Abaton : au-delà de la peur / Passion du livre

Recherche simple

Recherche avancée

Recherche multi-critères








Recherche avancée

.. Abaton : au-delà de la peur

Couverture du livre Abaton : au-delà de la peur

Auteur : Christian Jeltsch | Olaf Kraemer

Traducteur : Genia Català

Date de saisie : 06/09/2014

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Joie de lire, Genève, Suisse

Collection : Encrage

Prix : 19.90 €

ISBN : 9782889082407

GENCOD : 9782889082407

Sorti le : 19/09/2014

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Linus, Simon et Edda se rencontrent dans ce qu'ils croient être un camp d'aventure près de Berlin. Sans le savoir, les participants font l'objet de minutieuses observations de la part d'une organisation secrète appelée GENE-SYS. Quel est son but, pourquoi poursuit-elle ces jeunes gens sans répit, auraient-ils des qualités particulières, uniques ? Un thriller que vous ne lâcherez pas !

Trois adolescents se rencontrent à l'occasion d'un camp de trois jours dont les participants ont gagné un concours d'écriture sur le sujet : Mon, ton, notre avenir. Ils ont en commun leur âge, leur solitude et la perte d'un parent. Le père de Simon est en prison. Celui d'Edda est parti quand elle était enfant et sa mère est internée dans un hôpital psychiatrique. Ceux de Linus ont disparu un an auparavant, lors d'un séjour à Berlin.
Ce camp, sous couvert d'être un lieu de discussion et de loisir, est mené par une organisation très particulière, GENE-SYS, qui semble avoir pour objectif principal de rassembler des données sur les participants et de les surveiller grâce à un matériel très sophistiqué.
Très vite, un lien se tisse entre les trois ados qui partagent la même tente. Linus fait part de son secret : il est sûr que ses parents ont été assassinés et veut trouver des indices dans les souterrains du métro de Berlin. Simon et Edda, entraînés malgré eux dans cette recherche, découvrent bientôt qu'on les suit. Ils ne savent pas que leurs poursuivants font partie d'une unité spéciale paramilitaire à la solde de GENE-SYS et qu'ils sont munis d'étranges instruments à ondes utilisés pour mesurer le potentiel de quelqu'un ou pour l'«éliminer».
Parallèlement à la quête de Linus sur la mort de ses parents, les trois ados veulent comprendre pourquoi on les poursuit. Linus découvre qu'ils sont recherchés pour leur très haut potentiel : à eux trois ils atteignent une «masse critique» jamais atteinte et que GENE-SYS veut utiliser à ses fins.
L'action se corse quand Linus comprend que la disparition de ses parents est liée aux activités de GENE-SYS, et à d'étranges graffiti qu'il a découverts dans le souterrain du métro.

L'analyse des personnages et la psychologie des adolescents sont particulièrement fines et bien rendues dans cette première aventure de «science fiction» de La Joie de lire. Un livre fort qui dénonce l'eugénisme.
Un roman haletant que le lecteur ne lâchera pas avant la dernière ligne.
En attendant le deuxième tome...





  • Les premières lignes

(...)

Bernikoff descend.

À mesure qu'il s'enfonce, le bruit des sirènes et des avions ennemis s'estompe. Bernikoff aime le silence, il aime la solitude. Ce jour-là pourtant, il n'est pas seul. ii ne le sait pas. ii saute de la rampe qui mène à la sortie de secours, suit les rails et disparaît dans l'obscurité du souterrain, comme avalé par un énorme gosier qui n'aurait jamais vu la lumière du jour. Ce tunnel est plus sombre que s'il était noir, pense Bernikoff. Plus sombre que noir... ii se promet d'examiner la logique de cette pensée. Un jour, quand la guerre sera finie...
Il suit les rails, oblique le long des aiguillages, certain de sa direction. ii s'y retrouve si bien, dans ce dédale tant de fois parcouru ces derniers mois. Depuis ce jour où, ayant percé le dernier secret, il s'est senti prêt à le transmettre. À tous ceux dont l'esprit est éveillé et le coeur vaillant. ii se l'est juré. Et il tiendra sa promesse. C'est ici, sous la ville, qu'il a finalement décidé de publier son message. Celui qui pour toujours libérera les hommes de la tyrannie et les fera enfin revenir à eux-mêmes.
Sa petite bande dessinée apparemment anodine, Abatonia, la cité des abeilles, sous couvert de laquelle il avait voulu diffuser ses idées dans le Berliner Tageblatt, avait été interrompue après trois épisodes, par décret du ministère de la propagande du Reich. Elle racontait les aventures de deux abeilles, emportées par le vent sur une île déserte et décidées à créer un monde nouveau après la grande extinction des peuples. Quelqu'un avait dû percer à jour ce qu'il tentait de transmettre dans ces dessins à première vue enfantins. C'est alors qu'il avait pensé au métro. S'il avait su que Berlin allait se rendre quelques heures plus tard, Bernikoff n'y serait pas redescendu. Mais qui aurait pu dire, à ce moment-là, combien de temps durerait encore le «Reich de mille ans» ?
Des lumières.
Venues de nulle part. Comme des yeux qu'on aurait soudain ouverts. Elles éblouissent Bernikoff, passent à toute vitesse à côté de lui et disparaissent. Un wagon automatique. Le souffle soulève son chapeau, ses cheveux. Après un instant, il se décolle de la roche. Il allume sa torche, éclaire la paroi de la galerie qui dévie ici du tunnel nord-sud, et regarde, satisfait, les images gigantesques qu'il a peintes.
Reprenant sa course le long des rails, il ne remarque pas qu'on le suit du regard. Il n'entend pas non plus les ouvriers qui s'activent à quelques centaines de mètres dans la galerie principale. Perchés sur des échelles, ils fixent au plafond d'étranges paquets. En une longue file. Reliés par une mèche...
- Il est là ! dit tout bas un homme chauve sorti de l'ombre.


Copyright : Studio 108 2004-2019 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli