentable.
Ce n'était plus vraiment un jeu.


Copyright : Studio 108 2004-2019 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli