Plantes envahissantes, pionnières ou simplement expansives ? : comment vivre avec un jardin écologique / Passion du livre

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.. Plantes envahissantes, pionnières ou simplement expansives ? : comment vivre avec un jardin écologique

Couverture du livre Plantes envahissantes, pionnières ou simplement expansives ? : comment vivre avec un jardin écologique

Auteur : Gilles Clément | Brigitte Lapouge-Déjean

Date de saisie : 16/05/2014

Genre : Guides et conseils pratiques

Editeur : Terre vivante, Mens, France

Collection : Conseils d'expert

Prix : 25.00 €

ISBN : 9782360981304

GENCOD : 9782360981304

Sorti le : 14/04/2014

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  • La présentation de l'éditeur

Opportunistes, pionnières, conquérantes, envahissantes... ? Nous assistons parfois à de virulentes expansions de plantes dans notre environnement, qui peuvent être provoquées par de multiples causes : réchauffement climatique, pollution, brassage planétaire...

Si, au niveau paysager, il est vain et insensé de vouloir agir contre ces évolutions naturelles ou anthropiques, il n'en est pas de même dans les jardins. À cette petite échelle, on peut éviter d'installer des plantes expansives ou, lorsqu'elles sont déjà en place, apprendre à les cantonner écologiquement. Les auteurs ont identifié 44 plantes pouvant poser problème, des plus «envahissantes» (renouée du Japon, jussie, ailante, herbe de la pampa...) aux mauvaises herbes les plus tenaces (liseron, prêle, potentille...). Pour chacune, ils indiquent les informations botaniques, leur histoire, leurs qualités et leurs défauts et les solutions naturelles pour les limiter, les supprimer ou les remplacer.

Ingénieur horticole, enseignant, écrivain, botaniste, GILLES clément est surtout connu comme paysagiste à la renommée internationale. Inspiré par «La Vallée», son jardin expérimental, il a créé des concepts de paysage contemporain dont le Jardin en mouvement et le Tiers-Paysage. Parmi ses créations, le Domaine du Rayol, les jardins du Musée du Quai Branly...

BRIGITTE LAPOUGE-DEJEAN est jardinière en bio et auteure d'ouvrages sur le jardin. Elle collabore également au magazine Les 4 Saisons du jardin bio. Avec son mari Serge Lapouge, elle a créé les Jardins de l'Albarède, classés «Jardins remarquables» et ouverts au public.

Depuis 30 ans, la Scop Terre vivante édite des livres d'écologie pratique, ainsi que le magazine Les 4 Saisons du jardin bio. Terre vivante a également ouvert des Jardins écologiques en Isère proposant des stages pratiques. www.terrevivante.org





  • Les premières lignes

Préambule

SUR LES PAROIS DU TEMPLE DE DEIR-EL-BAHARI on peut voir, sur le côté droit, en bas-relief, les étapes du voyage des plantes venues d'ailleurs que la reine Hatshepsout, 1500 ans avant notre ère, installait dans le paysage et les jardins de la vallée du Nil. Une partie de ces trésors - matières premières, végétaux d'ornement, plantes vivrières -, censés venir du pays de Pount (aujourd'hui Socotra), habitent aujourd'hui l'Égypte de façon naturelle comme s'ils avaient toujours appartenu à ce pays. Dans ces transactions, l'île de Socotra semble toutefois n'avoir été qu'une escale entre l'Extrême et le Proche-Orient. Les commerçants arabes gardaient secrètes leurs sources d'approvisionnement. Pendant longtemps on ignora que le figuier sycomore (Ficus sycomorus), l'arbre des sarcophages des pharaons, dont certains supposent qu'il existait en Haute-Égypte 7000 ans avant notre ère, était cantonné à la Syrie, territoire à partir duquel on l'exportait.

Pour de nombreuses espèces bien connues, l'origine géographique se perd ainsi dans les méandres du temps et de l'espace, de sorte qu'il est impossible de leur attribuer une identité indigène quelconque. Ainsi le dattier (Phoenix dactylifera) serait un hybride inconnu originaire du Sahara et de son prolongement en Asie, dont les formes primitives ont disparu. Le cocotier (Cocos nucifera), ayant voyagé au gré des courants (la noix de coco, la plus grosse graine du monde, flottant comme un ballon), s'est installé sur les rives de la couronne tropicale sans aucune assistance humaine. On

ne sait dire d'où il est originaire, sinon d'un biome intertropical de rives océanes, ce qui ne correspond à aucun pays identifié par les humains, mais à un ensemble territorial de compatibilité de vie pour cette espèce. Sans doute pourrait-on dire cela de bien des espèces pour lesquelles, aujourd'hui, on assiste à un déchaînement de désir d'éradication car, dit-on, elles ont quitté leur pays d'origine pour en coloniser d'autres, elles sont «invasives» !

Qu'est-ce qu'un pays d'origine pour une espèce végétale ? Question à laquelle on peut répondre en considérant le très court terme ; réponse impossible à l'échelle des temps qui ont construit le paysage planétaire tel que nous le connaissons aujourd'hui. Certes le chêne est associé au paysage gaulois et nos ancêtres le vénéraient, mais on attribue son arrivée dans cette partie de l'Europe qui deviendra la France à la prolifération des geais et de quelques autres corvidés, à leur agitation, leur capacité à disséminer l'espèce et à la faire venir de la péninsule Ibérique jusque dans les régions situées au nord des Pyrénées. Quel est le vrai pays d'origine des chênes de nos contrées (Quercus robur, Quercus pubescens) ? La paléobotanique nous renseigne sur ces mouvements : modification des écosystèmes sous la pression des changements climatiques, des changements des flores, des changements des paysages, des déplacements commandés par les vents, les courants marins, les animaux et, de façon formidablement active mais récente dans l'histoire de la planète, par les humains.


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