Maurice Ronet : le splendide désenchanté / Passion du livre

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.. Maurice Ronet : le splendide désenchanté

Couverture du livre Maurice Ronet : le splendide désenchanté

Auteur : José-Alain Fralon

Date de saisie : 14/12/2013

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Ed. des Equateurs, Sainte-Marguerite-sur-Mer, France

Collection : Biographies

Prix : 20.00 €

ISBN : 978-2-84990-254-7

GENCOD : 9782849902547

Sorti le : 03/10/2013

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Trente ans après sa mort, Maurice Ronet demeure une énigme.
Qui était vraiment ce comédien inclassable, d'une beauté hors norme, ayant marqué de son empreinte des films-cultes du cinéma français : Ascenseur pour l'échafaud, Plein soleil, La Piscine, Raphaël ou le débauché ?
Que cachait le visage désespéré du Feu follet, son plus grand rôle ?
Pourquoi a-t-il toujours été comparé à Alain Delon ?
Que cherchait ce seigneur de la nuit, dans ses virées somptueuses et sordides qui le menaient de Castel à Saint-Germain-des-Prés aux bordels de Barcelone ?
José-Alain Fralon a reconstitué au plus près la vie mystérieuse et disloquée d'un homme à la fois comédien, peintre, réalisateur, producteur. Ronet réalisa un chef-d'oeuvre, Bartleby, d'après la nouvelle d'Herman Melville, filma les derniers dragons d'une île aux confins de l'océan Indien, fréquenta les «Hussards», Roger Nimier, Antoine Blondin, et n'hésita pas à devenir membre de l'Association des amis de Robert Brasillach.
Ce grand séducteur épousa Maria Pacôme, forma un couple magnifique avec Anouk Aimée, disputa Anna Karina à Jean-Luc Godard, poursuivit une liaison de près de dix ans avec Betty Desouches et eut un enfant avec Joséphine Chaplin.
Personne ne l'a remplacé. José-Alain Fralon l'a saisi dans toute sa splendeur noire. A bout portant.

José-Alain Fralon a été grand reporter au monde, où i7 a notamment couvert la guerre du Kosovo, le procès Papon, la chute de Ceausescu et plusieurs Tours de France. Maurice Ronet, le splendide désenchanté est sa cinquième biographie.





  • La revue de presse Marie-Laure Delorme - Le Journal du DImanche du 20 octobre 2013

Maurice Ronet ou l'élégance de la simplicité. Il payait pour tous, parlait bien à tous. Ceux qui l'ont connu louent son intelligence et sa gentillesse. Elles réussissaient à se frayer un chemin à travers une désespérance énigmatique. Silences et solitude. Le journaliste José-Alain Fralon ne contourne pas les blancs, dans une biographie consacrée à l'acteur du Feu follet...
Maurice Ronet entre dans la légende du cinéma avec Ascenseur pour l'échafaud (1958) et Le Feu follet (1963), de Louis Malle. L'acteur Mathieu Amalric admire son jeu depuis l'âge de 15 ans. Ils appartiennent à la même famille de comédiens. Ils disent le texte et le sous-texte...
Le héros de Pierre Drieu la Rochelle dans Le Feu follet avoue : "Je n'ai pas très envie de rentrer dans la vie." Maurice Ronet y est entré sur la pointe des pieds et en est reparti de la même façon. Entre, la fuite. Il a fait semblant de ne pas être triste.



  • Les premières lignes

L'enfant qui voyait ses parents de profil

Et si la première élégance de cet homme avait été de naître, aussi, «à l'anglaise» ? Chut, je ne fais que passer. Certes, Maurice Ronet a bien vu le jour le mercredi 13 avril 1927 à Nice, mais il aurait très bien pu naître à Knokke-le-Zoute, Casablanca ou Mulhouse, au gré des tournées de ses parents comédiens. A peine le temps d'arriver, il faut repartir. Un mois plus tard, le bébé se retrouvera à Paramé, près de Saint-Malo
Pour, déjà, tromper l'ennemi, le garçon qui entre en scène à la clinique Saint-Antoine porte deux noms. L'officiel, c'est Robinet. Aussitôt ce nom prononcé, admirateurs et admiratrices se cabrent. Comme si une fausse note leur avait écorché les oreilles. Robinet, peut-être un beau nom de France profonde, de directeur du Figaro, voire d'académicien ou de ministre de l'Agriculture ; à la rigueur, celui d'un Fernandel, d'un Bourvil ou d'un Jean Richard. Mais pas le nom d'un Maurice Ronet ! Cessons le blasphème.
Par bonheur, Émile, son père, comprenant qu'il ne pouvait monter sur les planches avec un tel patronyme, s'est très vite fait appeler Ronet. Pour ne pas être en reste, la maman, comédienne elle aussi, née Gilberte Salvi, deviendra Gilberte Dubreuil, puis Paule de Breuil. Le petit Maurice n'a donc pas dû souffrir des moqueries faciles, puisque, excepté sur les documents administratifs officiels, il se fera toujours appeler Ronet. Pas facile, malgré tout, de vivre dans ce va-et-vient permanent entre les «vrais» et les «faux» noms. En 1963, il sera très heureux d'enfin obtenir, par décret, le changement officiel de son nom. Ronet aura définitivement tué Robinet. Ouf !
Aujourd'hui, à recueillir les rares souvenirs de jeunesse que cet exilé du coeur a parfois laissé échapper, comme par inadvertance, on se demande s'il n'avait pas contracté dès sa naissance ce mal-être que, trente-six ans plus tard, Alain Leroy, le héros du Feu follet, son plus grand rôle, allait résumer dans une simple petite phrase : «Je n'ai pas très envie de rentrer dans la vie.
Mise à part la collection de voitures de course miniatures qu'il alourdissait avec du mastic pour qu'elles adhèrent mieux au sol, on ne trouve en effet rien sur les jeux, les copains, les farces, les peurs, les bêtises, les étonnements du petit Maurice. «C'est vrai qu'il ne parlait jamais de son enfance», se souviennent tous ceux qui l'ont connu. Le mutisme absolu. Pas la moindre photo, non plus, sur un mur, dans un cadre ou un portefeuille, de cette enfance systématiquement gommée. À tel point que même Pascal Thomas - c'était lui, le compagnon de chez Castel - fut étonné d'apprendre, trente ans après sa mort, que les parents de son ami étaient comédiens.
Après tout, pourquoi ne pas montrer, là aussi, sa différence avec ces acteurs s'alanguissant sur leur enfance où-tout-a-commencé, les petits camarades plies de rire devant leur première imitation et les applaudissements lors de l'inévitable distribution des prix ! Libre aussi à lui de ne pas faire partie de ces «imbéciles heureux qui sont nés quelque part», croqués par Brassens. Pas vu, pas pris.


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