Plantes sorcières / Passion du livre

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.. Plantes sorcières

Couverture du livre Plantes sorcières

Auteur : Lionel Hignard

Illustrateur : photographies de Yannick Fourié | photographies de Serge Schall

Date de saisie : 02/12/2013

Genre : Folklore Moeurs et coutumes

Editeur : Plume de carotte, Toulouse, France

Collection : Terra curiosa

Prix : 19.50 €

ISBN : 9782366720082

GENCOD : 9782366720082

Sorti le : 31/10/2013

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Depuis la plus haute Antiquité, les «plantes de sorcières» ont été utilisées pour soigner. Formant une véritable pharmacie naturelle, elles ont fait parler d'elles pendant des millénaires avant de finir rangées dans les officines «légales», tandis que d'autres rejoignaient la clandestinité.

Mais parler de plantes sorcières, c'est aussi voir surgir tout un imaginaire de chaudrons et de potions, de sortilèges et de superstitions, de pouvoirs et de procès...

Alors, bénéfiques ou maléfiques les plantes magiques ?

De l'absinthe à la ciguë, du gui à la mandragore, du pavot à la verveine, plongez dans ces portraits envoûtants de plantes, et découvrez toutes les histoires et les croyances qu'elles ont suscitées dans le coeur des Hommes.

Lionel Hignard est né en 1951 à Suresnes. Après une première année d'études de cinéma, il se tourne vers la culture et la distillation des plantes aromatiques et médicinales. Il rejoint l'éducation à l'environnement en 1983 où il se consacre à l'étude des plantes usuelles. Il collabore avec le milieu enseignant et conçoit des outils pédagogiques sur le thème de l'arbre urbain, le patrimoine et le paysage. Il publie ses premiers ouvrages en 1995. Poursuivant sa quête d'écriture nature, il anime des ateliers d'écriture et occupe aujourd'hui le poste d'animateur formateur au sein de jardins partagés à Tournefeuille près de Toulouse.





  • Les premières lignes

Préambule

Bénéfiques ou maléfiques, les plantes de sorcières ont-elles disparu ?
Après avoir fait parler d'elles pendant plusieurs millénaires, la plupart de ces plantes sont rangées dans l'officine des pharmaciens tandis que d'autres, comme le chanvre ou le pavot, ont rejoint la clandestinité. Ce sont ces mêmes plantes que l'on trouve en homéopathie, en préparation magistrale, Aconitum napellus 9 CH, Belladonna 9 CH ou Conium maculatum 5 CH mais la dose est aujourd'hui préparée avec toute la rigueur qui convient et le patient n'encourt plus aucun danger. Pourtant, nombre d'entre elles furent impliquées dans les procès de sorcellerie. Pourquoi étaient-elles associées au diable, manipulées dans l'ombre pour la plupart ? D'où leur venaient tous ces pouvoirs ? On trouve parmi elles beaucoup de solanacées, une famille dont la majorité des espèces sont dotées de propriétés hallucinogènes nettement marquées comme la morelle, le datura, la jusquiame ou la mandragore... Les manuels de phytothérapie nous avertissent : «à manier avec prudence». Quant aux autres comme la colchique, la ciguë ou la digitale, particulièrement dangereuses, les médecins du XIXe siècle nous recommandent de «ne pas les laisser à des mains inexpérimentées». Utilisées pendant toute l'Antiquité, ces plantes, qui portaient déjà le sceau de l'effroi, étaient l'attribut indispensable des sorciers, devins, enchanteurs, employé bien souvent à des fins mercantiles inavouables. L'empoisonnement était chose courante à Rome ou à Athènes, une autre manière de modifier les destinées, disait-on. Durant la grande chasse aux sorcières qui sévit avec une incroyable violence dans toute l'Europe, certains traités dits de démonomanie mentionnaient ces plantes diaboliques et maléfiques et le simple fait d'en recommander l'usage ou de les employer, même à des fins médicales, était condamnable et passible du bûcher. Rappelons-nous qu'à l'époque il n'y avait pas d'analgésique reconnu comme tel, alors un verre de sirop d'opium ou une cuillerée de suc de mandragore pouvait se révéler efficace contre la douleur, mais l'autorité veillait.
Plantes des mages, des enchanteurs, des alchimistes, des druides, des pythies rendant les oracles, les «plantes de sorcières» auront toujours quelques secrets à nous confier. Les plantes magiques ne se rapportaient pas systématiquement à la sorcellerie. Elles se rattachaient bien souvent à des superstitions mais, aux yeux de leurs contemporains, les plantes de sorcières étaient toutes considérées comme des plantes magiques, douées de pouvoirs extraordinaires, le plus souvent maléfiques. Sous d'autres latitudes, des végétaux que nous connaissons à peine enlèvent les fièvres, soignent de nombreux maux, permettent de communiquer avec les ancêtres. Ce sont aussi des plantes de sorcières, chamans ou guérisseurs. Sont-elles devenues pour autant bénéfiques ? Avant de nous prononcer sur cette question, il nous paraît intéressant d'écouter les témoignages issus de la sagesse populaire, en nous efforçant de considérer que le même mot - en l'occurrence «sorcier» - ne désigne pas tout à fait la même chose suivant le pays ou le continent d'où l'on vient.


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