Une semaine dans la vie de Stephen King / Passion du livre

Recherche simple

Recherche avancée

Recherche multi-critères








Recherche avancée

.. Une semaine dans la vie de Stephen King

Couverture du livre Une semaine dans la vie de Stephen King

Auteur : Alexandra Varrin

Date de saisie : 01/09/2014

Genre : Littérature, essais

Editeur : Léo Scheer, Paris, France

Collection : Littérature

Prix : 19.00 €

ISBN : 9782756104522

GENCOD : 9782756104522

Sorti le : 03/09/2014

en vente sur


  • La dédicace de l'auteur

Avant de commencer Une Semaine dans la vie de Stephen King, j'aimerais que vous preniez quelques secondes pour vous rappeler votre premier grand livre : celui qui vous a transcendé, vous a emporté loin de votre quotidien et vous a littéralement enchanté, celui que vous considérez comme une part de la personne que vous êtes devenue.
Est-ce que vous voyez de quel genre d'expérience je veux parler ?

Je l'ai vécue pour ma part âgée de 10 ans, à l'époque où j'étais l'incarnation de l'impopularité pour ne pas dire le bouc émissaire de mes petits camarades de collège. Mon premier grand livre a été Le Fléau, de Stephen King ; l'histoire d'une épidémie de grippe qui décime plus de 99% de la population, et je dois dire que l'idée de me réveiller un beau matin avec la grosse majorité des tyrans raides morts et le monde entier comme terrain de jeu a alimenté bon nombre de mes rêveries pendant les longues heures qui peinaient à défiler dans les nuits des dimanche aux lundi.
Ce livre est devenu un véritable refuge que j'ai été si consternée de devoir quitter après l'avoir fini que j'ai entrepris d'en écrire la suite (on est inconscient, à 10 ans). Je n'ai pas été convaincue moi-même de mes sottises, mais il en est resté l'envie d'écrire, qui ne m'a plus quittée depuis.
L'envie d'écrire, de lire, c'est donc à Stephen King que je la dois, et au-delà, je lui dois aussi d'avoir construit via ses personnages des modèles qui ont participé à la construction de mon identité.

Une Semaine dans la vie de Stephen King raconte ce cheminement, au travers des 5 rencontres que j'ai eu la chance de vivre avec lui, lors de son passage à Paris en novembre 2013 dans le cadre de la promotion de son livre, Docteur Sleep.
Il s'adresse de manière universelle à tous ceux que la fiction a fait rêver et grandir, et j'ai eu beaucoup de plaisir à l'écrire.
J'espère que vous en éprouverez autant en le lisant.

Alexandra Varrin



  • La présentation de l'éditeur

«Il entre sans se presser, désinvolte. Un sourire au coin des lèvres, grand, un peu voûté, la démarche hésitante. Sous les flashes qui crépitent, malgré l'interdiction, ses yeux pétillent. Mi-gêné, mi-amusé, l'air de rien, il sort de sa coquille, prend quelques secondes pour observer la foule, curieux, vulnérable, perplexe. Le temps de traverser l'estrade, il endosse une nouvelle carapace, drapé dans le statut qui a réuni ici près de trois cents journalistes venus des quatre coins de la planète : celui de l'écrivain le plus célèbre au monde.»

Du 12 au 16 novembre 2013, Stephen King a passé une semaine à Paris pour promouvoir son nouveau livre, Docteur Sleep. L'occasion pour des milliers de lecteurs de rencontrer leur auteur fétiche, et pour Alexandra Varrin de transformer cet événement exceptionnel en véritable quête identitaire et introspective.
Au cours des cinq rendez-vous qui jalonnent cette semaine, elle se replonge dans l'oeuvre monumentale de son idole, et poursuit, tout en interrogeant notre rapport à la fiction, son propre autoportrait.

Alexandra Varrin est née en 1985 et vit à Paris. Une semaine dans la vie de Stephen King est son cinquième roman.





  • Les premières lignes

Stephen King fuyait à travers Paris et je le poursuivais.

Du 12 au 16 novembre 2013, Stephen King est à Paris.
Pour la première fois de sa carrière, l'écrivain américain rencontre ses lecteurs français à l'occasion de la parution de Docteur Sleep qui, trente-six ans après la sortie de Shining, raconte les aventures du jeune Danny Torrance devenu adulte.
Le maître incontesté du suspense et de l'épouvante commencera par donner une conférence de presse ; s'ensuivront une séance de dédicaces, un passage en direct à la télévision, plusieurs émissions de radio dont une en public, ainsi qu'une soirée exceptionnelle au Grand Rex où il évoquera son nouveau livre, en lira des extraits et répondra aux questions de ses fans.
Une semaine unique pour tous ceux qui, sitôt mises en ligne, s'arrachent les places pour ce dernier événement, sold out en seulement deux semaines.
La conférence de presse rassemblera près de trois cents journalistes venus de toute l'Europe mais aussi de Russie et d'Asie.
Ce sont trois mille cinq cents personnes qui se rendront à l'espace librairie du cinéma MK2 Bibliothèque afin de faire dédicacer leur exemplaire. En dépit des températures hivernales, une centaine de personnes seront déjà rassemblées devant le bâtiment la veille, certains s'étant déplacés depuis l'Irlande, l'Allemagne, la Pologne ou encore l'Italie.
Le 14 novembre 2013, l'émission La Grande Librairie sur France 5 battra des records d'audience, dans le public et derrière les écrans de télévision, grâce à la présence unique de Stephen King durant près d'une heure.

Du 12 au 16 novembre 2013, Stephen King est dans la ville où j'habite depuis six ans.
J'y habite mais ça n'est pas chez moi, parce que chez soi, c'est l'endroit où se trouve son coeur et le mien est éparpillé entre Derry, Haven, Ogunquit, Castle Rock, Chester's Mills et toutes les autres villes qui servent de décor aux romans de l'écrivain.
Les quelque deux cents livres de lui que je possède, en français et en anglais, ne sont jamais que des portails qui me permettent d'accéder à ce monde que j'ai fait mien.
Lorsque j'ai lu Le Fléau, au collège, j'étais tellement triste de l'avoir terminé que j'ai entrepris d'en rédiger la suite. Un projet proche du blasphème que j'ai eu tôt fait d'abandonner. En revanche, j'ai continué d'écrire et je suis aujourd'hui l'auteur de quatre romans publiés, dans lesquels on retrouve invariablement un personnage dont j'ai emprunté le nom de famille à Roland, le Pistolero de La Tour sombre, l'oeuvre majeure de Stephen King.
Ancienne anorexique, aussi bien dans ma peau qu'un poisson hors de son bocal, j'ai cinq tatouages que je considère comme une manière de me réapproprier mon enveloppe physique, de poser les bases d'un rapport plus sain avec mon corps. Ils sont tous inspirés de héros ou de livres de Stephen King, ce qui, au-delà des mots, exprime à quel point son oeuvre a participé à la construction de ce que je suis, de mon identité.


Copyright : Studio 108 2004-2019 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli