Harmonie, harmonie / Passion du livre

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.. Harmonie, harmonie

Couverture du livre Harmonie, harmonie

Auteur : Vincent Jolit

Date de saisie : 11/09/2014

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : La Martinière, Paris, France

Prix : 15.90 €

ISBN : 9782732466798

GENCOD : 9782732466798

Sorti le : 20/08/2014

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  • La dédicace de l'auteur

Je voulais au départ écrire un roman sur le fossé qui s'est creusé, au fil du XXe siècle, entre les artistes proposant des oeuvres exigeantes et la culture de masse. Puis, au hasard de lectures, j'ai rencontré mon personnage, Arnold, et, partant d'une simple idée, d'une seule question, j'ai découvert un univers, toute une vie. Celle d'Arnold Schoenberg, compositeur autrichien mal aimé et incompris - alors qu'on lui doit beaucoup. Avec ce personnage, qui se construit en musicien devant le rejet, en Juif devant le nazisme, en homme devant Dieu, j'ai voulu finalement écrire l'histoire d'un artiste qui a fait de son échec une oeuvre majeure.

Vincent Jolit



  • La présentation de l'éditeur

Vienne 1900, c'est incontournable. Tout le monde est là : Freud, Manier, Schnitzler, Loos, Schiele. Et Arnold. Arnold est compositeur. De sa musique complexe et avant-gardiste, personne ne veut. Les spectateurs sifflent, les insultes fusent, les portes claquent. Mais, avec l'aide de ses disciples, Anton et Alban, Arnold insiste, persévère.
Seulement les goûts du public ne sont pas l'unique obstacle à sa réussite. En cette première moitié du XXe siècle, des bouleversements barbares secouent l'Europe qui voit poindre la menace nazie. Et Arnold est juif.
De Vienne et Berlin à Boston et Los Angeles, c'est cette histoire que le roman Harmonie, harmonie raconte. La solitude de cet homme-là qui, d'émeutes en scandales, d'espoirs en désillusions, n'a cessé de croire qu'il avait un rôle primordial à jouer dans l'histoire de la musique. Une mission.

Vincent Jolit est né en 1978 à Hyères dans le Var. Après l'obtention de son DEA de Lettres modernes, il est devenu bibliothécaire à la médiathèque de Hyères et vit à Toulon. En 2013, il a publié son premier roman Clichy aux éditions de La Martinière.





  • La revue de presse Nils C. Ahl - Le Monde du 11 septembre 2014

Pour " Harmonie harmonie ", son deuxième roman, Vincent Jolit s'est emparé sans complexe du génial musicien autrichien...
On s'y perdrait et pourtant on s'y retrouve. Le grand talent de Vincent Jolit pour tirer le meilleur d'un personnage (secondaire dans Clichy, son premier roman, patrimonial dans Harmonie harmonie) lui permet de tresser un fil d'Ariane pour son lecteur. Sa modestie lui fait contourner l'ombre du Docteur Faustus, de Thomas Mann. Il tente beaucoup et réussit presque tout - et d'abord à faire un vrai bon roman sur l'échec, la vanité et l'air du temps.



  • Les premières lignes

Au début, voyons grand. Nuages et brume de poussière, magma et cercles de couleur. Des traits et des spirales scintillantes, papier peint originel qu'épousent chapelets d'étoiles et autres nébuleuses indéchiffrables. Le mouvement des planètes produit un grondement sourd comme des meubles que l'on déplace trois étages plus haut. Orchestre cosmique que personne n'entend. Ça commence plus ou moins ainsi.
Sautons quelques étapes. Abraham, Isaac, Jacob. Puis Moïse. Missionné par Yahvé, Moïse défie Pharaon et libère le peuple hébreu. Maintenant, il doit le conduire jusqu'en Terre promise. Il lui faut pour cela ouvrir et refermer une mer, monter et descendre une montagne avant d'y arriver. Ou plutôt avant de mourir à ses portes à l'âge de cent vingt ans, offrant, par son sacrifice, un avenir à Israël en son royaume de Judée.
C'est Josué, son disciple, qui prend la relève et ce n'est pas aisé. Ça ne fonctionne pas. Plus tard, David et son fils Salomon installent leur règne dans un petit village fortifié nommé Jérusalem. A partir de là, ça ne s'arrête plus de bouger. On s'unifie, on crée des royaumes, on se chamaille. On n'est jamais d'accord. A force d'hésiter, Jérusalem est prise et il faut une nouvelle fois partir. Au bout d'un moment, on se réunifie à nouveau sous l'égide de l'Empire perse, mais on ne sait plus très bien où on en est, là, entre les communautés juives d'Égypte et de Babylonie. Alexandre passe par là, ce qui n'arrange rien, et les Macchabées se révoltent pour couronner le tout. Le royaume hébreu renaît un peu en s'alliant puis en se soumettant à Rome. Hérode enthousiasme tout le monde un temps, mais, décidément, rien ne se déroule comme il faut, personne ne peut s'entendre et Jérusalem chute en 70 de notre ère.
Après, ce n'est pas mieux. Ça se déplace mais c'est quand même n'importe quoi. Des peuples, des guerres, des coucheries et des assassinats. Les Romains, toujours, les Vikings, Gengis Khan et les Papes. De temps en temps ça se calme, puis ça reprend de plus belle, certains innovant en matière de cruauté et de bêtise, d'autres prospectant du côté de la philosophie et du progrès. Les prophètes se succèdent. Beaucoup de prophètes, à peine audibles. C'est parfois dommage, souvent ça ne l'est pas. Il y a des joies et des peines, des huttes et des cathédrales. Il y a des massacres, encore, et beaucoup de naissances. Des continents sont découverts, des civilisations ensevelies. Tout ça est plein de couleurs mais on se meut entre le noir et le blanc en essayant de rester le plus longtemps possible dans les tons de gris. La curiosité, rarement, l'emporte sur la peur. Moyen Âge, Renaissance, etc. Encore des guerres. On révolutionne un peu. Les empires se font et se défont, ça ne s'arrête jamais, les siècles défilent, on se demande jusqu'à quand. Puis, par agrandissement de la focale, on y arrive.


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