Tonton, Nantes et moi / Passion du livre
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.. Tonton, Nantes et moi

Couverture du livre Tonton, Nantes et moi

Auteur : Louis Gildas

Préface : Jean-Louis Jossic

Illustrateur : Gérard Berthelot

Date de saisie : 15/07/2013

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : L'àpart éditions, Turquant, France

Prix : 20.00 €

ISBN : 978-2-36035-159-6

GENCOD : 9782360351596

Sorti le : 06/04/2013

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  • La dédicace de l'auteur

Dans ma vie de journaliste, j'en ai connu des villes et des histoires aussi... Comme ça il y eut Prague et Brest, Limoges et Adélaïde... puis Nantes... Surtout Nantes... Nantes et Tonton l'anarcho qui les soirs d'hiver à la lueur des quinquets de tavernes me racontait celle qui était devenue sa ville. Autant dire son amante...
Bon c'est vrai, il n'y avait pas plus de quinquets dans les tavernes que de becs de gaz sur le quai de la Fosse.
Mais c'était pour le fun et l'ambiance, l'ambiance d'avant... celle que le vieux forban avait connue... D'avant... mais d'avant quoi ? Ben de cet avant qui ne supporte pas les questions mais qu'il me racontait tout en me faisant renoncer, avec beaucoup de constance à ce train qui certains dimanches soirs, était censé me transporter de Brest à Lyon avec arrêt buffet à... Nantes. Trois quart d'heure !
Nantes où entre verre de muscadet et de vermouth cassis on refaisait la vie ! C'était beau la vie en c'temps là !

Louis Gildas



  • La présentation de l'éditeur

Une évocation pleine de nostalgie du Nantes de l'entre deux guerres, à travers le personnage truculent d'un oncle haut en couleurs !

Nantes, une ville bien installée dans son siècle, ville moderne, métropole ouverte sur le monde... mais aussi Nantes ville d'histoire(s)... Ici, non pas la grande, pas celle qui s'écrit avec un H majuscule... Non pas ! Mais les histoires du quotidien qui flirtent parfois avec celle de l'Université et du haut du pavé. Histoires des gens de tous les jours, des sans-grades comme l'on écrit parfois lorsque l'on est en mal de vocabulaire et tout autant d'inspiration. Histoires des lieux, des femmes comme des hommes d'hier et même d'avant-hier avec comme cicérone un tonton, Léonard, émigré et haut en couleur... Entre quai de la Fosse, petites bottines et dames de Barbin, une suite de portraits pittoresques et de chroniques picaresques.

Louis Gildas est journaliste. Après avoir travaillé aux six coins de l'hexagone, aujourd'hui il vit et travaille en Bretagne occidentale. Il est membre du Club de la presse de Limoges, de la S.G.D.L. de l'Institut Culturel de Bretagne, de l'Association des écrivains Bretons.

Gérard Berthelot a débuté la bande dessinée dans les années 80 en publiant notamment des récits pour le magazine Vécu des éditions Glénat. Il s'est ensuite tourné vers le graphisme publicitaire et la copie de tableaux célèbres. Depuis trois ans maintenant il revient dans l'univers du 9e art. Avec Luc Révillon et Julien Moca il a publié l'affaire Seznec, l'affaire Ranucci et l'affaire Stavisky chez de Borée. Après avoir publié une biographie d'Albert Londres, il revient aux affaires criminelles chez l'Àpart en illustrant Hélène Jégado, la triste vie d'une tueuse en série bretonne.





  • Les premières lignes

On a beau dire, plus ça ira, et moins on rencontrera de gens ayant connu Napoléon.
Alphonse Allais

Louis Gildas n'est pas Nantais, nous dit-on en dos de couverture de son Tonton, Nantes et moi.. Mais quel Nantais pur petit-beurre pourrait aujourd'hui écrire ses «souvenirs» des années 1920 ? S'il avait alors 10 ans, il faudrait qu'il soit plus que centenaire aujourd'hui. Est donc venu, pour la mémoire du début du XXème siècle, le temps du témoignage indirect, celui des souvenirs racontés par les générations précédentes et sauvés de l'oubli par les nôtres.

Louis Gildas, en bon passeur, tire d'abord ici d'archives et de lectures l'histoire attestée des lieux et des choses (les omnibus, la paille d'or, la naissance du transbordeur) mais surtout il rapporte de la verve de son grand oncle l'histoire des hommes et des femmes du petit peuple nantais, avec toute la tendresse que mérite cette résurrection.
Le talent naturel et spontané du tonton conteur est une évidente valeur ajoutée à l'intérêt de ces histoires, accroissant notre impression de l'accompagner dans un monde disparu, pourtant si proche dans le temps à l'échelle de l'Histoire, mais si éloigné de l'état d'évolution sociale et technologique de ce début de XXIème siècle.
C'est le même décalage de perception que ressentirait aujourd'hui un gamin rentrant banalement dans son smartphone l'application d'un nouveau jeu, si je lui racontais mon retour de l'école avec les copains en achetant au passage par les chaudes fins d'après-midi d'été et pour 20 «anciens» francs (3 centimes d'euro) un litre de cidre tiré du tonneau chez Gauthier-primeurs, ou encore mon souvenir de l'épicerie de la mère Couëdelo avec les mottes de beurre dans lesquelles nos mères enfonçaient l'index avant de le porter à la bouche pour apprécier les différentes salinités. Et je ne me rappelle pas dans le quartier de décès par salmonellose.

Pour en revenir au Nantes du temps de nos aînés, pour moi ce fut celui de mon grand-père Jossic, qui au temps de son enfance traversait la Loire de Chantenay à Trentemoult sur des radeaux de branchages entrelacés (ne sachant même pas nager) et habita dans les années de l'entre-deux guerres l'île Feydeau encore île, dans l'aile sud proche de l'insalubrité de la Cour ovale, ouvrant sur le quai auquel avait été donné le nom du Maréchal Turenne, déclassé en allée sèche 20 ans avant ma naissance.
Pour Louis Gildas, ce fut donc celui de Guillaume, son tonton de Nantes, dont la famille (ou lui-même) avait probablement quitté la dure vie rurale de Basse-Bretagne pour la dure vie urbaine du prolétariat de la grande ville industrielle. Et il en savait le tonton des histoires et des détails inédits sur ces sujets pourtant si souvent évoqués que sont les jaillous, les cigarières de la Manu, les blanchisseuses de Barbin et l'usine LU qui parfumait à la confiture de framboise - avec la complicité des vents dominants - le hall ouvert de la gare d'Orléans, enchantant l'odeur acre de la fumée des trains !

(...)


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