Passion du livre - tout sur le livre : Saint-Sépulcre !

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Saint-Sépulcre !

Couverture du livre Saint-Sépulcre !

Auteur : Patrick Besson

Date de saisie : 21/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Romans

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-213-62584-3

GENCOD : 9782213625843

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Au milieu du XIIIe siècle, à Paris, un poète-jongleur vieillissant et son jeune ami écolier tombent amoureux de la même prostituée palestinienne dans un bordel de la rue Bordelle, l'actuelle rue Descartes. Non loin de là, dans son palais de la Cité, Louis IX, le futur Saint-Louis, prépare sa prochaine croisade. Saint-Sépulcre ! raconte aussi la vie d'un chevalier errant entre Péronne, Chypre, Aigues-Mortes et Constantinople. Ainsi que la prise et l'occupation, un siècle et demi plus tôt, de Jérusalem. Dans la lignée de Dora (Grand Prix du Roman de l'Académie française, 1985), La Statue du Commandeur (1988), La Science du baiser (1997) et Les Frères de la consolation (1998), Patrick Besson donne, avec Saint-Sépulcre !, sa vision toujours tourmentée, insolite et gourmande de l'Histoire et des histoires.





  • La revue de presse François Cérésa - Le Figaro du 4 novembre 2005

... Dans Saint Sépulcre !, énième roman d'un Besson cette fois historique, il s'agit justement de croisé et de croisade. Nous voilà à l'époque de Louis IX, le futur Saint Louis, en compagnie d'un gros jongleur copain de Rutebeuf, Bénodet, et d'un jouvenceau à la tournure de paladin, Richart, qui ne l'est pas. Dans un Paris aux fragrances de cour des miracles, ils culbutent une prostituée palestinienne et muette surnommée «la Pouliche». L'ingrate disparaît.
Alix, flanqué de son Enak - car les descriptions de Besson nous rappellent parfois celles d'une BD revue et corrigée par un Raskolnikov passionné de vin rouge, de femmes et de guerre -, iront jusqu'à Jérusalem pour la retrouver. De Péronne à Constantinople en passant par Chypre et Aigues-Mortes, on croise (c'est le cas de le dire) des mangeurs d'oignon, des goutteux, des putes borgnes, des Mamelouks, des Sarrasins, des chevaliers à la triste figure, Gile, une sorte de Lancelot sans lac, Robert d'Artois et Charles d'Anjou, le tout dans un style sans apprêt, lisse aux entournures, aussi confortable qu'un Smalto en lin, avec ce rien de débraillé qu'affectionnent les inclassables. La croisade est profane. Et Patrick le gourmand blasphème comme un Pouchkine en Circassie... Peu importe l'élégance. Mais Besson, qui ne nous fait jamais le coup du dernier combat, histoire de ne pas le confondre avec Luc, a justement cette élégance qui ressemble à la grâce...


  • La revue de presse Daniel Rondeau - L'Express du 6 octobre 2005

... Nous voici donc à Paris, dans les tavernes et les bordels, dans l'intimité d'un bourgeois, en l'église Saint-Séverin pour le mariage inattendu du poète, à Péronne entre les murs d'un château qui est le tombeau de nombreux secrets de famille, sur les chemins de la croisade, jusqu'à Jérusalem, où des Francs se battent contre les Sarrasins, prennent du bon temps et se disputent, dans les ruelles de Limassol, au pays des Lusignan, à Tunis où Louis IX, le roi silencieux au casque doré, celui qui ne manquait pas de courage mais que la chance ne daignait pas servir, vient de mourir. Une époque défile et s'évapore. Le temps n'est qu'un décor et l'Histoire, un prétexte à vagabondages, une succession d'images plutôt qu'un saut dans l'inconnu... L'auteur s'amuse et le lecteur sourit, bien que tout ne soit pas rose au pays de ce Saint-Sépulcre ! Sur cette tapisserie de rêveries rapides, bâtie en trompe-l'oeil, Besson aborde nombre de sujets graves (Dieu, la mort, les hommes et les femmes, la peur, l'amour conjugal), d'une plume qui ne s'attarde pas... Les formules abondent. Leurs flèches, empoisonnées de souvenirs personnels et de mélancolie, font le charme du roman. L'ironie de Patrick Besson est pour lui plus qu'une douce moquerie, c'est une nécessité, l'oxygène de son encre. C'est dans l'ironie, dit-il, qu'il aperçoit le vrai sourire de Dieu.


  • La revue de presse Jean-Rémi Barland - Lire de septembre 2005

Esprit érudit, Patrick Besson aime embarquer ses personnages dans des aventures situées à des moments de rupture historique... Situé au temps des croisades, Saint-Sépulcre !, son nouveau roman, ne déroge pas à la règle. D'un côté Richart Perpin, fils d'un riche bourgeois parisien, escholier de dix-sept ans, soiffard, préférant courir les filles que de se consacrer à ses études. De l'autre, Bénodet, son camarade de taverne, jongleur et collègue de Rutebeuf, fils d'un père normand et d'une mère sarrasine, chargé par Richart de rédiger un devoir sur la prise de Jérusalem, lors de la première croisade. Prétexte à une longue chevauchée romanesque... Patrick Besson immerge ses deux héros dans une aventure d'une grande sensualité... Faisant passer le lecteur de la réalité des croisades à l'univers pacifique rêvé par ses héros, Patrick Besson signe un magnifique roman de moraliste, véritable manifeste épicurien en hommage aux victimes des pouvoirs théocratiques.


  • La revue de presse Michel Déon, de l'Académie française - Le Point du 25 août 2005

La difficulté avec Patrick Besson est qu'il n'est jamais là où on l'attend. Tantôt c'est une jolie et tendre musique de Schubert - et nous n'oublierons pas «Lettre à un ami perdu» -, tantôt un opéra mozartien - «La statue du Commandeur» - ou encore une gymnopédie à la Satie : «La paresseuse», «Julien et Isaac»... J'arrête, même si les rapprochements musicaux sont autrement plus sérieux que les parentés littéraires. Besson n'est le fils de personne, même pas le fruit de sa boulimie de lecture. C'est une grâce du Seigneur d'être le fils de soi-même. Parfois on pense à Jules Renard ou à Léautaud, dont il a l'esprit, heureusement sans la mauvaise humeur... Le cousinage avec Rabelais est évident dès les premières pages de «Saint- Sépulcre !», dont l'action se passe trois siècles avant l'explosion de «Pantagruel» et de «Gargantua» dans le paysage littéraire français. A l'approche de la cinquantaine, Patrick Besson reste toujours un auteur précoce. La verdeur, la folie, la cocasserie des dialogues, leur crudité sont du Rabelais sans Rabelais, à ceci près que, sous le règne de l'innocent Saint Louis, il semble que, par désoeuvrement ou manque de place, on forniquait énormément et que les dames ne se faisaient guère prier... Au passage, Besson sacrifie à ses désirs refoulés : il coupe des têtes, éventre des infidèles, laisse agoniser les plus valeureux dans les diarrhées du choléra. Par moments, tout ce joli monde s'éclipse. L'auteur ne s'intéresse plus à ses créatures. Fatigué de les faire mourir, il profite de ce répit pour se pousser un peu sur la scène et c'est un festival de diableries, de moralités douteuses et d'époustouflantes réflexions... A chaque page, c'est un festival de provocations, d'aveux retenus et de charmes profanes. Par bonheur, la précocité de Besson ne vieillit pas...


  • La revue de presse Aude Lancelin - Le Nouvel Observateur du 8 septembre 2005

Imaginez un Paris où les costumes-cravates de la Bourse parleraient châteaux forts et mariages forcés. Un Paris où les bobos du Marais seraient toujours fourrés à la messe. Où Aristote serait l'auteur à gros tirage, et non Michel Onfray. Où les filles, même les très moches, en remontreraient toutes à Catherine Millet, sans avoir à collectionner les cahiers sexe d'étéde «Libération». N'imaginez plus, ouvrez «Saint-Sépulcre !» de Patrick Besson, la plus pieuse des ex-plumes de «l'Huma».
Un roman historique, si l'on veut. Un roman sur les croisades de Godefroi de Bouillon et de Saint Louis, même. Mais attention, sans heaumes en carton-pâte, et surtout sans prémonitions crépusculaires sur le déclin de l'Occident. L'auteur de «Dara» et «28, boulevard Aristide-Briand» laisse ça à l'axe Houellebecq-Dantec. «Tout sur terre connaîtra la décrépitude : Dieu pourrait-il être plus explicite ?» Tout passera, oui. Même le catastrophisme branché. Resteront la mélancolie du temps qui s'étire le long de la Seine, et ces «petits maux d'amour» plus amers que la mort que Besson dissèque depuis ses premiers livres.

Fini de rire, à cette rentrée ? Et puis quoi encore ! On s'amuse beaucoup à suivre les aventures du jongleur-poète Bénodet et de Richart, tête à claques sorbonnarde de 17 ans... pas de doute, on a bien retrouvé sous le costume du fabliau d'époque la muflerie sentimentale qui signe le Besson authentique, loin de ses homonymes assommants à la guimauve. Nous, dans cette rentrée, nous avons choisi notre Besson.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli