Bernard Dargols : un GI français à Omaha Beach / Passion du livre

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.. Bernard Dargols : un GI français à Omaha Beach

Couverture du livre Bernard Dargols : un GI français à Omaha Beach

Auteur : Caroline Jolivet

Date de saisie : 05/07/2012

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Ouest-France, Rennes, France

Collection : Écrits. Histoire

Prix : 14.00 €

ISBN : 9782737357251

GENCOD : 9782737357251

Sorti le : 13/03/2012

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Jeune étudiant parisien, Bernard Dargols effectue un stage à New York lorsque la guerre éclate en 1939. Sa famille, restée en France, est menacée par les lois antisémites du régime de Vichy. Bernard Dargols décide alors de s'engager dans l'armée américaine, convaincu qu'il y sera plus utile pour combattre les forces d'occupation. Devenu GI de la Military Intelligence Service après un long entraînement militaire, il débarque en juin 1944 sur la plage d'Omaha la sanglante, et sert au sein des renseignements militaires de la 2e Division d'infanterie US. Il participe à la libération de la Normandie, de la Bretagne et des Ardennes, avant de devenir membre du CIC, le service du contre-espionnage américain, et d'être démobilisé en 1946.
C'est ce témoignage exceptionnel du «GI de la place des Vosges», que retranscrit ici Caroline Jolivet, sa petite-fille.

Intriguée très jeune par ses origines et l'histoire de sa famille, Caroline Jolivet est fascinée par le destin de son grand-père, Bernard Dargols, par son engagement dans l'armée américaine et sa participation au débarquement à Omaha Beach. Après un voyage à New York en 2005 sur les traces de ses grands-parents, elle entame un travail de recherche et parvient à recueillir les souvenirs de guerre que son grand-père avait si longtemps tus.

Caroline Jolivet travaille au Nouvel Observateur depuis 2006. Elle est également l'auteur de textes pour le groupe français Mary's Dream. Elle vit à Paris.





  • La revue de presse Grégoire Leménager - Le Nouvel Observateur du 21 juin 2012

Dans un très beau témoignage, Caroline Jolivet raconte l'admirable et étonnant parcours de son grand-père, Bernard Dargols, qui se retrouva dans la peau d'«un GI français à Omaha Beach»...
Il paraît que Bernard Dargols n'aime pas qu'on le traite de héros. C'est bien la seule fois où, dans ce très beau témoignage, il se trompe.



  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos

Si je retrace le parcours de mon grand-père dans ce livre, c'est avant tout son message que j'espère porter haut et fort. En me transmettant son histoire, ses anecdotes, en répondant à mes innombrables questions, c'est son devoir de mémoire qu'il m'a transmis. Une histoire qui dépasse le cadre familial.
Au moment où je devenais mère de famille, ma grand-mère m'a ouvert la voie : elle qui regrette de ne pas avoir suffisamment interrogé ses propres parents. Pour moi, il n'était pas trop tard et je mesure la chance que j'ai d'avoir pu recueillir le témoignage de mon grand-père, acteur d'un des événements les plus marquants du XXe siècle.
Lorsque l'occasion se présente en 2005, j'accompagne mes grands-parents là où tout a commencé pour eux, une petite caméra à la main. À New York, ils m'emmènent, là où ils se sont rencontrés, là où ils ont habité, là où ils se sont mariés. Mais, pour aborder le sujet du débarquement de mon grand-père à Omaha Beach en 1944, il me faudra encore attendre. Pas facile de percer les secrets bien conservés de celui qui préféra les enfouir pour mieux nous en préserver pendant de longues années.
C'est par le cinéma que mes grands-parents nous ont livré leur passé. Tel un cérémonial familial, mes parents et mes grands-parents nous emmènent, mon frère aîné Romain et moi, au cinéma voir Europa, Europa, La Liste de Schindler, Il faut sauver le soldat Ryan. À propos de ce dernier film, mon grand-père, habituellement si doué pour masquer son émotion par des blagues, laisse échapper quelques larmes qui nous bouleversent. Il nous dit : «Je n'ai jamais vu un film aussi fidèle à ce que j'ai vécu.» Pour la première fois, nous commençons à comprendre. Qui de mieux que Tom Hanks pour prendre connaissance de son histoire ?
Sous son masque rieur, mon grand-père, «Daddy», est le modèle que l'on veut suivre, un homme tourné vers les autres avant de s'intéresser à lui-même. Comment serait la vie aujourd'hui si, ce jour-là de juin 1944, ses copains et lui n'avaient pas fait preuve d'un tel héroïsme et, pour nombre d'entre eux, sacrifié leur vie pour nous offrir notre liberté ?
Décrypter son histoire, c'est lire entre ses multiples plaisanteries : une armure de blagues qu'il s'est forgée afin de dédramatiser une réalité douloureuse, une épreuve qui le marquera à jamais. Alors que j'ai dépassé l'âge qu'il avait lorsqu'il s'est engagé dans l'armée américaine, je me demande si j'aurais eu le courage dont il a fait preuve pour surmonter sa peur. Lui, qui à 91 ans participe encore à des manifestations pour se lever contre les extrémismes de toutes sortes et pour défendre les causes auxquelles il croit. Il m'alerte fréquemment : «Ça peut recommencer. Soyons vigilants à tout instant. Les horreurs de la guerre ont été perpétrées par des gens instruits, qui ont été volontaires pour les commettre.»


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